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Politique - Liban

Il faut respecter le cessez-le-feu et la 1701, affirme le Premier ministre grec à Mikati

Le ministre d'État qatari aux Affaires étrangères a également rencontré des responsables libanais à Beyrouth.

Il faut respecter le cessez-le-feu et la 1701, affirme le Premier ministre grec à Mikati

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis (g) reçu à Beyrouth par son homologue libanais Nagib Mikati, le 16 décembre 2024. Photo Ani

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a souligné lundi, lors d'une réunion à Beyrouth avec son homologue libanais Nagib Mikati, la nécessité de respecter le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah ainsi que la résolution 1701.

Au Grand sérail, le responsable grec a souligné que « la communauté internationale et la Grèce font tout leur possible pour assurer le respect du cessez-le-feu et de la 1701 qui garantit la pleine souveraineté du Liban sur son territoire et les conditions d'une paix et d'une sécurité durables pour son peuple », selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a aussi affirmé que son pays « a toujours été et restera un partenaire à part entière dans les efforts de reconstruction du Liban ». Kyriakos Mitsotakis a également discuté avec son homologue des moyens de soutenir l'armée libanaise. « Il est essentiel et important de soutenir l'armée libanaise qui est censée jouer un rôle majeur dans la mise en œuvre l'accord de cessez-le-feu, ainsi que dans le retour des personnes déplacées dans leurs foyers », a-t-il précisé, reconnaissant également « le rôle essentiel de la Finul dans l'instauration de la stabilité et de la paix dans la région ».

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De son côté, Nagib Mikati a réitéré « l'importance d'adhérer aux mesures prises pour le cessez-le-feu et d'assurer sa continuité, en particulier la pleine mise en œuvre de la résolution 1701 ». Il a également estimé que le fait que la Grèce est devenu un membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour les années 2025 et 2026 « contribuera à amplifier la voix libanaise, à défendre le droit du Liban à la paix et à la stabilité et à mettre fin à l'agression israélienne contre le pays ». « Nous avons souligné le rôle important de l'armée à ce niveau et le président Mitsotakis a exprimé la volonté de la Grèce d'oeuvrer pour répondre aux besoins de la troupe », a ajouté M Mikati, notant que ce point a été discuté lors d'une réunion bilatérale entre le commandant en chef de l'armée libanaise et le chef d'État-major de l'armée grecque.

« Tournant critique »

Concernant la Syrie, le Premier ministre grec a salué la chute de Bachar el-Assad, estimant toutefois que ce développement « présente également des risques en termes de migration et de sécurité ». « La voie politique à suivre à l'avenir doit inclure tous les groupes et tenir compte des différences et des divisions en Syrie, car le peuple syrien a beaucoup souffert. Nous espérons que la stabilité future de la Syrie permettra à des millions de personnes déplacées, dont beaucoup se trouvent au Liban, de retourner en Syrie », a-t-il poursuivi.

« La Syrie est maintenant au centre de l'attention, mais cela ne signifie en aucun cas que le Liban et son peuple sont loin de notre attention. Aujourd'hui, nous nous trouvons à un tournant critique et important, et le cessez-le-feu avec Israël a apporté la première lueur d'espoir depuis longtemps », a-t-il conclu.

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Accompagné de sa délégation, M. Mitsotakis s'est également concerté avec le président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné. Son déplacement coïncide avec celui de Mohammad ben Abdel Aziz el-Khulaifi, ministre d'État qatari aux Affaires étrangères. Ce dernier s'est également entretenu avec MM. Berry et Mikati, ainsi que le commandant en chef de l'armée Joseph Aoun.

Ces rencontres interviennent alors qu'une trêve entre le Liban et Israël est entrée en vigueur le 27 novembre, après 13 mois d'affrontements avec le Hezbollah. Au cours du conflit, plus de 4 000 personnes ont été tuées, selon le ministère de la Santé. Entre-temps, les discussions politiques se sont intensifiées à l'approche d'une session parlementaire prévue le 9 janvier 2025 pour élire un président, après plus de deux ans de vacance à la tête de la magistrature suprême au Liban. Le Qatar fait partie du Quintette (États-Unis, France, Arabie saoudite, Égypte) qui tente d'extraire le Liban de l'impasse politique.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a souligné lundi, lors d'une réunion à Beyrouth avec son homologue libanais Nagib Mikati, la nécessité de respecter le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah ainsi que la résolution 1701.Au Grand sérail, le responsable grec a souligné que « la communauté internationale et la Grèce font tout leur possible pour assurer le respect du cessez-le-feu et de la 1701 qui garantit la pleine souveraineté du Liban sur son territoire et les conditions d'une paix et d'une sécurité durables pour son peuple », selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a aussi affirmé que son pays « a toujours été et restera un partenaire à part entière dans les efforts de reconstruction du Liban ». Kyriakos Mitsotakis a également discuté avec son...
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