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Le président de la Chambre, Nabih Berry, a suspendu la séance, qui reprendra demain à 11 heures.
Le député Yassine Yassine (issue de la contestation) a accordé sa confiance au nouveau gouvernement et a profité de son allocution pour demander "une loi électorale moderne, prenant en compte le rôle de la femme dans la participation aux décisions politiques". "La loi électorale actuelle ne reflète pas les aspirations des Libanais", a-t-il déclaré. Il a également appelé le gouvernement à "élaborer un plan de sauvetage pour restituer les fonds des déposants".
La députée contestataire, Najat Saliba, a accordé sa confiance au gouvernement. "Nous n'hésiterons pas à le questionner et à demander des comptes à chaque occasion, a-t-elle toutefois souligné. Ce gouvernement a une chance rare de prouver qu'il est différent, et la confiance que nous lui accordons aujourd'hui n'est que le début d'un long parcours de surveillance et de responsabilité."
Taha Naji, député de Tripoli, a salué la déclaration ministérielle du gouvernement de Nawaf Salam, soulignant qu'elle "contient des messages positifs, notamment l'engagement de l'État à se tenir aux côtés des citoyens, à répondre aux attentes des Libanais, à ne privilégier aucune partie au détriment d'une autre, à respecter les critères de mérite et de compétence, et à renforcer la responsabilité et la transparence."
Il a accordé sa confiance au gouvernement en lui souhaitant le "succès".
"Nous avons décidé de ne pas retirer notre confiance au gouvernement et nous nous engageons à toujours soutenir la construction de l'État et des institutions", affirme Haïdar Nasser, député Tripoli devant ses collègues.
Le député, lui-même alaouite, a appelé à "mettre fin à l'injustice subie par la communauté alaouite à travers les nominations administratives". "La communauté alaouite demeure exclue du gouvernement et des postes de haut niveau, et ce gouvernement a poursuivi cette tendance", a-t-il ajouté.
"Le retrait de l'occupation israélienne est essentiel, et la notion de stratégie de sécurité nationale adoptée par le gouvernement dans sa déclaration ministérielle va au-delà de la stratégie de défense, car elle est plus globale”, affirme Abdel Rahman Bizri.
Dans sa version finale, la déclaration ministérielle a souligné que "la défense du Liban requiert la mise en place d’une stratégie de sécurité nationale sur le triple plan militaire, diplomatique et économique".
Après l'allocution de M. Frem, le député de Saïda, Abdel Rahman Bizri (indépendant), prend la parole et annonce qu'il accorde sa confiance au gouvernement. "Le nouveau gouvernement comprend de nombreux ministres dont les réalisations nous rendent fiers, et l'ambiance générale nous incite à agir positivement et à leur accorder notre confiance", a-t-il déclaré.
Le député Neemat Frem (Kesrouan) prend la parole après M. Aoun et annonce qu'il accorde sa confiance au gouvernement de Nawaf Salam.
"J'accorde ma confiance au gouvernement, car la déclaration ministérielle reflète les espoirs de réformes et de productivité, a-t-il dit. J'espère également que le gouvernement entreprendra la reconstruction des institutions."
"Je vais accorder ma confiance au gouvernement, mais le véritable défi est qu'il soit à la hauteur des attentes des citoyens", a déclaré le député Alain Aoun, insistant sur "la nécessité de profiter de la conjoncture actuelle pour effectuer les réformes, démanteler la corruption et éradiquer le népotisme". Il a également appelé le gouvernement à "détruire les 'émirats' existants au sein de l'État".
Le député Alain Aoun, ancien membre du Courant patriotique libre (CPL), prend la parole devant l’hémicycle.
M. Adwan a conclu son allocution en déclarant : "Nous soutiendrons sans le moindre doute le gouvernement afin qu’il mette en œuvre sa déclaration ministérielle et le discours d’investiture."
"L’élection du président Joseph Aoun a ravivé l’espoir des Libanais, et le peuple a ressenti un soulagement après son discours d’investiture, ainsi qu’avec la formation d’un gouvernement sans tiers de blocage", a déclaré M. Adwan. Il a également affirmé que "toute réforme passe par le démantèlement des armes illégales" et que "l’État doit exercer un contrôle total sur ses frontières et ses infrastructures, faute de quoi le redressement du pays sera retardé". Dans ce cadre, il a appelé le Premier ministre Nawaf Salam à établir "un calendrier pour la remise des armes et de toutes les infrastructures militaires à l’armée".
