La Cour constitutionnelle de Corée du Sud a confirmé vendredi à l’unanimité la destitution du président Yoon Suk-yeol, quatre mois après sa tentative désastreuse d’imposer la loi martiale. Cette décision chasse immédiatement du pouvoir Yoon Suk-yeol, qui n’était jusqu’à présent que suspendu, et va entraîner une élection présidentielle anticipée sous 60 jours. Le chef de l’opposition Lee Jae-myung, qui en est le grand favori, a salué l’éviction du dirigeant conservateur en l’accusant d’avoir « menacé le peuple et la démocratie ». Dans un arrêt accablant lu en 23 minutes par son président Moon Hyung-bae et suivi en direct par des millions de téléspectateurs, la Cour a confirmé la motion de destitution votée par l’Assemblée nationale le 14 décembre. Elle a estimé que les actions de M. Yoon avaient « violé les principes fondamentaux de l’État de droit et de la gouvernance démocratique ». Le verdict était très attendu dans un pays ultrapolarisé, encore sidéré par le coup de force raté de M. Yoon en décembre et échauffé par des mois de tensions et de manifestations massives des deux camps. Le 19 janvier, des pro-Yoon radicaux avaient pris d’assaut un tribunal qui venait de prolonger sa détention. Et depuis le début de l’année, au moins deux partisans de M. Yoon se sont immolés par le feu pour protester contre son sort.
Source : AFP
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