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Économie - Santé

La CNSS rompt ses contrats avec cinq hôpitaux qu'elle accuse de ne pas respecter ses tarifs

L’hôpital Beirut Eye & ENT, l'hôpital al-Arz, le Centre médical du Kesrouan, l'Hôtel-Dieu de France et l'hôpital al-Irfane sont récusés à partir de mercredi.

La CNSS rompt ses contrats avec cinq hôpitaux qu'elle accuse de ne pas respecter ses tarifs

La façade de la Caisse nationale de sécurité sociale, à Beyrouth, en septembre 2023. Photo Mohammad Yassine

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a annoncé mercredi la rupture de ses contrats avec cinq hôpitaux qu'elle accuse de ne pas se conformer aux tarifs des opérations chirurgicales, tels que mis en place par la CNSS, et de « chercher à appauvrir ce qui reste des salariés libanais en imposant des tarifs élevés et absurdes ». Ainsi, les accords avec l'hôpital Beirut Eye & ENT, l'hôpital al-Arz, le Centre médical du Kesrouan, l'Hôtel-Dieu de France et l'hôpital al-Irfane sont récusés à partir de mercredi. La CNSS a par ailleurs indiqué que ces mesures n'incluaient pas les patients ayant besoin de dialyses, de chimiothérapie et de radiothérapie.

La CNSS a en outre menacé de mettre un terme à ses accords avec seize autres établissements pour les mêmes raisons, à savoir l'hôpital de l'Université américaine, l'hôpital Rizk, l'hôpital Libanais-Geitaoui, l'hôpital St Georges, l'hôpital al-Zahraa, l'hôpital du Mont-Liban, l'hôpital Saint-Charles, l'hôpital Maounat, l'hôpital de Bhannes, le Centre médical de Bellevue, l'hôpital Notre-Dame-du-Liban, l'hôpital Notre-Dame Maritime, le Centre médical al-Youssef, l'hôpital Habtour, l'hôpital de Batroun, et l'hôpital Najjar.

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Dans un communiqué publié mercredi, la CNSS explique avoir mené l'enquête et découvert « qu'un bon nombre d'établissements, notamment dans le mohafazat (gouvernorat) de Beyrouth, ne se conforment pas aux tarifs des chirurgies et demandent aux patients des contributions (relatives au reste des frais non couverts par la CNSS sur la facture totale) énormes et exagérés sans aucun droit ». « Certains hôpitaux refusent d'admettre des patients couverts par la CNSS sauf s'ils ont aussi une assurance privée. Certains ont eu l'audace de dire qu'ils n'étaient pas en contrat avec la CNSS », poursuit le texte. 

La CNSS a par ailleurs critiqué le fait que « certains insistent (aujourd'hui) à dépasser les lois et l'éthique, malgré le fait d'avoir profité pendant plus de 50 ans de l'argent de la caisse » et malgré »un système d'avances pour les hôpitaux mis en place en 2011 par le directeur général de la caisse, Mohammad Karaki ». Contacté, ce dernier n'était pas disponible pour commenter.

Les récentes décisions de la CNSS interviennent au moment où les tractations politiques vont bon train pour l'attribution des portefeuilles du gouvernement Nawaf Salam, sachant que le tandem chiite brigue le ministère de la Santé.

En septembre dernier, Mohammad Karaki, connu pour sa proximité avec le chef du Parlement Nabih Berry, avait annoncé la couverture de 90% de la facture hospitalière. Il s'était également engagé « à rétablir les services de santé de la CNSS à un niveau comparable à celui d’avant la crise ».

La crise économique financière aiguë dont souffre le Liban depuis 2019 a fortement impacté le secteur médical et hospitalier, ainsi que le niveau des couvertures par les divers tiers-payants. La CNSS, dont les tarifs étaient calculés en livres libanaises, fortement dévaluée depuis le début de la crise, fait face à de nombreux problèmes avec les hôpitaux privés, ces derniers estimant que la couverture de la CNSS est désormais insuffisante par rapport aux nouveaux tarifs dictés par la crise, ce qui a fortement impacté l’accès des plus démunis aux soins.

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a annoncé mercredi la rupture de ses contrats avec cinq hôpitaux qu'elle accuse de ne pas se conformer aux tarifs des opérations chirurgicales, tels que mis en place par la CNSS, et de « chercher à appauvrir ce qui reste des salariés libanais en imposant des tarifs élevés et absurdes ». Ainsi, les accords avec l'hôpital Beirut Eye & ENT, l'hôpital al-Arz, le Centre médical du Kesrouan, l'Hôtel-Dieu de France et l'hôpital al-Irfane sont récusés à partir de mercredi. La CNSS a par ailleurs indiqué que ces mesures n'incluaient pas les patients ayant besoin de dialyses, de chimiothérapie et de radiothérapie.La CNSS a en outre menacé de mettre un terme à ses accords avec seize autres établissements pour les mêmes raisons, à savoir...
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