Le député du Hezbollah Ali Fayad. photo ANI
Ali Fayad, député du Hezbollah, a déclaré vendredi que son parti est « ouvert à tout processus de dialogue interne lancé par l’État libanais », notamment sur la question de ses armes qu'il n'a pas nommément mentionnée, remerciant l’État pour « sa compréhension quant à l’importance du dialogue ». M. Fayad s'exprimait lors d’une cérémonie organisée par le Hezbollah pour l’un de ses combattants tué dans une frappe israélienne, Hassan Ali Rimal, dans le quartier de Bir Hassan, dans la banlieue sud de Beyrouth.
« Le Hezbollah a constamment réaffirmé son engagement envers la résolution internationale 1701 et le cessez-le-feu, malgré les hostilités continues d’Israël et le fait qu'il continue d'occuper plusieurs positions frontalières », a affirmé le parlementaire, ajoutant que le parti est prêt à participer à tout « dialogue interne initié par l’État libanais pour régler les questions en suspens ». Les autorités libanaises discutent actuellement du désarmement du Hezbollah, un sujet qui a pris de l’ampleur après la guerre entre le Hezbollah et Israël, du 8 octobre 2023 au 27 novembre 2024. Le Hezbollah en est sorti très affaibli, avec la perte de nombreux dirigeants, de milliers de combattants et d’une grande partie de son arsenal de roquettes.
Calendrier clair, ultimatum... les parties divisées sur la marche à suivre
Dans le cadre de ces tractations, le Premier ministre Nawaf Salam a promis que cette question serait bientôt à l’ordre du jour du Conseil des ministres, mais les parties sont divisées sur la marche à suivre : les Forces libanaises et leurs alliés exigent un calendrier clair de désarmement, Samir Geagea fixant un ultimatum de « six mois », tandis que le Hezbollah prône le dialogue. Jeudi, le président Aoun avait salué la « flexibilité » du Hezbollah sur la remise de ses armes et sa volonté de coopérer selon un calendrier précis.
À cet égard, Ali Fayad a loué « la profonde compréhension de l’importance du dialogue pour préserver la stabilité interne » par les autorités, tout en critiquant les « positions et politiques américaines au service d’Israël » qui menacent le Liban, notamment après la visite de l’envoyée américaine au Moyen-Orient, Morgan Ortagus. « Presser l’armée libanaise pour désarmer le Hezbollah, comme ils le disent, assiéger financièrement le Liban, retenir l’aide, entraver la reconstruction, inventer des mensonges sur le rôle de ses ports – le dernier en date étant la mise en cause du port de Beyrouth pour le soumettre à la supervision sécuritaire américaine – et couvrir les assassinats perpétrés par l’ennemi israélien, tout cela constitue une menace directe pour la stabilité du Liban », a-t-il affirmé.
Mardi soir, la chaîne Al-Arabiya avait affirmé que des unités de la Force Qods des gardiens de la révolution iraniens envoyaient « armes, équipements et fonds » au Hezbollah via le port de Beyrouth, une accusation que le parti chiite a catégoriquement démentie et que le ministre des Transports, Fayez Rassamny, en charge du port, a estimé être « suspecte ».
« Ce qui est exaspérant, c’est que les positions de certaines entités politiques et médiatiques, ainsi que de personnalités au Liban, s’alignent sur ces thèses, dépassant les règles de la rivalité politique et du désaccord légitime pour atteindre un état d’hostilité ouverte », a-t-il accusé, visant notamment les Forces libanaises et leurs alliés.



Mais mon pauvre, il n’y a plus rien à discuter, nous avons épuisé toutes les méthodes douces de négociations. Ils se comportent tous comme s’ils avaient gagné la guerre. Mais non, vous l’avez bien perdu et il n’y a plus rien à nogocier à part le désarment de tous les mercenaires sur notre territoire. Fin de l’histoire
11 h 32, le 12 avril 2025