Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, à Meerab en 2022. Joseph Eid/Photo d'archives AFP
Les Forces libanaises ont annoncé avoir demandé l'ouverture d'une information judiciaire sur le groupuscule se faisant appeler « Soldats du Seigneur », les accusant de « crimes graves menaçant la sécurité » au Liban.
Les Soldats du Seigneur (Jnoud el-Rab, en arabe), principalement basés à Achrafieh, à Beyrouth, sont accusés d'avoir été mêlés à une rixe, début décembre, à Karm el-Zeitoun, au cours de laquelle Roland Murr, chef du bureau des FL dans ce quartier, avait été tué par balles. Un meurtre qui avait causé une vive émotion dans les rangs des FL, poussant le chef de ce parti, Samir Geagea, à réclamer implicitement la dissolution du groupe à l'ex-ministre de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui.
Dans un communiqué publié jeudi, les FL ont annoncé avoir demandé l'ouverture d'une information judiciaire contre les « Soldats du Seigneur » et leurs membres. Le texte de la demande évoque des accusations de « création d'une société secrète, « création d'une association de malfaiteurs », « incitation aux conflits sectaires, « meurtre », « émeute », « atteinte à la propriété intellectuelle » et « possession d'armes et de munitions sans licence ».
« Couverture religieuse »
Les Forces libanaises ont encore accusé ce groupe d'utiliser « une couverture religieuse pour atteindre des objectifs illégaux », appelant la justice à agir de manière à « mettre fin à leurs activités criminelles » et à leurs menaces vis-à-vis de « la paix civile et l'ordre public ».
Les « Soldats du Seigneur », considérés comme un groupuscule chrétien extrémiste, ont notamment fait parler d'eux ces dernières années pour leurs attaques répétées contre des événements de la communauté LGBT. Leur blason représente des ailes de Saint Michel Archange et un bouclier orné de la croix du Christ au-dessus d'une Bible.
Après le meurtre de Roland Murr, Samir Geagea avait demandé aux autorités « de traiter le cas de ce groupe hors-la-loi et de mettre un terme à ce phénomène qui a déjà causé des remous dans les quartiers pacifiques de la ville ».
En 2022, les Forces de sécurité intérieure (FSI) avaient démenti des rumeurs concernant une coopération avec le groupe radical, ajoutant que les membres de ce dernier étaient « suivis et traqués » par leurs agents.


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Ces gens là se croyaient hors d’atteinte tant que les vendus les protéger pour leur faciliter la tache de semer le chaos dans nos régions. Nous faisons confiance aux services de renseignements de notre pays et à notre armée, qui doivent connaitre jusqu’à leur pointure et la couleur de leurs urines, et se feraient un plaisir à les dénicher un par un jusqu’au dernier afin qu’ils moisissent en prison. Les soldats de Dieu nous rappellent d’autres qui se substituent à ce même dieu pour commettre les pires atrocités.
13 h 28, le 21 février 2025