Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Election

Le Liban « aura un président le 9 janvier prochain », assure Berry

Le Liban « aura un président le 9 janvier prochain », assure Berry

Le président du Parlement libanais Nabih Berry s'entretenant avec le Premier ministre sortant Nagib Mikati à Beyrouth, le 28 novembre 2024. Photo Parlement libanais/Ali Fawaz

Le président du Parlement libanais Nabih Berry a estimé mardi que la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie n'aura pas « d'effets négatifs » sur le Liban et assuré que le pays du Cèdre « aura un président le 9 janvier prochain ». 

Une session parlementaire est prévue le 9 janvier pour élire un nouveau chef de l’État après plus de deux ans de vacance présidentielle au Liban, du fait de divergences, notamment entre le Hezbollah et ses adversaires. 

Selon le chef du Législatif, « le premier bénéficiaire de ce qui s'est passé en Syrie est jusqu'à présent Israël », et le deuxième bénéficiaire est la Turquie ». Il a ainsi écarté la possibilité d' « effets négatifs » sur le Liban. 

L’opposition syrienne armée menée par le groupe Hay’at Tahrir al-Cham (HTC) est venue à bout du régime Assad, en place depuis 54 ans, en 10 jours. Après Alep, Homs et Hama, Damas a été libérée le 8 décembre 2024, et Bachar el-Assad prenait la fuite hors du pays.

Quelques jours auparavant, un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, allié du président syrien déchu, était entré en vigueur le 27 novembre. Les deux parties s'accusent régulièrement de violer l'accord de trêve.  Nabih Berry a considéré que l'accord de cessez-le-feu obtenu par le Liban sous l'égide américaine et française a « fortifié le Liban face aux secousses », insistant sur la nécessité de poursuivre les démarches qui « augmentent l'immunité du pays et rétablissent le bon fonctionnement de ses institutions ».  Il a dans ce cadre confirmé que la date de l'élection présidentielle  reste maintenue malgré les changements et les rumeurs concernant des demandes de report pour permettre davantage de consultations. « Je n'ai été informé par aucune partie locale ou étrangère d'une demande ou d'une suggestion de report de la séance. Le Liban aura un président le 9 janvier prochain », a-t-il assuré. 

Le Liban est sans président depuis le 31 octobre 2022, date de la fin du mandat de Michel Aoun. La dernière séance électorale, la 12e depuis novembre 2022, s’était tenue le 14 juin 2023. Avec 51 voix sur 128, Sleiman Frangié, le candidat du tandem Amal-Hezbollah, avait défié les pronostics qui lui en prévoyaient à peine 45. Son rival, Jihad Azour, avait rallié 59 députés (voire 60, un bulletin ayant été « perdu »). Alors que le camp de l’opposition souhaitait voir Sleiman Frangié symboliquement disqualifié par son score, les efforts du tandem chiite pour réduire l’écart entre les deux hommes s'étaient accélérés.

Le président du Parlement libanais Nabih Berry a estimé mardi que la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie n'aura pas « d'effets négatifs » sur le Liban et assuré que le pays du Cèdre « aura un président le 9 janvier prochain ». Une session parlementaire est prévue le 9 janvier pour élire un nouveau chef de l’État après plus de deux ans de vacance présidentielle au Liban, du fait de divergences, notamment entre le Hezbollah et ses adversaires. Selon le chef du Législatif, « le premier bénéficiaire de ce qui s'est passé en Syrie est jusqu'à présent Israël », et le deuxième bénéficiaire est la Turquie ». Il a ainsi écarté la possibilité d' « effets négatifs » sur le Liban. L’opposition syrienne armée menée par le groupe Hay’at Tahrir al-Cham (HTC)...