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Politique - municipales liban 2025

Ibrahim Zeidan élu président de la municipalité de Beyrouth

M. Zeidan est proche de Fouad Makhzoumi ; son second, Ragheb Haddad, des Forces libanaises.

Ibrahim Zeidan élu président de la municipalité de Beyrouth

Le siège de la municipalité de Beyrouth. Photo ANI

Fraîchement élu au Conseil municipal de Beyrouth le 18 mai dernier, Ibrahim Zeidan, a été également élu président du Conseil mardi, lors d'un vote organisé en présence du mohafez (gouverneur) de Beyrouth, Marwan Abboud, selon l’Agence nationale d'information (Ani). Ragheb Haddad a, lui, été élu vice-président du Conseil municipal. M. Zeidan est proche du député Fouad Makhzoumi, tandis que son second est aligné sur les Forces libanaises.

La fin de la parité au sein du conseil municipal

Face à une liste regroupant des candidats soutenus par une coalition de tous les grands partis politiques de la capitale, la liste « Beyrouth t’aime », appuyée par le député Nabil Badr, issu de la Jamaa Islamiya, proche des Frères musulmans – et probablement du Courant du Futur – a réussi à faire élire l’un de ses membres, Mahmoud Jamal, au conseil municipal de Beyrouth. Ce dernier avait remporté son siège au détriment d’Elie Andrea, ancien vice-président du conseil municipal, connu pour sa proximité avec le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Élias Audi. Cette percée sur la liste des partis, qui était répartie entre 12 candidats chrétiens et 12 musulmans, fait que le principe de parité islamo-chrétienne n’a pas été respecté au sein de la municipalité pour la première fois depuis 1998 : 13 des 24 conseillers municipaux élus sont musulmans (9 sunnites, 3 chiites et un druze), contre 11 chrétiens.

Selon les informations de L'Orient-Le Jour, Ragheb Haddad a été élu au poste de vice-président de la municipalité avec un score de 13 voix. Membre encarté au sein des FL, l'intéressé fait partie du conseil municipal de la capitale depuis neuf ans. Son élection est intervenue dans un contexte tendu marqué par la défaite d'Elie Andréa, proche du métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Elias Audi, dont le nom a été massivement rayé lors du scrutin du 18 mai, ce qui avait permis à Mahmoud Jamal (sunnite) d'opérer une percée. C'est donc la première fois que Mgr Audi n'est pas officiellement représenté au sein de la municipalité. Plusieurs observateurs rappellent toutefois que traditionnellement le mohafez de la capitale est proche du métropolite.

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« Nous sommes tous les enfants de Mgr Audi », a dans ce cadre affirmé à L'OLJ M. Haddad affirmant que son parti entretient une « bonne relation » avec l'archevêque grec-orthodoxe. « J'ai rendez-vous avec lui vendredi », dit-il. Il a fait savoir que la compétition pour la vice-présidence l'opposait à Teddy Bathiche (CPL, 41 454 voix lors des élections) et Alexandre Bridi (Kataëb, 39 352 voix). « Mais j'ai été élu vice-président, parce que j'avais enregistré le meilleur score parmi les candidats chrétiens gagnants (42 044 voix lors du scrutin du 18 mai), précise M. Haddad. Il a balayé d'un revers de la main les informations de presse portant sur une volonté des FL de mettre sciemment à l'écart Elie Andréa, dans la perspective de la bataille pour la vice-présidence du conseil municipal.

Les félicitations de Makhzoumi

Dans un message sur X, le député Fouad Makhzoumi a félicité MM. Zeidan et Haddad pour leur élection et souhaité qu'avec les autres membres du conseils ils forment « une équipe qui travaille nuit et jour pour la capitale et ses habitants ». « Je serai à leurs côtés », a-t-il ajouté.

Au niveau de la municipalité de Beyrouth, la structure de gouvernance locale est particulière : l’autorité du président de municipalité élu est subordonnée à celle d’un représentant de l’État affilié au ministère de l’Intérieur, le mohafez. Le pouvoir exécutif au sein de la municipalité est exercé par ce mohafez, tandis que le conseil municipal détient le pouvoir législatif. Le conseil est présidé par un président, qui ne peut mettre en œuvre les décisions du conseil sans l’approbation du gouverneur. De plus, l’ensemble de la capitale est représenté par un seul conseil municipal, alors qu'à l’inverse, pour les élections législatives, Beyrouth est divisée en deux circonscriptions.

Les élections municipales ont commencé le 4 mai et se sont déroulées durant les quatre week-ends du mois, le scrutin à Beyrouth étant organisé le 18 mai. La dernière échéance municipale remontait à 2016, et puisque les conseils municipaux ont un mandat de six ans, leur mandat aurait dû expirer en 2022. Le Liban n'avait alors pas pu organiser de nouvelles élections municipales, principalement en raison de la crise financière de 2019, de la double explosion au port de Beyrouth en 2020, et du chaos administratif habituel.

Fraîchement élu au Conseil municipal de Beyrouth le 18 mai dernier, Ibrahim Zeidan, a été également élu président du Conseil mardi, lors d'un vote organisé en présence du mohafez (gouverneur) de Beyrouth, Marwan Abboud, selon l’Agence nationale d'information (Ani). Ragheb Haddad a, lui, été élu vice-président du Conseil municipal. M. Zeidan est proche du député Fouad Makhzoumi, tandis que son second est aligné sur les Forces libanaises.La fin de la parité au sein du conseil municipal Face à une liste regroupant des candidats soutenus par une coalition de tous les grands partis politiques de la capitale, la liste « Beyrouth t’aime », appuyée par le député Nabil Badr, issu de la Jamaa Islamiya, proche des Frères musulmans – et probablement du Courant du Futur – a réussi à faire élire l’un de...
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