L’ancien ministre et président du parti druze al-Tawhid, Wi’am Wahab. Photo tirée de son compte X
L’ancien ministre et président du parti druze al-Tawhid, Wi’am Wahab, a fait l’objet lundi d’une demande d’ouverture d’une information judiciaire déposée par un membre du Conseil supérieur chérié islamique, Kifah el-Qassar, pour « incitation à la dissension confessionnelle et mépris des symboles religieux ». Présentée par Nohad Salma, avocat de M. Qassar, et par son confrère Me Ra’fat Yehia, la requête dénonce notamment « des injures et des propos incitant (à la haine) contre un symbole de la pensée islamique sunnite, l’imam Ibn Taymiya », publiés sur les réseaux sociaux par M. Wahab.
Le chef du Tawhid avait posté, jeudi dernier, des commentaires contre ce théologien et uléma né au XIIIe siècle, à l’époque des Mamelouks. Ses commentaires s’inscrivent dans le sillage de tensions dues aux affrontements meurtriers ayant eu lieu, fin avril, près de Damas entre des druzes et des groupes alliés au pouvoir central syrien dominé par des islamistes sunnites. Les violences étaient survenues après l’échange, sur les réseaux sociaux, de messages blasphématoires à l’égard des sectes sunnite et druze.
Dans leur recours judiciaire, Mes Salma et Yehia ont repris les propos de M. Wahab : « Que la malédiction de Dieu soit sur Ibn Taymiya et sur ceux qui s’appuient sur lui pour attiser la discorde au sein de la nation aujourd’hui ! » avait ainsi écrit l’ancien ministre.
Mille fois « Il n’y a de Dieu que Dieu »
Dans une intervention télévisée diffusée il y a quelques jours, M. Wahab avait évoqué « les fatwas ayant historiquement déclaré les druzes mécréants », citant Ibn Taymiyya qui « avait dit qu’un druze ne devient pas musulman même s’il répète mille fois La Ilah illa Allah (il n’y a de Dieu que Dieu) ».
L’attitude de Wi’am Wahab a entraîné, vendredi dernier, un vif mouvement de contestation dans les rues de Tripoli, capitale du Liban-Nord à majorité sunnite, et provoqué également de fortes réactions sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué attribué à des cheikhs sunnites et véhiculé par des activistes de la même confession, Dar el-Fatwa (la plus haute autorité sunnite au Liban) et le mufti de la République, Abdellatif Deriane, ont été invités, dimanche, à exiger des « excuses publiques » et engager une action judiciaire contre M. Wahab, afin de « réfuter la diffamation contre l’uléma Ibn Taymiya, et l’atteinte à la dignité des sunnites et de leurs cheikhs, au Liban et dans le monde musulman ».
En réponse à ces réactions et au recours judiciaire engagé par le membre du Conseil supérieur chérié, le parti al-Tawhid a publié, lundi, un communiqué dans lequel il a dénoncé « une campagne orchestrée par certains courants salafistes extrémistes », affirmant qu’« Ibn Taymiya accusait des millions de personnes d’apostasie et appelait à leur exécution ». « Or l’islam véritable – celui que nous connaissons et dans lequel nous avons été éduqués, fondé sur la justice, la miséricorde et la tolérance – ne connaît pas le takfirisme (jihadisme), n’autorise pas les atteintes aux croyances d’autrui, ni les attaques contre leurs savants et leurs figures religieuses », ajoute le communiqué.
L’Orient-Le Jour n’a pas été en mesure de joindre M. Wahab pour un commentaire.



.Que de morts au nom des saintes écritures. Nous ne savons donc par lire. Perso, après les dix-huit années d'eau bénite et endoctrinnement de mon époque, j'ai décidé de me sevrer de l'opium du peuple. Nonobstant je suis un individu très respectable, impartial et grandement inoffensif. La Laïcité est une potion magique. By the way, je viens de lire un pop up - The Ahmad Al Assir Brigade appelle à renserver les nouveaux dirigeants du Liban et de les remplacer par un gouvernement musulman. En Arabie Saoudite aussi il y a des sursauts belliqueux masqués publiant des menaces prêts à en découdre
16 h 52, le 28 mai 2025