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Politique - Liban

Présidentielle : Raï accuse certains responsables de vouloir reporter la séance du 9 janvier

 « Ils attendent le nom du président depuis l'étranger, ce qui est une grande honte », affirme le patriarche maronite.

Présidentielle : Raï accuse certains responsables de vouloir reporter la séance du 9 janvier

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï. Photo ANI

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a accusé dimanche certains hommes politiques de vouloir « reporter la session présidentielle » prévue pour le 9 janvier, rapporte l'Agence nationale d'Information (ANI, officielle).

« La problématique au Liban aujourd'hui est que les politiciens n'ont plus confiance en eux-mêmes, entre eux et dans les institutions de l'État, comme en témoigne le fait qu'aucun président n'a été élu depuis deux ans et deux mois », a déclaré la patriarche dans son homélie à Bkerké. « Ils attendent le nom du président depuis l'étranger, ce qui est une grande honte, même si nous apprécions et remercions les pays amis pour leur empressement à ce qu'un chef de l'État soit élu », a-t-il poursuivi.

Le Liban est sans président depuis plus de deux ans, plusieurs réunions électorales au Parlement, chargé d'élire le nouveau chef de l'État, ayant échoué depuis la fin du mandat de Michel Aoun, fin octobre 2022. Après s'être abstenu d'appeler à de nouvelles élections pendant plus d'un an, le président du Parlement Nabih Berry a finalement fixé, juste après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu mettant fin, le 27 novembre dernier, à 14 mois d'affrontements entre le Hezbollah et Israël, une réunion électorale le 9 janvier.

« Candidats cachés »

Le patriarche a souligné que, dix jours avant la session prévue, certains « pensent encore à reporter l'élection, en attendant un avis de l'étranger ». « C'est tout à fait inacceptable. Attention à ne pas jouer avec cette date cruciale », a-t-il lancé. Il a ajouté que le manque de confiance des politiciens les uns envers les autres est évident dans le nombre de « candidats déclarés, cachés ou dont le nom n'a pas été annoncé ». 
« La confiance dans les institutions de l'État fait défaut, car certains politiciens ne se soucient pas de ces institutions, la première d'entre elles étant le Parlement, dont la mission législative est suspendue depuis deux ans et deux mois », a encore dit le cardinal, qui s'en prend régulièrement au chef du législatif qu'il accuse d'entraver sciemment l'élection.

Mgr Raï a ajouté que le prochain président devait rétablir la confiance des hommes politiques en eux-mêmes, entre eux et dans l'État et ses institutions. 
Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a accusé dimanche certains hommes politiques de vouloir « reporter la session présidentielle » prévue pour le 9 janvier, rapporte l'Agence nationale d'Information (ANI, officielle).« La problématique au Liban aujourd'hui est que les politiciens n'ont plus confiance en eux-mêmes, entre eux et dans les institutions de l'État, comme en témoigne le fait qu'aucun président n'a été élu depuis deux ans et deux mois », a déclaré la patriarche dans son homélie à Bkerké. « Ils attendent le nom du président depuis l'étranger, ce qui est une grande honte, même si nous apprécions et remercions les pays amis pour leur empressement à ce qu'un chef de l'État soit élu », a-t-il poursuivi.Le Liban est sans président depuis plus de deux ans, plusieurs réunions électorales au...
commentaires (4)

Ce que le peuple veut, Dieu le veut, et notre peuple tarde à exprimer sa volonté de déloger ces traîtres corrompus. Berry restera le seul décideur de notre sort tant que nous lui avons pas montré la porte de la sortie. Ni les américains ni les français ne seraient capables de l’obliger à respecter notre constitution, intérêts obligent, seul le peuple libanais pourrait le faire. Les voyous sont morts ou amputés alors nous savons ce qu’il nous reste à faire pour récupérer notre dignité et notre démocratie

Sissi zayyat

11 h 08, le 30 décembre 2024

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Commentaires (4)

  • Ce que le peuple veut, Dieu le veut, et notre peuple tarde à exprimer sa volonté de déloger ces traîtres corrompus. Berry restera le seul décideur de notre sort tant que nous lui avons pas montré la porte de la sortie. Ni les américains ni les français ne seraient capables de l’obliger à respecter notre constitution, intérêts obligent, seul le peuple libanais pourrait le faire. Les voyous sont morts ou amputés alors nous savons ce qu’il nous reste à faire pour récupérer notre dignité et notre démocratie

    Sissi zayyat

    11 h 08, le 30 décembre 2024

  • -PATRIARCHEJE COMPREND,-VOTRE GRAND EMPRESSEMENT,-ET VOTRE SOUCI DE VOIR,-ENFIN COUVERT LE POUVOIR.-JE NE VEUX PAS REVENIR,-SUR CE QUE VOUS FAIT AGIR.-VOTRE ANGOISSE EST AUSSI MIENNE.-JE DIS QUI LA DANSE MENE. =BERRY ! FAMEUX GOUPILIOTE,-*GAGE DE L,AUBE AU SOIR S,OTE*. =QUI CROIRAIT QUE SEUL IL ACTE,-DOIT SAVOIR QU,IL EST EN PACTE,-AVEC LES ENTURBANNES,-QUI SE CROIENT FORTS ET RENES. =IL FIXE LA DATE EN TETE,-ET INVITE LE QUINTETTE,-POUR NOTRE PRESIDENTIELLE.-QU,IL QUALIFIE DE MODELE-A SUIVRE. QUI L,ONT PESE,-SAVENT BIEN QUE LE RUSE,-PAR EXCUSES ET REVUES, -VEUT CHANGER DATE ET ISSUE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 09, le 30 décembre 2024

  • Exact,Michel...meme cette Syrie "a changé" en 4jours et la livre syrienne est tombée de 30.000 a 10.000LS/1$...et nous?

    Marie Claude

    08 h 48, le 30 décembre 2024

  • Rai parle de candidats "caches" et "non-declates". C'est une des tares du systeme d'election du president : Il n'est nul besoin de faire acte de candidature. Resultat, depuis 1975, les presidents sont elus selon des criteres de selection obscurs, sans tenir aucun compte de l'avis de la population. Belle democratie que la notre. Et, accuser Taef de tous les maux n'est qu'un pis aller. Le veritable probleme est que ce pays est dirige par de la canaille mafieuse.

    Michel Trad

    17 h 46, le 29 décembre 2024

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