Reprise de la séance avec une première déclaration du député Georges Adwan (Forces libanaises).
- Le parti chiite a dans ce cadre réclamé une "position ferme" du gouvernement face à cette occupation et s'est dit prêt à "coopérer" avec l'équipe Salam.
- Les principaux remous observés dans l'hémicycle ont été liés au temps de parole réduit accordé à chaque député, étant donné que plus de 70 d'entre eux ont demandé à intervenir.
- Une altercation a également opposé Michel Moawad et Mohammad Raad. Alors que le premier avait critiqué le discours de son collègue, l'accusant de "cracher sur l'Etat" en voulant conserver ses armes, le chef du bloc du Hezbollah lui a rétorqué être prêt au dialogue mais "pas de cette manière relevant du spectacle".
La séance étant levée jusqu'à 18h, revenons rapidement sur les principaux points des quatre premières heures de débat :
- La première partie de cette séance parlementaire consacrée au vote de confiance au gouvernement de Nawaf Salam a été consacrée à des prises de parole de dix députés, notamment le chef du Hezbollah, Mohammad Raad, et celui du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil.
- La plupart des parlementaires ayant pris la parole ont évoqué la question de la stratégie de défense, les réformes financières nécessaires pour obtenir des réformes, et les conséquences de la guerre entre le Hezbollah et Israël, notamment le fait que l'armée israélienne ne s'est pas encore retirée totalement du Liban-Sud.
Le président du Parlement a levé la réunion jusqu'à 18h.
« Nawaf Salam n'a pas respecté l'accord préalable qu'il a passé avec moi la veille de sa nomination, surtout en ce qui concerne la création d'un gouvernement de technocrates désignés par les blocs parlementaires, ainsi que la répartition équitable des parts accordées aux chrétiens », a encore accusé Gebran Bassil. « Nous n'acceptons que quelqu'un fasse des désignations à notre place (...) ni l'injustice au niveau de la représentation des chrétiens. 50% des ministres chrétiens ont été choisi par des forces qui ne sont pas chrétiennes et le président de la République », a-t-il ajouté.
Gebran Bassil, député de Batroun et chef du Courant patriotique libre, a estimé que « le Hezbollah a commis une erreur stratégique lorsqu'il a ouvert le front de soutien à Gaza ». « Le Hezbollah a perdu la légitimité nationale lui permettant de combattre Israël tout seul, ce qui a fait que le terme de « résistance » a été retiré de la déclaration ministérielle », a-t-il dit.
Il a par ailleurs abordé le dossier des migrants et réfugiés syriens, un de ses sujets de prédilection. « Nous avons présenté six propositions de loi pour l'expulsion des déplacés », a-t-il rappelé, tout en appelant à leur « retour immédiat » en Syrie. Il a par ailleurs appelé à aborder la question des armes dans les camps palestiniens. « Nous sommes complètement d'accord avec ce qui a été dit dans la déclaration ministérielle sur la résolution 1701, la libération de toutes les terres (occupées par Israël), le monopole des armes, les décisions relatives à la guerre et à la paix et la stratégie de défense », a indiqué M. Bassil.
Gebran Bassil et le CPL n'accorderont pas leur confiance au gouvernement Salam, qui "ne la mérite pas". M. Bassil a reproché à Nawaf Salam les choix effectués lors de la formation du gouvernement, dont le CPL a été exclu.
Le député de Beyrouth Fouad Makhzoumi a etimé que la déclaration ministérielle, « bien qu'elle ne comporte pas le terme « résistance », laisse « ouverte » la question des armes ». « Le texte précise que le Liban a le droit de défense et non l'Etat libanais », a-t-il dit. Il a par ailleurs accordé sa confiance au cabinet, tout en signalant une série de « manquements » au niveau de la déclaration ministérielle concernant des dossiers économiques et financiers.
