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Nos lecteurs ont la parole

Avec le duo Joseph Aoun et Nawaf Salam au pouvoir, tout est de nouveau possible au Liban

Comme l’a si bien écrit Fifi Abou Dib dans L’OLJ le jeudi 16 janvier, l’espoir au Liban est de nouveau permis.

Avec le vent nouveau qui souffle sur le pays, la peur d’être reconnu devrait disparaître chez les personnes interrogées dans les médias. Les hommes politiques et les diplomates, c’est compréhensif, peuvent et parfois doivent garder l’anonymat.

Mais pour toutes les autres personnes, ça ne l’est pas.

Que peut craindre une personne qui n’est ni politique ni diplomate à dire son nom ? Toutes ces dernières années, la peur, voire la terreur avaient ses raisons. Après tout, Wafic Safa s’est permis d’aller au Palais de justice et de menacer le juge Bitar afin qu’il arrête son investigation sur l’apocalypse du port de Beyrouth. Mais ce temps où le Hezbollah dirigeait le pays et terrorisait les citoyens est révolu.

Non seulement Joseph Aoun a été élu président de la République et Nawaf Salam désigné Premier ministre, mais la dictature syrienne, qui a écrasé de ses bottes les peuples syrien et libanais, a été déboulonnée. La tristement célèbre prison de Saydnaya, qui compte environ 100 000 prisonniers torturés et dissous dans l’acide, n’est plus.

Et le nouveau régime syrien a fermé les points de passage illégaux à la frontière syro-libanaise. Ce qui veut dire qu’il n’y aura plus d’armes, d’argent et de contrebande qui parviendront au Hezbollah. En plus, les fouilles systématiques à l’aéroport de Beyrouth des avions iraniens, voire de « la valise diplomatique » des soi-disant diplomates, va étouffer tout approvisionnement destiné au Hezbollah. La guerre avec Israël ayant détruit ses bases, assassiné ses chefs à l’instar de Hassan Nasrallah, a réduit ses capacités de nuisance. Il est question avec le nouveau pouvoir qu’il rende ses armes et intègre l’armée libanaise, comme l’a bien annoncé le président de la République Joseph Aoun dans son discours d’investiture : « Le monopole des armes sera désormais aux mains de l’État. »

Les mains tendues par le Premier ministre Nawaf Salam permettront au Hezbollah de devenir un parti comme les autres et d’intégrer enfin la République des institutions. Car nul ne veut détruire le Hezb. Au contraire, la République lui ouvre ses bras.

Quant à Nabih Berry et le mouvement Amal, leurs places sont déjà au sein de l’État.

L’espoir est de nouveau permis au Liban. La guerre civile a 50 ans et ses désastres continuent de miner, par la haine, des générations de Libanais. Aucun deuil n’a été fait et la fameuse loi d’amnistie est restée lettre morte. Ma profession de psychanalyste, depuis 50 ans, ne cesse de me l’apprendre.

Il reste au Premier ministre de mettre en marche une variante de la fameuse commission « Vérité et Pardon » initiée en Afrique du Sud par Nelson Mandela et Desmond Tutu, et appliquée par beaucoup de pays comme le Canada, le Chili, le Guatemala, l’Équateur, le Kenya, les Philippines, le Rwanda, le Ghana, le Maroc, le Liberia, le Maroc, la Sierra Leone et la Corée du Sud.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Comme l’a si bien écrit Fifi Abou Dib dans L’OLJ le jeudi 16 janvier, l’espoir au Liban est de nouveau permis. Avec le vent nouveau qui souffle sur le pays, la peur d’être reconnu devrait disparaître chez les personnes interrogées dans les médias. Les hommes politiques et les diplomates, c’est compréhensif, peuvent et parfois doivent garder l’anonymat. Mais pour toutes les autres personnes, ça ne l’est pas. Que peut craindre une personne qui n’est ni politique ni diplomate à dire son nom ? Toutes ces dernières années, la peur, voire la terreur avaient ses raisons. Après tout, Wafic Safa s’est permis d’aller au Palais de justice et de menacer le juge Bitar afin qu’il arrête son investigation sur l’apocalypse du port de Beyrouth. Mais ce temps où le Hezbollah dirigeait le pays et terrorisait les...
commentaires (1)

La république ouvre les bras au Hezb? Les miens m'en tombent

M.E

01 h 35, le 03 février 2025

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Commentaires (1)

  • La république ouvre les bras au Hezb? Les miens m'en tombent

    M.E

    01 h 35, le 03 février 2025

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