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Appelé à témoigner dans une affaire de corruption, l'ancien ministre Bouchikian absent pour « raisons de santé »


Appelé à témoigner dans une affaire de corruption, l'ancien ministre Bouchikian absent pour « raisons de santé »

L'ex-ministre libanais de l'Industrie Georges Bouchikian. Photo ANI

L’ex-ministre libanais de l’Industrie Georges Bouchikian, accusé de corruption, devait se présenter devant le procureur général, Jamal Hajjar, mercredi midi, en qualité de « témoin ». M. Bouchikian ne s’est toutefois pas présenté à l’audience judiciaire comme prévu, s’excusant auprès de M. Hajjar et justifiant son absence « pour des raisons de santé », indique une source judiciaire à L'Orient-Le Jour

La source indique que M. Bouchikian devait être interrogé en tant que témoin, tout en rappelant qu’en tant que député, et étant donné que le Parlement est en session, il bénéficie de l’immunité parlementaire.

Toujours selon cette source, les renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI), sous la supervision du procureur Hajjar, avaient mené en matinée des perquisitions au domicile du directeur du bureau de l’ex-ministre ainsi qu’à celui de son garde du corps. Les domiciles d’autres fonctionnaires du ministère ont également été perquisitionnés. Un mandat d’amener a été émis contre trois des personnes perquisitionnées, qui sont actuellement interrogées par les renseignements des FSI. Des courtiers figurent également parmi les personnes mises en cause.

La justice tente à nouveau de notifier M. Bouchikian d’une convocation prévue pour lundi prochain, mais jusqu’à présent, il n’a pas pu être joint. Selon nos informations, son téléphone est éteint.

Georges Bouchikian, de même qu’Amine Salam, respectivement anciens ministres de l’Industrie et de l’Économie dans le dernier gouvernement de Nagib Mikati (10 septembre 2021 au 8 février 2025), sont soupçonnés de pratiques de pots-de-vin.

M. Bouchikian et son ministère sont accusés d'avoir demandé de l'argent à des industriels en échange d’octroi de licences leur permettant d’exercer leurs activités », selon des informations qui avaient été révélées dans un rapport publié en février dernier, et qui avait servi de base à une demande d’ouverture d’une information judiciaire devant le juge Hajjar, présentée par le journaliste d'investigation Riad Tawk. Ces mêmes informations médiatiques avaient également incité, début mars, le nouveau ministre de l’Industrie, Joe Issa el-Khoury, à demander à l’Inspection centrale (IC), présidée par le juge Georges Attié, de charger des équipes d’audit d’enquêter au sein du ministère en vue d’identifier les infractions et les employés qui y seraient impliqués. L’Inspection centrale a dans ce cadre interrogé plusieurs fonctionnaires du ministère de l’Industrie, selon une source proche de l’IC à L'Orient-Le Jour.

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Georges Bouchikian et Amine Salam sous enquête

Ces efforts interviennent dans le contexte de l’engagement du nouveau pouvoir politique à lutter contre la corruption.

Jeudi 19 juin, le premier juge d'instruction de Beyrouth, Bilal Halaoui, avait émis un mandat d'arrêt à l'encontre d'Amine Salam, après l'avoir interrogé en matinée dans l'affaire de corruption dans laquelle il est soupçonné d'être impliqué.

L’ex-ministre libanais de l’Industrie Georges Bouchikian, accusé de corruption, devait se présenter devant le procureur général, Jamal Hajjar, mercredi midi, en qualité de « témoin ». M. Bouchikian ne s’est toutefois pas présenté à l’audience judiciaire comme prévu, s’excusant auprès de M. Hajjar et justifiant son absence « pour des raisons de santé », indique une source judiciaire à L'Orient-Le Jour. La source indique que M. Bouchikian devait être interrogé en tant que témoin, tout en rappelant qu’en tant que député, et étant donné que le Parlement est en session, il bénéficie de l’immunité parlementaire.Toujours selon cette source, les renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI), sous la supervision du procureur Hajjar, avaient mené en matinée des perquisitions au domicile...