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Politique - Diplomatie

À Beyrouth, Le Drian exprime le soutien de Paris à la mission de la Finul

L’émissaire français a notamment insisté sur l’importance des réformes et du renforcement du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu.

À Beyrouth, Le Drian exprime le soutien de Paris à la mission de la Finul

L’envoyé spécial français Jean-Yves Le Drian (g.) et le Premier ministre libanais Nawaf Salam, au Grand Sérail, le 10 juin 2025. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour

L’envoyé spécial du président français, Jean-Yves Le Drian, est de retour à Beyrouth. Mardi, l’émissaire a entamé sa tournée avec les responsables libanais, s’entretenant avec le Premier ministre, Nawaf Salam, et le président du Parlement, Nabih Berry. Il s’est également entretenu avec le président de la République, Joseph Aoun, à son retour de Jordanie, en fin de soirée.

M. Le Drian a notamment évoqué le dossier des réformes, les attaques israéliennes et le mandat de la Force intérimaire des Nations unies, qui semble de plus en plus menacée. Avec M. Salam, le diplomate français a notamment discuté des « développements politiques et économiques actuels, des développements dans le Sud à la lumière des attaques israéliennes continues sur le Liban, ainsi que des relations bilatérales » franco-libanaises, selon un bref communiqué du Grand Sérail. M. Le Drian était accompagné de l’ambassadeur de France au Liban Hervé Magro. Selon nos informations, le diplomate a insisté sur l’importance pour le Liban d’aller de l’avant dans le dossier des réformes et de la restructuration du secteur bancaire, arguant qu’il s’agit d’une condition essentielle pour le déblocage de fonds pour la reconstruction des zones détruites par la guerre de l’automne dernier. Il a aussi souligné le soutien de la France à la mission de la Finul, à l’heure où des échos de presse font état d’une volonté américaine et israélienne de réduire les effectifs, voire de mettre fin à la mission des Casques bleus, à défaut de pouvoir muscler leurs prérogatives. Il a aussi déclaré que la France souhaitait renforcer le travail du comité de surveillance du cessez-le-feu (qui inclut le Liban, Israël, les États-Unis, la France et la Finul) afin de maintenir la stabilité au Liban-Sud.

« Chantier de la reconstruction »

À Aïn el-Tiné, l’envoyé français a évoqué « la situation au Liban et dans la région et des développements politiques et sur le terrain à la lumière de l’occupation continue par Israël de certaines parties du territoire libanais et de ses attaques et violations continues de l’accord de cessez-le-feu et de la résolution 1701, ainsi que de son refus de coopérer avec le comité chargé de la supervision de la mise en œuvre des modalités de la trêve ». La réunion a également abordé, selon un communiqué du bureau de presse à Aïn el-Tiné, le dossier de la reconstruction, les réformes et les négociations avec le Fonds monétaire international. M. Berry a souligné dans ce cadre « l’engagement du Parlement à mener à bien toutes les réformes législatives nécessaires », insistant sur « la nécessité de lancer le chantier de la reconstruction », tout en appréciant « les efforts de la France dans le cadre de la préparation de la conférence sur la reconstruction ». En ce qui concerne le renouvellement du mandat de la Finul, le président du Parlement a insisté sur « l’effort de la France pour soutenir le Liban dans sa lutte contre le complot qui se trame contre la force internationale pour lui porter atteinte, ainsi qu’au Liban et à son Sud ». Le vice-président du Parlement Élias Bou Saab a reçu Jean-Yves Le Drian, en présence du président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice Georges Adwan, pour discuter du travail parlementaire et des lois réformatrices adoptées ou en cours d’examen. L’émissaire français a insisté sur l’importance de la « dynamique actuelle au Parlement », soulignant que « le Liban bénéficie d’une opportunité unique pour restaurer sa cohésion interne et regagner la confiance internationale ». « Mais le Liban ne peut se permettre le luxe du temps, il faut accélérer l’adoption des réformes », a-t-il affirmé.

