Des Palestiniens se rassemblant pour tenter d'obtenir de la nourriture dans le camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de la bande de Gaza le 22 décembre 2024. Eyad Baba/AFP
Le chef de l'opposition israélienne, le centriste Yaïr Lapid, a déclaré à la radio de l'armée israélienne que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne « voulait pas » d'un accord de cessez-le-feu avec le Hamas pour mettre fin aux combats dans la bande de Gaza.
« Il est en train de faire le même coup qu'il a fait toutes les fois précédentes », a estimé le chef du parti Yesh Atid. « Les négociations progressent et deviennent possibles, puis il se rend devant les médias étrangers et explique qu'il n'arrêtera pas la guerre et signale au Hamas qu'il n'y a aucune raison de conclure un accord avec lui », a-t-il déclaré.
Les commentaires de M. Lapid font suite à des critiques similaires formulées par l'autre leader de l'opposition, Benny Gantz, ainsi que par le chef du parti Israël Beiteinu, Avigdor Lieberman.
Délégation israélienne à Doha
Dans le même temps, une équipe israélienne chargée de négocier un accord s'est tout de même rendue à Doha au Qatar, malgré les désaccords au sein de la classe politique israélienne, selon le quotidien Haaretz. Les principaux points d'achoppement entre Israël et le Hamas porteraient toujours sur l'identité et le nombre d'otages israéliens à libérer tout comme pour les prisonniers palestiniens à relâcher en échange.
Le Hamas aurait notamment demandé de placer le militant Marwan Barghouti, emprisonné depuis 2001, sur cette liste. Le mois dernier, la direction du mouvement palestinien aurait par ailleurs laissé entendre pour la première fois qu'elle serait prête à accepter que des troupes de l'armée israélienne restent dans la bande de Gaza après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu.
Les négociateurs ont demandé à ne pas publier de détails sur l'accord qui se dessine, et les parties s'abstiennent de fournir des mises à jour à huis clos.
Au moins une vingtaine de tués la nuit dernière
Après plus de 14 mois de guerre dans la bande de Gaza, plus de 45 000 personnes ont été tuées dans l'enclave palestinienne, selon les derniers bilans du ministère de la Santé local. Ce dernier a fait état dimanche de 45 259 tués et de 107 627 blessés des suites de l'offensive israélienne en cours dans le réduit palestinien depuis le 7 octobre 2023, ajoutant qu'au moins 32 personnes avaient été tuées la veille.
D'après la chaîne al-Jazeera, une vingtaine de Palestiniens, ont été tués la nuit dernière par une série de frappes de l'aviation israélienne menées sur la « zone sûre » de Mawassi, près de Khan Younès dans le sud de l'enclave. Deux enfants figurent parmi les victimes, selon des médecins de l'hôpital Nasser, où les corps ont été transportés.
Le média qatari rapporte que trois attaques ont été successivement menées sur cette zone abritant de nombreux déplacés. « L'une d'entre elles a pris pour cible des tentes de personnes déplacées et a fait sept morts. Un véhicule civil transportant des personnes déplacées d'une zone à l'autre à Mawassi a ensuite été attaqué, faisant deux morts. La troisième attaque a touché un véhicule transportant des volontaires qui s'efforçaient de sécuriser l'acheminement de l'aide humanitaire vers les points désignés », écrit le correspondant local de la chaîne.
Les registres de l'hôpital Nasser indiquent que six autres personnes ont été tuées lors d'une frappe sur des personnes qui assuraient la sécurité d'un convoi d'aide et deux autres lors d'une frappe sur une voiture à Mawassi, selon Associated Press. Une personne a également été tuée lors d'une autre attaque dans la région.
Par ailleurs, quatre autres personnes ont été tuées dans le camp de Nousseirat, près de Gaza-ville, dans un autre raid aérien lancé dimanche soir sur une école transformée en refuge, selon l'agence palestinienne Wafa.




Israël veut massacrer tout les palestiniens un million on dirait l’Afrique
13 h 20, le 23 décembre 2024