Michel Daher, député de Zahlé, s'est dit « heureux de l'arrivée de Joseph Aoun et Nawaf Salam » au pouvoir et a accordé sa confiance au cabinet. Il a dénoncé une « corruption endémique » et appelé à trouver une solution pour rendre les « 86 milliards de dollars des déposants ». Il a par ailleurs appelé à annuler le secret bancaire au Liban et à donner des prérogatives exceptionnelles au gouvernement pour mettre en place des réformes financières.
Répondant aux propos de Michel Moawad, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a appelé le député zghortiote « à faire preuve d'humilité ». « Nous sommes prêts au dialogue, mais pas de cette manière relevant du spectacle », a-t-il dit.
Alors que son collègue, Jamil el-Sayyed, avait réclamé plus de temps de parole devant le Parlement évoquant s'exprimer également au nom de deux autres députés, Michel el-Murr et Jean Talouzian, ce dernier a démenti que M. Sayyed ait parlé en son nom. Dans un court communiqué, il a souligné "n'avoir mandaté personne pour parler en mon nom". Jamil Sayyed "ne me représente absolument pas", a-t-il ajouté.
Le député Michel el-Murr a publié un communiqué similaire, dans lequel il affaire n'avoir "mandaté personne" pour parler en son nom.
Photo Hassan Ibrahim / Parlement libanais
Le député de Zghorta Michel Moawad a également accordé sa confiance au cabinet tout en tendant la main au Hezbollah « pour bâtir un Etat et une nation pour tous les Libanais ». Dans un discours dans lequel il s'est directement adressé au chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, M. Moawad a dit « refuser un Etat soumis aux armes et au chantage confessionnel ».
« Je ne comprends pas que le Hezbollah veuille que l'armée libanaise se déploie au sud du Litani, tout en parlementant pour garder ses armes au nord du Litani (...) On ne peut pas continuer de cette manière, on ne peut pas vouloir l'Etat et en même temps lui cracher dessus », a déclaré le député, tout en appelant le parti chiite à « revenir dans le giron de l'Etat, sinon nous risquons de détruire le pays à nouveau ».
Photo Hassan Ibrahim / Parlement libanais
La députée de Bécharré Sethrida Geagea a annoncé que les Forces libanaises accorderont leur confiance au gouvernement, surtout en l'absence de tiers de blocage et parce que le cabinet est « techno-politique ». « Le discours d'investiture (du président) et la déclaration ministérielle représentent les aspirations des FL », a déclaré Mme Geagea.
Elle a appelé à ce que « les décisions relatives à la guerre et la paix soient prises par le gouvernement, à travers l'application des résolutions 1559 et 1701 » du Conseil de sécurité de l'ONU. La députée a également demandé que justice soit faite dans le dossier de la double explosion du port de Beyrouth.
Prenant la parole, le député de Baalbeck-Hermel Jamil Sayyed a dénoncé les violations israéliennes du cessez-le-feu qui "détruisent le moral de l'armée" libanaise. Le nouveau gouvernement doit "préserver les droits et l'unité du Liban et s'attaquer aux violations de l'accord de cessez-le-feu", a déclaré M. Sayyed. Il a par ailleurs critiqué la manière dont Israël a interprété le cessez-le-feu, "considérant qu'il peut mener des attaques préventives au Liban, ce qui est humiliant pour la Finul et l'armée libanaise", a-t-il ajouté.
Il a en outre critiqué le fait que la déclaration ministérielle ne contient pas de "plans clairs" pour mettre en oeuvre les réformes pour lesquelles elle s'engage.
Le député Hadi Abou el-Hosn (bloc du Parti socialiste progressiste) a indiqué que sa formation accordera sa confiance au gouvernement. Il a salué la déclaration ministérielle « qui se retrouve avec nos aspirations nationales et de réforme que nous avions annoncées en tant que parti et bloc parlementaire ». « Nous saluons ( ...) ce qui a été dit à Baabda sur l'application de la 1701 », a-t-il dit.