De son côté, M. Bou Saab a rappelé que Nabih Berry a demandé l’ouverture d’une session extraordinaire pour accélérer l’examen des projets de loi. Le Parlement attend notamment le projet de loi sur les « pertes financières », indispensable à toute restructuration bancaire, a-t-il également indiqué. Enfin, le vice-président du Parlement a appelé à « un soutien conjoint de la France et des États-Unis, en tant que deux pays garants du cessez-le-feu, pour faire pression sur Israël afin de garantir le respect de l’accord ». Le ministre des Finances Yassine Jaber a reçu à son tour dans son bureau Jean-Yves Le Drian et la délégation française. Il a souligné l’importance des réformes financières et bancaires ainsi que de la préservation de la stabilité sécuritaire, qu’il a qualifiée de « rempart protégeant les investissements indispensables à l’économie libanaise ». Il a également insisté sur le rôle crucial des pays garants du cessez-le-feu, appelant à une pression renforcée sur l’État hébreu en vue de garantir le respect de l’accord, condition sine qua non pour « la relance économique et à la création d’emplois ».

Jeudi dernier, le président du Comité d’amitié franco-libanais, le député Simon Abi Ramia, avait indiqué que M. Le Drian évoquerait également la question des armes au Liban, notamment celles du Hezbollah et dans les camps de réfugiés palestiniens, ainsi que la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Les préparatifs de la conférence des donateurs pour la reconstruction et le soutien à l’armée libanaise, que Paris souhaite organiser, seront également abordés. M. Le Drian, ancien ministre français des Affaires étrangères, avait été nommé « envoyé personnel pour le Liban » par M. Macron, le 7 juin 2023, pendant une période de vacance présidentielle. Ses tournées à Beyrouth, en tant que ministre puis envoyé, auprès des responsables libanais ont été marquées par des propos durs à l’égard de ces derniers, qu’il avait accusés en 2021 de « non-assistance à pays en danger », avant d’avertir, en octobre 2024, que le Liban était « en danger de mort ».

L’envoyé spécial du président français, Jean-Yves Le Drian, est de retour à Beyrouth. Mardi, l’émissaire a entamé sa tournée avec les responsables libanais, s’entretenant avec le Premier ministre, Nawaf Salam, et le président du Parlement, Nabih Berry. Il s’est également entretenu avec le président de la République, Joseph Aoun, à son retour de Jordanie, en fin de soirée.M. Le Drian a notamment évoqué le dossier des réformes, les attaques israéliennes et le mandat de la Force intérimaire des Nations unies, qui semble de plus en plus menacée. Avec M. Salam, le diplomate français a notamment discuté des « développements politiques et économiques actuels, des développements dans le Sud à la lumière des attaques israéliennes continues sur le Liban, ainsi que des relations bilatérales »...
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Qu’a accompli M. Le Drain comme mission depuis le temps qu’il fait des navettes entre Paris et Beyrouth à part des entretiens avec les saboteurs qui l’ont endormi en gagnant du temps pour mieux exécuter les ordres des mollahs en menant notre pays dans une guerre évitable que Paris ne cessait de la prédire sans pouvoir l’empêcher? Quelle pression Paris exerce -t-elle sur Berry? Où en sont les sanctions tant annoncées et jamais appliquées? Attendent ils une énième guerre finale pour nous dire aidez-nous à vous aider alors que rien ne transparaît de leur aide virtuelle qui peine à se concretis

Sissi zayyat

11 h 28, le 11 juin 2025

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  • Qu’a accompli M. Le Drain comme mission depuis le temps qu’il fait des navettes entre Paris et Beyrouth à part des entretiens avec les saboteurs qui l’ont endormi en gagnant du temps pour mieux exécuter les ordres des mollahs en menant notre pays dans une guerre évitable que Paris ne cessait de la prédire sans pouvoir l’empêcher? Quelle pression Paris exerce -t-elle sur Berry? Où en sont les sanctions tant annoncées et jamais appliquées? Attendent ils une énième guerre finale pour nous dire aidez-nous à vous aider alors que rien ne transparaît de leur aide virtuelle qui peine à se concretis

    Sissi zayyat

    11 h 28, le 11 juin 2025

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