Le ministre sortant de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, lors de sa visite d'inspection de l'AIB le 19 décembre 2024. Photo Ani
Le ministre sortant de l'Intérieur et des Municipalités, Bassam Maoulaoui, a effectué jeudi une tournée d'inspection à l'Aéroport international de Beyrouth (AIB), où il a assuré qu'aucune personne recherchée par la justice au Liban ou ailleurs ne serait autorisée à passer les points de contrôle. Cette déclaration fait suite à une interview donnée à la chaîne MTV, dans laquelle il a confirmé que l'épouse et le fils de Maher el-Assad, frère du président syrien déchu et second homme du régime, ont été exfiltrés du Liban via l'aéroport de la capitale.
« L'objectif de cette visite est double : vérifier si tout est en ordre concernant les règles et s'assurer si les citoyens ont des plaintes à signaler pendant ce processus », a expliqué le haut responsable lors d'un point de presse, avant de ponctuer : « Dieu merci, (ils) sont satisfaits ».
Pas de marge d'erreur
M. Maoulaoui a également assuré que l'infrastructure était en « bon état », fonctionnait normalement et que les différentes forces de sécurité déployées accomplissaient leur mission pour protéger les citoyens, l’aéroport et les avions civils qui y atterrissent. Il a en outre indiqué qu'il allait observer « de plus près » les mesures prises par l’AIB pour renforcer les fouilles des bagages et des personnes au départ et à l’arrivée, ainsi que celles des cargaisons. Ces procédures ont été considérablement renforcées, a ajouté le ministre.
"Tout le monde est fouillé et la loi s'applique à tous", a-t-il répété lorsqu'il a été interrogé sur le fait que des membres de l'ancien régime syrien, renversé le 8 décembre après une offensive rebelle à Damas, avaient quitté la région via l’AIB. "Aucune personne qui est recherchée par la justice au Liban ou ailleurs" ne passera les contrôles, a-t-il dit, ajoutant que l'AIB disposait des signalements des personnes recherchées en plusieurs endroits de l’aéroport et qu'il n’y avait pas de marge d’erreur à ce niveau.
Le ministre de l'Intérieur a également réaffirmé que toute personne non recherchée et ne faisant l’objet d’aucun mandat judiciaire ou international est autorisée à entrer au Liban par les passages légaux et à en sortir librement, comme il l’avait indiqué la veille dans son entretien télévisé. "Aucun juge n'accepterait qu'une personne soit arbitrairement arrêtée par un membre de la sécurité", a-t-il souligné. Il a précisé que les autorités syriennes n'avaient « jusqu'ici » envoyé aucune remarque officielle au Liban pour lui reprocher d’avoir facilité le départ de membres de l'ancien régime, et que le travail des nouveaux gouvernants de Damas se concentrait sur l'harmonisation des procédures de passage aux frontières terrestres.
Éviter les engorgements
M. Maoulaoui a également indiqué que les équipes de l’AIB s’étaient organisées pour éviter les engorgements, afin d'éviter que ne se reproduisent les épisodes fréquents pendant les fêtes dans une infrastructure conçue pour accueillir 6 millions de passagers par an, mais qui a parfois enregistré plus de 8 millions certaines années, lorsqu’elle était particulièrement fréquentée.
Il est cependant difficile que ce scénario se reproduise cette année, compte tenu du fait que seule une partie des compagnies aériennes qui desservaient habituellement Beyrouth a repris ses vols. Entre le 26 septembre et le 1er décembre, seule la compagnie aérienne nationale Middle East Airlines (MEA) a maintenu ses départs et arrivées depuis l’AIB, alors que la guerre entre le Hezbollah et Israël faisait rage, avec des bombardements israéliens massifs sur la banlieue sud, où l’infrastructure est située. L'aéroport n’a cependant jamais été touché, malgré la proximité de certaines frappes.




De qui il se moque cet homme caméléon qui a déjà fait ses preuves de métamorphose en fonction du sens du vent? Allez du Bali on vous a assez vu et surtout entendu vos balivernes qui ne convainquent personne.
11 h 11, le 20 décembre 2024