Le député s'est par ailleurs aligné sur les propos de Nawaf Salam concernant le maintien du cessez-le-feu et le monopole des armes aux mains de l'Etat. M. Abou el-Hosn a appelé à des efforts diplomatiques pour obliger Israël à se retirer complètement du Liban-Sud et à travailler à une refonte du secteur financier et économique du pays. « Nous appelons au dialogue entre le Liban et la Syrie, à renforcer la sécurité des points de passage entre les deux pays et à un plan pour le retour des déplacés », a-t-il ajouté.
« Nous allons dépasser tout ce qui a été dit sur la formation du gouvernement et nous allons coopérer avec le cabinet », a déclaré Mohammad Raad, qui a appelé à ne pas retarder l'organisation des prochaines législatives, prévues au printemps 2026. Il a par ailleurs assuré que sa formation veut coopérer pour préserver le pays.
« La résistance est en train de se rétablir rapidement, sauf en ce qui concerne la douleur du martyre du sayed Nasrallah », a ajouté M. Raad. Il a appelé à « une prise de position ferme » de la part des autorités face au « refus de l'occupant (israélien) de se retirer complètement » des régions qu'il continue d'occuper au Liban-Sud.
Photo Hassan Ibrahim / Parlement libanais
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, visiblement très remonté au début de son discours a estimé que « la dernière guerre contre le Liban était une agression bien étudiée ». « L'ennemi a décidé (d'entamer cette guerre) après avoir bénéficié d'un soutien américain jamais vu qui lui a donné l'occasion d'essayer de se débarrasser du Hezbollah », a-t-il dit. Il a par ailleurs appelé les autorités libanaises à autoriser à nouveau l'atterrissage des avions iraniens à Beyrouth.
(NB : c'est le Hezbollah qui a ouvert le front du Liban-Sud le 8 octobre 2023, au lendemain de l'attaque du Hamas en Israël et du début de l'offensive israélienne sur Gaza)
« Pour la première fois, nous avons un gouvernement dirigé par un homme qui n'a jamais pris part aux transactions (opérées par la classe politique ) », a déclaré la députée de Beyrouth Paula Yaacoubian, qui a accordé sa confiance au cabinet. Elle a appelé à la restructuration du secteur bancaire, à un accord avec le Fonds monétaire international et à la préservation les droits des déposants. Elle s'est par ailleurs demandé « d'où viendra l'argent pour la reconstruction », tout en rappelant que le coût est estimé entre 8 et 12 milliards de dollars. Elle a appelé à retirer les armes illégales. « Le Liban est fatigué de faire la guerre des autres », a-t-elle dit.
Le député Elias Bou Saab. Photo Hassan Ibrahim / Parlement libanais
Dans son discours, le député Elias Bou Saab (qui n'est désormais plus associé au Courant patriotique libre) a appelé à amender la loi électorale actuelle. Il a par ailleurs appelé à un dialogue national autour de la question de la défense et du monopole des armes par l'Etat. Il a également abordé la reconstruction après les destructions opérées par Israël et appelé l'Etat à assumer ses responsabilités dans ce domaine.
M. Bou Saab a affirmé qu'il allait accorder sa confiance au gouvernement.
Après la fin de la lecture, par Nawaf Salam, de la déclaration ministérielle, Nabih Berry a annoncé que plus de 70 députés veulent prendre la parole. Il a annoncé que les temps de parole de chacun seraient raccourcis, pour permettre à tout le monde de s'exprimer, ce qui a provoqué de la confusion parmi les députés.
Salam : L'Etat doit améliorer le secteur des télécommunications et appliquer les lois concernant les biens-fonds maritimes et fluviaux. Nous allons également reprendre le forage du pétrole et du gaz.
Nawaf Salam : Nous rejetons l'implantation des Palestiniens au Liban et soutenons leur droit au retour dans leurs terres, ainsi que le droit de l'Etat libanais d'exercer sa souveraineté partout, y compris dans les camps palestiniens.
Nawaf Salam : Il faut éloigner le Liban des conflits et faire attention à ce qu'il ne soit pas utilisé comme plateforme pour s'en prendre aux pays arabes et mener des discussions sérieuses avec la Syrie, notamment en ce qui concerne la frontière entre les deux pays et le dossier des déplacés syriens.
Nawaf Salam : Nous voulons renforcer le secteur hospitalier au Liban et garantir l'approvisionnement en médicaments, notamment pour les maladies chroniques. Le gouvernement va travailler au développement d'une couverture de santé pour tous, et des réformes au sein de la Caisse nationale de sécurité sociale.
