Le président nouvellement élu de la République libanaise Joseph Aoun arrivant au Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth, le 9 janvier 2025. Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Dans un message adressé aux Libanais à l'occasion de la fête du Fitr, le président Joseph Aoun a affirmé samedi que sa détermination à mettre en oeuvre les réformes promises dans son discours d'investiture « ne faiblira pas ».
Monopole des armes aux mains de l'État, indépendance de la justice, politique de neutralité positive... la prestation de serment de Joseph Aoun, lors de son élection le 9 janvier, a été chaudement saluée au Liban et perçue comme une augure de renouveau après plusieurs années d'effondrement socio-économique et plus de treize mois de guerre entre Israël et le Hezbollah.
« Aujourd'hui, nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l'histoire de notre pays, après des décennies de violence, de guerres, de crises économiques et financières, et de décadence de l'entité étatique », a souligné M. Aoun. « À ceux qui pensent que notre détermination va faiblir, j'affirme qu'il n'y a pas de retour en arrière », a-t-il souligné, promettant de « réaliser ce que je me suis promis et ce que j'ai promis aux Libanais, en coordination avec le gouvernement, le Parlement et les forces de la société civile ».
Le président Aoun a également fait valoir sa « ferme conviction que ce qui distingue le Liban est l'adhésion aux valeurs d'unité, de solidarité et de dépassement de l'égoïsme et des intérêts personnels préconisées par les religions divines ». Il a estimé qu'« il n'y a pas de salut pour le Liban si nous ne vivons pas selon ces valeurs, qui sont le seul moyen, en plus de l'application des lois et de la justice, de lutter contre la corruption, mettre en oeuvre des réformes structurelles de nos institutions nationales et faire avancer le Liban au rythme du développement et de la modernité dans le monde ».
M. Aoun a enfin félicité les Libanais en général, et les musulmans en particulier, à l'occasion de la fête du Fitr.
De son côté, le président du Parlement Nabih Berry s'est excusé de ne pas avoir accepté de recevoir de félicitations à l'occasion du Fitr, « en raison de la situation au Liban et dans la région, due à l'agression continue d'Israël contre le Liban et son Sud, à sa violation persistante de l'accord de cessez-le-feu et des dispositions de la résolution 1701, et à la poursuite de sa guerre d'anéantissement du peuple palestinien dans la bande de Gaza et en Cisjordanie ». Il a également souhaité aux Libanais et aux musulmans, ainsi qu'aux peuples des nations arabes et islamiques, une bonne fête du Fitr.


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