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Société - Liban-Sud

Aïtaroun enterre des dizaines de victimes de la guerre entre le Hezbollah et Israël

Le retrait de l'armée israélienne de cette zone a permis l'organisation d'une cérémonie pour l'inhumation de 95 personnes.

Aïtaroun enterre des dizaines de victimes de la guerre entre le Hezbollah et Israël

Des cercueils de victimes de la guerre entre le Hezbollah et l'armée israélienne sur un camion au Liban-Sud, le 28 février 2025. Capture d'écran d'une vidéo obtenue par notre correspondant Mountasser Abdallah

Aïtaroun, dans le caza de Bint Jbeil, enterre vendredi des dizaines de ses habitants tués ou décédés pendant les 13 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël. La localité faisait partie des villages toujours occupés par l'armée israélienne, même après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre 2024. Le retrait de l'armée israélienne de cette zone a permis l'organisation d'une cérémonie pour l'inhumation de 95 personnes, selon les informations de notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. 

Les cercueils de tous les défunts ont été transportés à bord de quatre camions. Ils étaient enroulés dans des drapeaux du Hezbollah ou libanais. Le passage de ce convoi dans certains villages a été accueilli avec des jets de riz et de fleurs. Dans la matinée, des tirs de mitrailleuse ont été observés à la périphérie de Aïtaroun, sans toutefois faire de blessés.

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51 combattants du Hezbollah

Les corps des habitants de Aïtaroun tués pendant la guerre avaient été enterrés selon le principe de la « wadi'a », une inhumation temporaire, en raison de l'inaccessibilité du village. Selon une infographie publiée par le Hezbollah, sur les 95 personnes qui seront inhumées à 12h30, 51 sont morts au combat, 31 ont été tués par des frappes israéliennes, parmi lesquelles cinq enfants et 16 femmes, et 13 sont décédés de cause naturelle loin de leur village d'origine. 

Parmi les victimes des frappes, neuf ont perdu la vie lors du « massacre de Aïn Delb », près de Saïda, la frappe israélienne la plus meurtrière de la guerre, qui avait tué 71 personnes en septembre 2024. Vingt-trois autres ont péri dans le bombardement d'une maison où se trouvaient des déplacés du village de Aïto, près de Zghorta, le 14 octobre 2024. Huit autres ont été tués dans un tir sur le siège de la Défense civile du village, le 9 octobre. Enfin, deux ont été touchés par des balles de l'armée israélienne alors qu'ils tentaient de rentrer dans le village le 26 janvier dernier, à l'expiration initiale du délai d'application des modalités du cessez-le-feu. 

La formation chiite a publié un montage photo à l'effigie de 78 membres du parti originaires du Aïtaroun tués pendant la guerre, dont les funérailles se sont déroulés jeudi. « Cette route, nous la poursuivrons, même si nous venions à tous être tués », peut-on lire en bas du communiqué, en allusion à la « route de Jérusalem » mentionnée dans les hommages aux combattants du parti depuis le 8 octobre 2023.

Survols israéliens

Par ailleurs, selon nos correspondants, des avions de guerre et des drones israéliens ont survolé plusieurs régions du Liban-Sud, dont celles de Tyr et de Nabatiyé vendredi matin, alors que le Premier ministre Nawaf Salam est actuellement en tournée dans plusieurs casernes de l'armée libanaise au Liban-Sud.

L'aviation israélienne a également survolé à basse altitude la Békaa, notamment Baalbeck et le Hermel, au lendemain d'une frappe ayant fait au moins un mort et deux blessés dans la ville de Hermel, selon le ministère de la Santé.

Aïtaroun, dans le caza de Bint Jbeil, enterre vendredi des dizaines de ses habitants tués ou décédés pendant les 13 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël. La localité faisait partie des villages toujours occupés par l'armée israélienne, même après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre 2024. Le retrait de l'armée israélienne de cette zone a permis l'organisation d'une cérémonie pour l'inhumation de 95 personnes, selon les informations de notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. Les cercueils de tous les défunts ont été transportés à bord de quatre camions. Ils étaient enroulés dans des drapeaux du Hezbollah ou libanais. Le passage de ce convoi dans certains villages a été accueilli avec des jets de riz et de fleurs. Dans la matinée, des tirs de mitrailleuse ont été...
commentaires (3)

L’objectif n’est pas de mourir pour sa patrie. L’objectif est que l’ennemi meure pour sa patrie. On a vraiment tout à l’envers….

Mago1

18 h 53, le 01 mars 2025

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Commentaires (3)

  • L’objectif n’est pas de mourir pour sa patrie. L’objectif est que l’ennemi meure pour sa patrie. On a vraiment tout à l’envers….

    Mago1

    18 h 53, le 01 mars 2025

  • Nous ne voulons plus voir ce drapeau, caca d’oiseaux, flotté dans aucune de nos régions. Il serait émis que ces partisans se rendent compte qu’ils ont un pays et un drapeau qu’ils ont l’obligation de respecter et d’honorer à la place d’un chiffon qui leur a coûté leurs biens et la vie de nombre de leurs enfants qu’ils ont envoyé à la mort pour satisfaire leurs zaims qui s’inquiètent de leur sort comme de leur dernière chaussette trouée.

    Sissi zayyat

    11 h 31, le 01 mars 2025

  • Sur la route chimérique de Jérusalem qui a zéro importance pour le chiisme. Bref, chaire à canon

    Zampano

    14 h 41, le 28 février 2025

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