Le patriarche maronite Béchara Raï. Photo ANI
Pour son dernier sermon dominical avant Noël, le patriarche maronite Béchara Raï a exprimé l'espoir que les députés mettront à profit la séance parlementaire du 9 janvier 2025, consacrée à l'élection d'un président de la République, pour choisir un chef de l’État bénéficiant des qualités nécessaires pour diriger le Liban au cours de « cette période historique particulière ».
« Le Liban a besoin d'un président qui jouit d'une confiance interne et externe, un président qui croit aux institutions et les active, un président capable de faire progresser l'économie et de reconstruire les maisons détruites dans les diverses régions libanaises, en particulier au Liban-Sud, la banlieue-sud de Beyrouth, la Békaa, Baalbeck et ailleurs, enfin un président qui s'efforce de lancer des réformes structurelles, et consolide l'unité entre les citoyens », a lancé le patriarche depuis Bkerké.
Qualifiant de « honteux » le vide présidentiel de plus de deux ans qui a suivi la fin du mandat de Michel Aoun le 31 octobre 2022 en raison de dissensions politiques, Béchara Raï a jugé que l'élection présidentielle représentait l'occasion pour les Libanais de « reprendre espoir en leur patrie. »
La séance parlementaire en vue d'élire un président de la République a été fixée par le président de la Chambre Nabih Berry dès le lendemain de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Le général Joseph Aoun, actuel commandant en chef de l'armée, le chef des Marada Sleimane Frangié, le directeur par intérim de la Sûreté générale Élias Baïssari, le député du Kesrouan et grand industriel Neemat Frem, ainsi que le député du Metn Ibrahim Kanaan font partie des potentiels présidentiables.
Le chef de l’Église maronite a aussi rendu hommage aux familles des Pères Antonins Albert Cherfan et Sleimane Abi Khalil, qui avaient été enlevés à Beit Mery en 1990, au lendemain de l'entrée de l'armée syrienne dans les régions chrétiennes, appelant à dévoiler leur sort, dans le sillage de la chute du régime de Bachar el-Assad.
Les proches de deux prêtres disparus avaient demandé, au cours d’une conférence de presse tenue auparavant cette semaine, que l’État déploie tous les efforts nécessaires pour faire la lumière sur leur cas. L’avocat Charbel Cherfan, qui s’exprimait au nom des proches des deux prélats, a estimé qu'il n'y a plus « aucune raison qui empêche les contacts avec les nouvelles autorités sur le terrain en Syrie, en vue d’élucider le mystère de ces disparitions ».



Ce président existe depuis des décennies parmi tous les libanais patriotes et compétents mais ne peut avoir accès à la poules aux œufs d’or qu’est notre pays pour eux, ces vendus ni les pilleurs d’avoir un président pourvu de ces qualités, ils savent qu’ils auront ce qu’ils méritent, la prison illico. Ils préfèrent le chaos les guerres et le bordel pour rester au pouvoir et continuer à alimenter leurs comptes en banques. Ça n’a l’air de déranger personne. Les libanais se contentent des miettes qu’on leur donne et les remercient à chaque heure supplémentaire d’électricité même surtaxée.
13 h 22, le 23 décembre 2024