Des agents des Forces de sécurité intérieure devant le Palais de justice de Beyrouth. Photo d'illustration Hassan Ammar/AFP
Vingt-et-un officiers et soldats de l'armée syrienne ont été arrêtés au Liban après avoir fui la Syrie à la suite de la chute du régime syrien le 8 décembre, ont indiqué vendredi à L'Orient Today des sources au sein du ministère libanais de l'Intérieur. Selon ces sources, les services de renseignements de l'armée libanaise ont remis ces hommes à la Sûreté générale, qui mène actuellement l'enquête.
Citant des sources judiciaires, le site d'information libanais al-Modon a rapporté plus tôt vendredi que des dizaines d'officiers avaient fui la Syrie vers le Liban dans leurs uniformes militaires et avec leurs armes. L'article ajoute que les services de sécurité libanais sont immédiatement passés à l'action et ont appréhendé les officiers alors qu'ils « vendaient leurs armes pour seulement 20 à 30 dollars ».
Citant des sources de sécurité, al-Modon souligne que la Sûreté générale avait l'intention d'expulser les militaires arrêtés vers la Syrie. Cependant, ces derniers refusent de rentrer de peur d'être arrêtées par les rebelles.
Le 8 décembre, les insurgés syriens menés par le groupe rebelle islamiste Hay'at Tahrir el-Cham (HTC) ont chassé le régime syrien à la suite d'une offensive éclair qui a débuté le 27 novembre. Lorsque les rebelles ont atteint Damas, le président syrien déchu Bachar el-Assad s'est réfugié à Moscou, la Russie, alliée du régime, lui ayant accordé l'asile.
Mercredi, le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, a confirmé que l'épouse et le fils de Maher el-Assad – le frère du président syrien déchu et commandant en second du régime – avaient quitté clandestinement le Liban par l'Aéroport international de Beyrouth. D'autres médias ont fait état de l'arrivée à Beyrouth de plusieurs responsables de l'ancien régime syrien, dont certains feraient l'objet de mandats d'arrêt internationaux. Parmi eux, Bouthaïna Chaaban, conseillère de longue date de Bachar el-Assad, aurait été « emmenée clandestinement vers une destination inconnue », selon ces médias.



@CDR Vous avez raison sur toute la ligne. Le Liban aurait pû devenir un Etat digne et propre si Bachir Gemayel n'avait pas été assassiné. Cette figure tutélaire libanaise, d'abord à la tête des Phalanges et des communautés chretiennes, puis devenu un leader respecté par toutes les communautés libanaises, suite à la bataille de Zahle face aux Syriens. Suite à sa mort, le Liban a perdu toute chance de voir l'établissement d'un Etat démocratique. Un an plus tard, naîtra le Hezbollah qui mènera le pays du cèdre à la ruine, jusqu'à ce jour ! Ainsi va le monde.
16 h 13, le 22 décembre 2024