Une vue de la grotte de Jeïta. Photo d'archives OLJ
Le retard dans la réouverture du site de la grotte de Jeïta, une merveille de la nature située dans le Kesrouan, est soulevée depuis quelques jours dans plusieurs médias libanais. Il apparaît cependant, selon une source du ministère du Tourisme (ministère de tutelle en ce qui concerne les grottes) à L’Orient-Le Jour, qu’une solution pour une ouverture temporaire durant l’été 2025 soit en cours d’examen, en attendant une plus durable pour la gestion de ce site. La solution temporaire devrait ainsi voir le jour d’ici la mi-juin.
Plus tard dans la soirée de mercredi, le ministère du Tourisme a publié un communiqué précisant que « la grotte de Jeïta sera rouverte bientôt ». « Le ministère annonce que son département des études juridiques a préparé un accord consensuel de gré à gré avec la municipalité de Jeïta basé sur les dispositions du cinquième paragraphe de l'article 46 de la loi sur les marchés publics. Cet accord vise à permettre à la municipalité de gérer et d'exploiter temporairement la grotte », poursuit le texte.
Cette grotte est l’un des sites touristiques les plus connus du Liban, mais elle est fermée depuis la mort du PDG de Mapas-Liban, Nabil Haddad, en novembre 2024, sans nomination d’un successeur. Le bureau libanais de la société allemande Mapas gérait la grotte depuis 1993. Malgré l’expiration d’un énième contrat de cette compagnie avec l’État libanais en 2022, celui-ci a été prolongé en raison de la difficulté de procéder à un appel d’offres durant la période de crise économique et financière qui secoue le pays depuis 2019. Or le décès du gérant a mis les autorités concernées devant l’obligation d’agir en vue de décider d’une nouvelle gestion.
L’ancien ministre du Travail Walid Nassar a donc nommé un comité d’experts en début d’année, afin de préparer un cahier des charges complet, dans l’optique d’un appel d’offres pour la gestion de la grotte. Ce comité est présidé par le ministre en exercice, Mohammad Haïdar, avec pour membres la cheffe du département d’études légales au ministère, Roula Nasr, trois experts de la société Dar el-Handasa, un employé de la municipalité de Jeïta, Joëlle Hajjar, consultante en affaires culturelles, Hala Younès, architecte urbaniste, Béchara Mouannès, architecte, et Nassib Ghobril, expert en finances. À cette palette d’experts s’est joint plus tardivement un représentant du Spéléo-Club du Liban, l’organisme qui est à l’origine de la découverte de la grotte inférieure et de plusieurs découvertes sur le site.
De multiples voix se sont élevées dans les médias récemment pour critiquer la lenteur du processus et la fermeture continue de la grotte. Selon la source du ministère précitée, plusieurs options pour une gestion temporaire du site durant l’été sont envisagées actuellement, mais il faut donner au ministère le temps d’en étudier le côté légal, administratif et exécutif. Il serait question d’impliquer le Spéléo-club du Liban en tant qu’organisme expert et classé d’utilité publique, et/ou les municipalités ou d’autres acteurs, mais rien n’est tranché, toujours selon cette source.
Répondant aux critiques concernant la lenteur du travail sur le cahier des charges, une source du comité, qui a préféré rester anonyme, assure que le travail va bon train mais que la tâche est compliquée par la vétusté et l’état déplorable des infrastructures dans et autour de la grotte. De nombreux recensements sur place sont donc nécessaires pour déterminer les critères devant être inclus dans le cahier des charges, poursuit cette source.



Je lis " l'ancien ministre du Travail Walid Nassar"? Vous vouliez dire ministre du Tourisme non? Puis " le ministre en exercice Mohamed Haidar" : prière de clarifier sa relation avec la grotte de Jeita.
10 h 50, le 06 juin 2025