Un homme saluant une affiche à l'effigie de l'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, au mausolée érigé en son honneur dans la banlieue sud de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
À l’occasion de la deuxième commémoration de l’assassinat de l’ancien secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué par une frappe israélienne, le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei lui a rendu hommage via une déclaration écrite dans laquelle il a affirmé qu'« aucun homme n’a émergé sur cette terre ancienne qui l’ait égalé par sa grandeur ».
« Il a élevé le nom du Liban, petit pays qui, pendant des années, était devenu une arrière-cour pour certaines puissances, jusqu’à lui conférer une place de grandeur », a écrit Mojtaba Khamenei, ajoutant que « la victoire et le triomphe ont constamment accompagné son parcours. »
Hassan Nasrallah, qui avait dirigé le Hezbollah pendant plusieurs décennies, avait été tué dans un raid massif de l'aviation israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth le 27 septembre 2024, quelques jours après le début de la première escalade dans la guerre entre Israël et le Hezbollah.
« Aujourd’hui, son glorieux étendard reste entre les mains du cheikh Naïm Kassem, qui poursuit avec courage son chemin, à la tête des rangs fermes du Hezbollah, inspirés par Achoura », a-t-il poursuivi. Le chef de la République islamique a également estimé qu’« il s’agit de jours importants et glorieux pour le Liban et pour tous les combattants de la résistance ». Et de clamer : « Ce sont des jours qui apporteront l’humiliation, puis finalement la disgrâce, à ceux qui placent leurs espoirs dans les fausses promesses des puissances dominatrices et à ceux qui restent à l’affût alors qu’ils affrontent l’ennemi sioniste ».
Après un premier cessez-le-feu annoncé en novembre 2024, la guerre entre le Hezbollah et Israël a repris le 2 mars 2026, dans le sillage de l'offensive israélo-américaine contre l’Iran le 28 février. Malgré une nouvelle trêve conclue fin juin, Israël occupe toujours plus de 600 km² dans le sud du Liban et y mène quotidiennement des frappes et des destructions.
« La voie du sayyed se poursuit »
Cette prise de parole de Mojtaba Khamenei intervient également dans le contexte des commémorations de la guerre Iran-Irak, qui a duré de 1980 à 1988.
Évoquant la situation régionale, marquée par les tensions persistantes dans le Golfe en raison d'une possible reprise des hostilités entre l'Iran et les États-Unis, le guide suprême iranien a également déclaré qu'« en raison des coups douloureux infligés par les courageux combattants et défenseurs du détroit d’Ormuz, ils (les Américains) ne s’aventurent plus au-delà de la mer d’Arabie ». « Chaque fois qu’ils osent le faire, ils se font du tort à eux-mêmes. Bientôt viendra le jour où la mer d’Arabie sera, elle aussi, libérée de leur présence », a-t-il affirmé.
Les gardiens de la révolution iraniens ont également rendu hommage lundi à Hassan Nasrallah dans un communiqué relayé par les agences officielles iraniennes. « Le sayyed de la résistance est vivant et sa voie se poursuit au sommet de la gloire et de la puissance », ont-ils notamment déclaré à l’égard de celui qui est décrit comme l’« architecte stratégique de la résistance moderne au Liban, en Palestine, au Yémen, en l’Irak et en Syrie ».
Évoquant les récents combats entre Israël et le Hezbollah autour de la colline de Ali Taher, selon eux, cette « résistance du Sud » a accéléré « l’émigration inverse » en Israël et annoncé son « effondrement prochain ».
Les gardiens de la révolution ont encore réaffirmé leur soutien au « front de la résistance » et leur engagement à poursuivre le combat « jusqu’à la libération totale de Jérusalem ».
Après un protocole d'accord signé mi-juin entre Téhéran et Washington pour tenter de mettre fin à la guerre régionale, le président américain Donald Trump a rejeté samedi une nouvelle proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours et à relancer les pourparlers, toujours au point mort.


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