Nawaf Salam : Le gouvernement compte organiser les élections municipales et législatives aux dates fixées.
Nawaf Salam : « Le gouvernement va informatiser le travail des tribunaux, réformer les prisons et travailler à appliquer la loi sur les disparus. Nous allons également suivre l'affaire de la disparition de l'imam Moussa Sadr et celles des prisonniers libanais dans les prisons israéliennes », a déclaré le chef du gouvernement.
Nawaf Salam : Le gouvernement veut relancer l'aéroport René Moawad de Qleyaat et développer l'Aéroport international de Beyrouth ainsi que les ports du pays.
Nawaf Salam : « Le gouvernement va discuter d'un nouveau programme avec la Banque mondiale, pour restaurer le commerce et le secteur bancaire (...) un plan sera mis en place pour préserver les droits des déposants et nous nous engageons à combattre la contrebande ».
Nawaf Salam devant le Parlement libanais. Photo Hassan Ibrahim / Parlement
Nawaf Salam, lors de sa lecture de la déclaration ministérielle : L'Etat doit assurer la justice à tout le monde. La justice doit avoir la confiance des Libanais et du monde. Il faudra renforcer l'indépendance de la justice, pour l'immuniser contre les ingérences et les pressions, et il ne faut pas entraver le travail des enquêteurs notamment dans l'affaire des explosions du port et la crise du secteur bancaire.
Nawaf Salam lit la déclaration ministérielle : Le gouvernement prendra les mesures nécessaires pour libérer le territoire libanais de l'occupation israélienne et renforcera la souveraineté de l'Etat en permettant à l'armée de se déployer dans les régions libanaises frontalières. L'Etat sera le seul détenteur des armes et celui qui prend les décisions relatives à la paix et à la guerre. Le pays a besoin d'une stratégie de défense nationale et le gouvernement doit aider les forces armées légitimes en augmentant leur nombre et en renforçant leurs capacités, a-t-il ajouté.
Salam lit la déclaration ministérielle : « Les premiers buts du gouvernement sont de rétablir un Etat de droit, la réforme des institutions et la mise en place de la souveraineté (...) ainsi qu'un Etat qui prend en charge la sécurité du pays et qui repousse les agresseurs (...) Le gouvernement s'engage à respecter la 1701 de manière complète ».
Le président du Parlement, Nabih Berry, a ouvert la séance peu après 11h. Après lecture des décrets de formation du gouvernement, Nawaf Salam a commencé sa lecture de la déclaration ministérielle devant les députés.
Pour obtenir la confiance, le gouvernement doit obtenir la majorité des votes des députés présents, ce qui lui semble acquis.
À peine une semaine après sa formation, le cabinet Salam a approuvé, le 17 février, sa déclaration ministérielle qui, pour la première fois depuis les accords de Taëf (1989) ne contient aucune mention à la "résistance", qui sert au Hezbollah à justifier ses armes pour lutter contre Israël. Dans son texte, le nouveau cabinet a affirmé que l'État devrait détenir le monopole d'armes dans le pays et a promis de libérer « tout le territoire », en plein débat sur le désarmement du Hezbollah.
Retrouvez ici plus d'informations sur la déclaration ministérielle, dans cet article de Yara Abi Akl.
Le gouvernement de Nawaf Salam a été formé le 8 février 2025. Il est formé de 24 membres et rassemble des personnalités issues de nombreuses composantes du spectre politique, allant des Forces Libanaises (FL) au tandem chiite Amal-Hezbollah, assorties d'anciennes figures de précédents gouvernements et quelques indépendants.
Retrouvez ici notre repère sur les ministres du gouvernement Salam.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de la séance parlementaire consacrée au vote de la confiance au gouvernement de Nawaf Salam.
Cette première journée de la séance sera consacrée à des prises de position des députés, avant de passer au vote demain mercredi.
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Bravo à Mr Nehmet Frem pour la suggestion de l’ouverture de la voie maritime Jounieh- Larnaca rapidement. C’est primordial et judicieux.
19 h 12, le 25 février 2025