Le Premier ministre Nawaf Salam prononçant son discours au Grand Sérail le 7 mars 2025, à la veille de la Journée internationale des droits des femmes. Photo diffusée sur le compte X du Grand Sérail
Le Premier ministre Nawaf Salam a prononcé un discours au cours d’une conférence donnée au Grand Sérail à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, qui est célébrée dans le monde entier le 8 mars. M. Salam a mis en avant le rôle « essentiel » des femmes dans l’effort de réhabilitation des institutions libanaises entrepris par son gouvernement formé le mois dernier. Ce discours a coïncidé avec la nomination par la présidence des membres de la Commission nationale pour la femme libanaise, une instance officielle créée par une loi de 1998, qui sera présidée par la Première dame Neemat Aoun.
« La réhabilitation des institutions est le projet ultime du gouvernement pour parvenir à la reprise économique et au développement durable (...) Le rôle des femmes dans la direction et l’orientation des institutions est essentiel à la réussite de ce projet », a-t-il déclaré.
La conférence était intitulée « Inclusive, Accountable and Responsive Institutions for Social Diversity », et a été organisée par UN Women en coopération avec l’Institut des Finances Basil Fuleihan. Plusieurs ministres et députés y ont assisté, rejoints par le coordinateur spécial adjoint de l’ONU, Imran Riza, et la présidente de l’Institut Basil Fuleihan, Lamia Moubayed-Bissat. Une foule d’ambassadeurs et de représentants d’organes de l’ONU et d’organisations internationales était également présente.
30e anniversaire de la déclaration de Pékin
La Journée internationale de la femme coïncide cette année avec le 30e anniversaire de la déclaration de Pékin, qui reste « le cadre le plus progressiste au monde pour la promotion des droits des femmes et de l’égalité des sexes », a également rappelé Nawaf Salam.
« La déclaration et le programme d’action de Pékin, adoptés à l’unanimité par 189 pays, forment un programme pour l’autonomisation des femmes, considéré comme le principal document de politique mondiale en matière d’égalité des sexes », selon la description qu’en fait l’ONU sur son site. Les deux documents prônent l’égalité entre les sexes dans les politiques économiques et la prise de décision afin de garantir aux femmes un accès égal aux opportunités économiques et aux biens de production, tels que la terre, ainsi qu’une répartition plus équitable du travail rémunéré et non rémunéré.
« Au cours des dernières décennies, le Liban a été confronté à des défis majeurs, qu’il s’agisse de crises politiques et économiques, de conditions sociales et sécuritaires difficiles ou de la guerre israélienne, qui ont tous eu un impact particulier sur les femmes et les filles. Nous sommes pleinement conscients que tout redressement et toute réforme réelle ne peuvent être menés à bien sans que les femmes ne soient des partenaires actives dans le processus de développement. Assurer leur pleine participation dans toutes les sphères politiques, économiques et sociales est essentiel pour un progrès durable », a encore déclaré M. Salam.
Le Premier ministre a aussi souligné que, bien que le Liban ait pris des mesures pour promouvoir l’égalité au cours des dernières années, il se classe toujours au 133e rang mondial et au huitième rang dans le monde arabe, selon l’indice de l’écart entre les hommes et les femmes, ce qui témoigne de l’ampleur des défis à relever. « La réalisation d’une véritable égalité entre les sexes ne concerne pas seulement l’égalité juridique entre les femmes et les hommes, mais aussi tous les domaines stratégiques qui contribuent aux objectifs de développement durable 2030, faisant de la question de l’égalité une condition préalable au renforcement de la démocratie et de la bonne gouvernance », a conclu le Premier ministre.
Les membres de la commission
Le bureau de presse de la présidence de la République a annoncé de son côté la publication en date du 6 mars du décret n° 55 nommant les membres de l’assemblée générale de la Commission nationale pour la femmes libanaise. Celle-ci intègre notamment la journaliste et diplomate Sahar Baassiri Salam, épouse du Premier ministre, en tant que vice-présidente, ainsi que l’avocate Ghada Hamdane, l’experte en gestion des risques Nathalie Zaarour, la diplomate Jeanne Mrad, l’avocate Lara Saadé, l’avocate Joumana Sleilati, May Makhzoumi, qui préside la Fondation Makhzoumi, et la dramaturge Zeina Daccache.
Sabine Saad Makari, Cynthia Asmar, Madonna Ayanian, Samarinda Nassar, Maryam Sfeir Mrad, Lamia Osseirane, Lina Comati, Katie Sarouphim, Abla Mehio el-Sebaï, Nazek el-Khatib, Roula Faouzi Jaafar, Chirine Abdel Raouf Katiche et Ruby Makarem complètent la liste des membres. Selon le décret, le mandat des membres de la commission est de trois ans.



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Une. J’ose à la fois. Personne ne sera oublié, mais procédions par priorité. Un vaste chantier attend notre nouveau gouvernement honorable, et les libanais ont su attendre des décennies pour parvenir à le voir enfin prendre du service. Il ne faut le noyer dans des problèmes certes d’importance, mais qui se verront traités une fois le pays sauvé des mains des usurpateurs qui l’ont sciemment détruit et espèrent voir sa population divisée pour reprendre du service.
11 h 37, le 08 mars 2025