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Économie - Restructuration Bancaire Au Liban

Joseph Aoun à Souhaid : Vous portez la lourde responsabilité de rétablir la confiance dans les banques

En visite à la banque centrale, le président libanais appelle à un travail « en toute transparence, à l’abri des ingérences politiques ».

Joseph Aoun à Souhaid : Vous portez la lourde responsabilité de rétablir la confiance dans les banques

Le président libanais, Joseph Aoun (g.), et le gouverneur de la BDL, Karim Souhaid, devant des portraits de prédécesseurs de Souhaid, au siège de la banque centrale à Beyrouth, le 8 mai 2025. Photo X / @LBPresidency

Le président libanais, Joseph Aoun, s’est rendu jeudi matin au siège de la Banque du Liban (BDL) pour une rencontre avec le gouverneur de l’institution, Karim Souhaid, et ses vice-gouverneurs, affirmant que M. Souhaid a la « lourde responsabilité » de rétablir la confiance dans le système bancaire libanais.

Cette visite intervient alors que le gouverneur avait fortement critiqué en début de semaine, devant la commission parlementaire des Finances, le projet de loi de restructuration bancaire, approuvé par le gouvernement et transmis au Parlement. Karim Souhaid avait dénoncé un projet « anticonstitutionnel et qui porte atteinte au principe d’indépendance de la BDL ».

« Vous portez une lourde responsabilité de rétablir la confiance, tant interne qu’internationale, dans le système bancaire libanais et de protéger la monnaie nationale », a déclaré Joseph Aoun aux responsables de l'institution financière. « Un travail mené en toute transparence, à l’abri des ingérences politiques, contribuera à la relance économique », a-t-il ajouté selon le compte X de la présidence.

« Indépendance et intégrité » de la BDL

De son côté, Karim Souhaid a affirmé au chef de l'État, selon l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle) qu'il va « œuvrer à préserver l’indépendance de la Banque du Liban, son intégrité, et à la protéger de toute ingérence, quelle qu’en soit l’origine ». « Nous agirons conformément aux lois pour servir l’intérêt du Liban », a-t-il assuré.

Nommé le 27 mars dernier à la tête de la BDL en succession à Riad Salamé, M. Souhaid occupe désormais un poste-clé dans la mise en œuvre des réformes exigées par la communauté internationale, dans un pays toujours enlisé dans une crise économique inédite.

Fort du soutien de 17 ministres sur les 24 que compte le gouvernement de Nawaf Salam, le nouveau gouverneur bénéficie, depuis le début, de l’appui affirmé du chef de l’État. Ce dernier voit en lui le candidat le plus apte à accompagner le gouvernement dans l’élaboration de solutions viables, de faire avancer les réformes législatives attendues, à rétablir les droits des déposants et à poser les fondations d’une politique monétaire pérenne. Cette échéance avait constitué le premier bras de fer entre Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam avait en effet exprimé des réserves à l’encontre de Karim Souhaid qu’il jugeait trop proche des milieux bancaires au point de faire peser sur l’État – et donc sur le contribuable – l’essentiel du coût lié à la restitution des dépôts. 

Le président libanais, Joseph Aoun, s’est rendu jeudi matin au siège de la Banque du Liban (BDL) pour une rencontre avec le gouverneur de l’institution, Karim Souhaid, et ses vice-gouverneurs, affirmant que M. Souhaid a la « lourde responsabilité » de rétablir la confiance dans le système bancaire libanais.Cette visite intervient alors que le gouverneur avait fortement critiqué en début de semaine, devant la commission parlementaire des Finances, le projet de loi de restructuration bancaire, approuvé par le gouvernement et transmis au Parlement. Karim Souhaid avait dénoncé un projet « anticonstitutionnel et qui porte atteinte au principe d’indépendance de la BDL ».« Vous portez une lourde responsabilité de rétablir la confiance, tant interne qu’internationale, dans le système bancaire libanais et de protéger...
commentaires (4)

Rien de rassurant pour le moment.

Sam

02 h 12, le 09 mai 2025

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Commentaires (4)

  • Rien de rassurant pour le moment.

    Sam

    02 h 12, le 09 mai 2025

  • Evidemment qu'il faudra une justice d'abord mais pas une justice à la libanaise. Le problème c'est qu'une vrai justice au Liban, ce n'est pas pour demain. Peut-être quand les poules auront des dents !

    cury luc

    14 h 22, le 08 mai 2025

  • wow...il aurait fallu un président pour dire ca et palabrer encore?? Essayez ce truc simple,Mr Jospeh aoun : 1. rendez ,par échelonnements,tout l argent des déposants en LL, bien-sur a la valeur de la date ou ils ont déposé leur argent. 2..De méme pour les déposants en dollars.par échelonnements. 3. REPRENEZ tous les intérêts% grandioses et fictives qui ont été donné par certaines gdes banques a leur gros clients, entre 2017 et 2019 , sur leur dépôts en dollars!

    Marie Claude

    12 h 50, le 08 mai 2025

  • Desole M. le President. M. Souhaid, seul ou avec votre aide, ne pourra en aucun cas retablir la confiance avec les banques. Seule une justice impartiale, qui punira les mafieux corrompus de l'etat et leurs complices les crapules bancaires, poura retablir la confiance. Malheureusement, nous en sommes bien loin. Dans 6 ans, peut-etre ?

    Michel Trad

    11 h 49, le 08 mai 2025

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