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Économie - Cessez-Le-Feu Au Liban

Beaucoup de Qataris et de Koweïtiens au Liban pendant la fête du Fitr, assure Pierre Achkar

Le président du syndicat des hôteliers fait état d’un « taux de remplissage allant de 70 à 80 % dans un petit nombre d'hôtels situés dans des zones sûres et au centre de Beyrouth ».

Beaucoup de Qataris et de Koweïtiens au Liban pendant la fête du Fitr, assure Pierre Achkar

Le bâtiment du Four Seasons à Beyrouth (à g.), le 3 mars 2025. Photo d'illustration Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour

Le président du syndicat des hôteliers Pierre Achkar a déclaré lundi que « l'afflux des Qataris et des Koweïtiens au Liban pendant les vacances de la fête du Fitr a été important », malgré la situation sécuritaire encore volatile comme l'ont illustré les récentes frappes israéliennes au Liban-Sud et dans la banlieue sud de Beyrouth.

Il a également indiqué que beaucoup de Libanais habitant dans le Golfe, en Afrique et dans certains pays d’Europe ont également été nombreux à venir au Liban pour des périodes plus ou moins longues. « Les vacances de la fête du Fitr sont longues, notamment dans les pays arabes, ce qui permet aux expatriés de rester au Liban plus longtemps », a-t-il ajouté.

Les Saoudiens se font attendre

Le nombre de touristes venus du Koweït et du Qatar reste moins important que celui des touristes irakiens, jordaniens, égyptiens et syriens. Ils étaient très peu nombreux à venir avant cette fête du Fitr, même si leur gouvernement ne leur interdisait pas de venir au Liban, contrairement aux Saoudiens ou aux Émiratis.

Pierre Achkar a exprimé dans son communiqué relayé par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle) l'espoir que « l’atmosphère positive créée par l'arrivée des Qataris et des Koweïtiens se traduise par la levée de l'interdiction de l'entrée des frères saoudiens et émiratis au Liban », estimant qu’elle aurait un grand impact positif sur le tourisme au Liban », notamment en raison de leur nombre et de leurs « liens » avec le Liban. 

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Il a cependant concédé auprès de L’Orient-Le Jour que cela n’arrivera que lorsque le pays du Cèdre « aura fait des progrès significatifs au niveau du désarmement du Hezbollah et de l’application de la résolution 1701 des Nations unies, comme le prévoit l’accord de trêve ». Cette résolution a été votée en 2006 par le Conseil de sécurité pour mettre fin à la précédente guerre entre le Hezbollah et Israël, mais n'a jamais été mise en œuvre.

Selon deux sources au sein d’agences de voyages au Liban – dont Raymond Wehbé, qui dirige We Reach the World –, une partie des visiteurs venus au Liban pour l’Aïd sont actuellement sur le départ, mais les récents événements sécuritaires n’ont pas entraîné d’annulations massives des réservations de vols à destination de Beyrouth pour les mois à venir. En revanche, une partie des touristes qui n’étaient pas encore arrivés au Liban au moment des frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth les 28 et 31 mars, les premières depuis le début de la trêve entre Israël et le Hezbollah appliquée depuis le 27 novembre 2024, ont annulé leur voyage.

Beyrouth principal bénéficiaire

L’afflux de touristes a majoritairement bénéficié aux hôtels de Beyrouth – ils sont 120 dont la moitié composée d’hôtels 4 et 5 étoiles, selon Pierre Achkar. Il rappelle que plusieurs grands hôtels de la capitale fermés à cause de la crise économique que le pays traverse depuis 2019 ou de la double explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020 n'ont pas encore rouvert, à l'image du Four Seasons ou du Grey.

En termes de chiffres, Pierre Achkar fait état d’un « taux de remplissage allant de 70 à 80 % dans un petit nombre d'hôtels situés dans des zones sûres et au centre de Beyrouth ». 

Dans les autres zones, cette moyenne oscille entre « 50 et 60 % ». Il indique ensuite que les taux de remplissage dans les hôtels « proches de la banlieue sud ou de l'autoroute de l'aéroport (des zones ou le Hezbollah est solidement implanté, et ont été lourdement bombardées pendant la guerre, NDLR) ont enregistré des taux de remplissage inférieurs ». Il n'existe pas de base de données permettant de croiser ces chiffres, qui ne concernent que les hôtels et non les logements mis en location par des particuliers – qui auraient également connu une hausse notable des taux d'occupation ces derniers jours –, selon une source du secteur bien implanté à Beyrouth. Le parc hôtelier libanais compte 40 000 chambres dans tout le pays, selon les données du syndicat.

Pierre Achkar a enfin estimé que le secteur hôtelier comme celui du tourisme en général ne pourra vraiment souffler que lorsque la situation sécuritaire se sera stabilisée de manière pérenne.

Le nombre de touristes étrangers en visite au Liban – qui inclut une majorité de Libanais binationaux voyageant avec leurs passeports étrangers — a totalisé 1 131 100 personnes en 2024, soit une baisse de 32,1 % par rapport à 2023, sur fond de guerre entre Israël et le Hezbollah. 

Le président du syndicat des hôteliers Pierre Achkar a déclaré lundi que « l'afflux des Qataris et des Koweïtiens au Liban pendant les vacances de la fête du Fitr a été important », malgré la situation sécuritaire encore volatile comme l'ont illustré les récentes frappes israéliennes au Liban-Sud et dans la banlieue sud de Beyrouth.Il a également indiqué que beaucoup de Libanais habitant dans le Golfe, en Afrique et dans certains pays d’Europe ont également été nombreux à venir au Liban pour des périodes plus ou moins longues. « Les vacances de la fête du Fitr sont longues, notamment dans les pays arabes, ce qui permet aux expatriés de rester au Liban plus longtemps », a-t-il ajouté.Les Saoudiens se font attendreLe nombre de touristes venus du Koweït et du Qatar reste moins important que celui des...
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