Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Reconstruction

Énergie, éducation, santé et agriculture : l'UE annonce une aide de 175 millions d'euros à la Syrie

L'UE n'a pas encore désigné la Syrie comme un pays sûr pour les retours « parce que nous ne voulons pas pousser les gens à venir ici et (trouver) qu'ils n'ont pas de maison », affirme une commissaire européenne.

La commissaire européenne pour la Méditerranée, Dubravka Suica, à son arrivée au siège de la commission à Bruxelles, le 21 mai 2025. Photo Nicolas TUCAT / AFP

La commissaire européenne pour la Méditerranée Dubravka Suica a annoncé un paquet d'aide de 175 millions d'euros à la Syrie, en le qualifiant jeudi de « un clair message » de soutien de l'UE, dans un entretien à l'AFP à Damas. La responsable européenne a précisé que cette aide - proposée aux responsables syriens la veille lors d'entretiens - concernait notamment les secteurs de l'énergie, de l'éducation, de la santé et de l'agriculture.

Lire aussi

Après la levée des sanctions, le retour des réfugiés syriens est-il possible ?

« Je suis venue (..) avec un message clair : nous sommes ici pour assister et aider la Syrie à se rétablir », a déclaré la commissaire européenne à l'AFP. « Nous voulons que la reconstruction et la reprise soient dirigées et prises en charge par la Syrie », a-t-elle ajouté. Dubravka Suica, dont la visite est la première d'un commissaire européenne depuis la formation d'un gouvernement de transition fin mars, a rencontré mercredi le président intérimaire Ahmad el-Chareh. « Nous voulons voir la Syrie devenir un pays (..) normal et démocratique à l'avenir, » a-t-elle ajouté. « Nous voulons voir la Syrie unie et inclusive. C'est un processus. Cela se fera par étape ».

« Nouveau chapitre dans les relations UE-Syrie »

La Syrie est engagée dans une transition délicate depuis qu'une coalition islamiste a renversé il y a six mois le pouvoir de Bachar el-Assad, après une guerre civile de près de 14 ans. Le nouveau pouvoir, qui veut étendre son autorité sur l'ensemble du territoire national, est pressé par la communauté internationale de protéger les minorités, alors que des massacres visant la communauté alaouite ont fait des centaines de morts en mars.

L'Union européenne avait levé le 20 mai toutes les sanctions économiques qui avaient été mises en place sous le régime d'Assad.

L'édito de Issa GORAÏEB

La filière Barrack

« C'est un moment charnière, un nouveau chapitre dans les relations UE-Syrie, » a estimé la commissaire sur X, qualifiant sa rencontre avec le président intérimaire de « constructive ». Interrogée au sujet d'un éventuel retour au pays des millions de réfugiés syriens, dont une partie se trouve en Europe, elle a estimé que les retours devaient être « sûrs, volontaires et dignes ». L'UE n'a pas encore désigné la Syrie comme un pays sûr pour les retours « parce que nous ne voulons pas pousser les gens à venir ici et (trouver) qu'ils n'ont pas de maison », a-t-elle ajouté. « Nous ne pouvons pas déclarer une partie de la Syrie sûre et pas une autre », a ajouté la commissaire, en expliquant que désigner la Syrie comme un pays sûr nécessite « l'unanimité des 27 États membres européens ».

Selon elle, le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad el-Chaibani, va assister à une réunion ministérielle rassemblant une douzaine de pays méditerranéens le 23 juin à Bruxelles.

L'UE avait indiqué mercredi dans un communiqué qu'elle « poursuivait activement l'intégration de la Syrie dans plusieurs initiatives clés avec ses pays partenaires méditerranéens ».

À lire aussi

Pourquoi le Liban avance « moins vite » que la Syrie

La commissaire européenne pour la Méditerranée Dubravka Suica a annoncé un paquet d'aide de 175 millions d'euros à la Syrie, en le qualifiant jeudi de « un clair message » de soutien de l'UE, dans un entretien à l'AFP à Damas. La responsable européenne a précisé que cette aide - proposée aux responsables syriens la veille lors d'entretiens - concernait notamment les secteurs de l'énergie, de l'éducation, de la santé et de l'agriculture. Lire aussi Après la levée des sanctions, le retour des réfugiés syriens est-il possible ? « Je suis venue (..) avec un message clair : nous sommes ici pour assister et aider la Syrie à se rétablir », a déclaré la commissaire européenne à l'AFP. « Nous voulons que la reconstruction et la reprise soient dirigées et prises en charge par la Syrie », a-t-elle ajouté....
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut