Le vice-président du Conseil supérieur chiite (CSC), Cheikh Ali el-Khatib. Photo d'archives ANI.
Le vice-président du Conseil supérieur chiite (CSC), cheikh Ali el-Khatib, en visite en Iran, a estimé mardi que la question du désarmement du Hezbollah « nécessite un dialogue en vue d’une stratégie de défense qui protège le Liban ».
« Certains cherchent à présenter une partie des Libanais comme vaincue, et qu’il serait exigé de désarmer ce groupe sans condition », a souligné le cheikh Khatib dans une allusion aux détracteurs du Hezbollah, dont les Forces Libanaises (FL), lors d'une rencontre avec des dignitaires religieux dans la ville de Qom. « La question des armes nécessite un dialogue en vue d’une stratégie de défense qui protège le Liban et ses citoyens, c’est ce sur quoi insiste le président de la République libanaise (Joseph Aoun), et nous comptons sur cette position », a assuré cheikh Khatib.
Le Hezbollah sort très affaibli de sa guerre contre Israël de plus de treize mois, qui s'est achevée par un cessez-le-feu fragile le 27 novembre 2024, et a vu ses voies d'approvisionnement coupées, notamment après la chute du régime Assad le 8 décembre dernier. Le 1er mai, le président Joseph Aoun avait indiqué qu'il y a « deux options (pour le désarmement) : la force, et donc entrer dans une guerre civile que je n’accepterai pas, ou discuter avec le Hezbollah pour lui faire comprendre que c’est l’État qui le protège, et écarter ses préoccupations ».
Par ailleurs, le cheikh Ali el-Khatib a jugé « nécessaire de renforcer les relations entre les pays arabes et la République islamique d’Iran » face à Israël. « La situation dans la région est extrêmement dangereuse face à l’arrogance sioniste et au soutien occidental dont elle bénéficie », a déclaré le religieux, deux jours après que le cabinet israélien ait annoncé l'expansion de son offensive dans la bande de Gaza, prévoyant la « conquête » du territoire palestinien. Par ailleurs l'armée israélienne qui mène depuis quelques jours des frappes en Syrie, disant soutenir la communauté druze, continue de bombarder quotidiennement des positions au Liban-Sud. Elle a aussi visé mardi soir des infrastructures des houthis à Hodeida, dans le sud du Yémen, en réponse à un tir des rebelles sur l'aéroport Ben-Gourion.



"« La question des armes nécessite un dialogue en vue d’une stratégie de défense qui protège le Liban et ses citoyens,..." Oui! Une stratégie de défense basée sur l'expérience, oh combien réussie, acquise par le Hezb durant la campagne glorieuse du "soutien à Gaza", et qui a "protégé" le Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth d'une manière impeccable!
11 h 22, le 07 mai 2025