Un rebelle foulant au pied une statue de l'ex-président syrien Hafez el-Assad, abattue devant le quartier général de la sécurité militaire du ministère de la Défense dans le quartier de Kafar Sousa à Damas, le 9 décembre 2024. Photo AFP
Interpol aurait demandé aux autorités libanaises d’arrêter Jamil Hassan, l’ancien chef des renseignements de l’armée de l’air syrienne sous le régime Assad, ont rapporté plusieurs médias locaux et régionaux samedi.
Citant une source judiciaire, le quotidien saoudien al-Chark al-Awsat a rapporté que le procureur général du Liban auprès de la Cour de cassation, Jamal Hajjar, a reçu un avis américain via Interpol demandant l’arrestation de Jamil Hassan s’il se trouvait sur le sol libanais, et de le remettre aux États-Unis.
L’Orient Today a contacté le ministère de l’Intérieur ainsi que M. Hajjar, mais aucun des deux n’était immédiatement disponible pour un commentaire.
Le journal saoudien a ajouté que le juge Hajjar a donné l’ordre à toutes les agences de sécurité, en particulier à la Sûreté générale, de diffuser l’avis et d’arrêter Jamil Hassan s’il se trouve au Liban.
Dans l'avis transmis au ministère, Interpol accuse Jamil Hassan d’avoir commis « des crimes de guerre et un génocide », le tenant directement pour responsable du largage de milliers de barils d’explosifs sur la population syrienne et de la mort de milliers de civils innocents.
Selon la source judiciaire citée par al-Chark al-Awsat, l’avis « a également été diffusé à tous les pays membres de la convention d’Interpol, et le fugitif devrait être arrêté où qu’il soit trouvé ».
Vendredi, des sources au ministère de l’Intérieur ont affirmé à L’Orient Today que 21 officiers et soldats de l’armée syrienne avaient été arrêtés au Liban après avoir fui la Syrie à la chute du régime Assad le 8 décembre. D’autres médias ont indiqué que plusieurs responsables de l’ancien régime syrien étaient récemment arrivés à Beyrouth et que certains d'entre eux faisaient l’objet de mandats d’arrêt internationaux. Parmi ceux-ci, Bouthaïna Chaabane, conseillère de longue date de Bachar el-Assad, aurait été « transportée clandestinement vers une destination inconnue ».
Le ministre de l’Intérieur sortant Bassam Maoulaoui a récemment confirmé que l’épouse et le fils de Maher el-Assad, frère du président syrien déchu et ancien commandant en second du régime, avaient quitté clandestinement le Liban via l’Aéroport international de Beyrouth. Il a ajouté que « toute personne non recherchée par les autorités judiciaires ou internationales est autorisée à entrer au Liban par les points de passage légaux et à en sortir librement ».
En réponse à des questions concernant le départ d’anciens membres du régime syrien par l’Aéroport de Beyrouth, le ministre a souligné que « tout le monde est fouillé et que la loi s’applique à tous », ajoutant qu’« aucune personne recherchée par la loi, au Liban ou ailleurs, ne passerait outre les contrôles de sécurité ».



Impunité exclusivement pour les Israéliens : vive la justice à deux vitesses!
09 h 33, le 24 décembre 2024