Des véhicules de l'armée libanaise au Liban-Sud. Photo d'illustration X / @lebarmy
Au moins quatre soldats libanais ont été blessés vendredi lors d’affrontements entre une unité de l’armée libanaise et des éléments armés syriens dans la région de Maaraboun, à la frontière libano-syrienne, selon l’armée et une source sécuritaire citée par notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah. Il s'agit de l'incident le plus violent à la frontière libano-syrienne depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, le 8 décembre dernier.
« Vendredi, alors qu’une unité de l’armée fermait un passage illégal à la frontière libano-syrienne dans la région de Maaraboun-Baalbeck, des individus syriens ont tenté de rouvrir la voie avec un bulldozer, ce qui a poussé le personnel de l’armée à tirer des coups de semonce en l’air », peut-on lire dans un communiqué de l’armée. En réaction, « les individus syriens ont ouvert le feu sur les militaires », blessant d'abord l’un d’eux, « ce qui a déclenché un affrontement entre les deux parties », qui se poursuit, ajoute le texte. « Les unités de l’armée déployées dans le secteur ont pris des mesures militaires strictes et suivent de près l’incident. »
Selon des sources contactées par notre correspondante, les affrontements ont cessé en milieu d'après-midi avant de reprendre peu de temps après. En début de soirée, l'armée libanaise a confirmé sur X que les affrontements avaient repris, « après que les individus armés venus du côté syrien ont pris pour cible une unité militaire avec une arme de moyen calibre ». L'armée fait état de « quatre soldats blessés modérément. » Un peu plus tard, la source sécuritaire contactée par notre correspondante a rapporté que l'armée libanaise bombardait au mortier des positions occupées par des individus armés sur le côté syrien de la frontière. Elle aurait également détruit un véhicule équipé de six mitrailleuses, causant des victimes parmi ses occupants.
Renforts
Citant une source sécuritaire, notre correspondante dans la Békaa a de son côté fait état de trois victimes dans les rangs de l'armée. Des renforts sont arrivés sur les lieux, selon elle. L’identité des tireurs reste inconnue.
Depuis le renversement du régime de Bachar el-Assad le 8 décembre, la frontière du côté syrien est sous l’administration des nouvelles autorités syriennes, dirigées par les islamistes du groupe Hay'at Tahrir el-Cham (HTC). Côté libanais, l'armée a renforcé sa présence le long de la frontière, connue pour sa porosité et qui est jalonnée de nombreux points de passages illégaux utilisés par des contrebandiers et des passeurs.
Une source sécuritaire a en outre indiqué dans la journée qu'un accrochage aurait également eu lieu jeudi entre des soldats libanais et des membres de HTC, au poste-frontière de Masnaa dans la Békaa, et s'était « rapidement réglé ». Certains observateurs estiment que cet incident pourrait être à l'origine de la fermeture, aux ressortissants libanais, des postes-frontières entre le Liban et la Syrie depuis ce matin.



Qu’on ferme toutes les frontières et qu’on annonce la volonté du Liban de mettre fin à cette politique qui consiste à respecter la volonté de tous les envahisseurs de notre pays sous prétexte qu’il est devenu un moulin sans gardes ni contrôle. De quoi a peur l’autorité de ce poulailler qu’est devenu notre pays? Qu’on les traite de nationaliste? Et après, où est le mal à préserver son pays de tout danger? L’armée, qui fait toujours les frais ne devrait plus obéir aux ordres des vendus au pouvoir, il y a à de son existence même.
11 h 23, le 04 janvier 2025