La Turquie, grande gagnante de la chute du régime Assad ?
En position de force à l'issue de l'offensive des rebelles syriens, Ankara pourrait obtenir des gains considérables et remodeler l'équilibre du pouvoir dans le Nord-Est syrien, une zone que la Turquie cherche à contrôler.
Une bannière à l'effigie du président turc Recep Tayyip Erdogan est brandie alors que des membres de la communauté syrienne et des sympathisants se rassemblent pour célébrer la chute du président syrien Bachar el-Assad face à l'offensive des rebelles islamistes, à Istanbul, le 8 décembre 2024. Yasin Akgul/AFP
S'exprimant samedi à Gaziantep, l'une des villes frontalières de Turquie les plus touchées par l'afflux de réfugiés syriens, Recep Tayyip Erdogan a eu du mal à contenir son enthousiasme. Alors que les rebelles syriens se dirigeaient à la vitesse de l’éclair sur Damas, s’emparant, au cours des heures suivantes, du palais présidentiel pour annoncer la chute du régime de Bachar el-Assad, le président turc prophétisait une « nouvelle réalité diplomatique et politique en Syrie » qu’Ankara « ne pourrait ignorer », après plus d'une décennie de soutien à l'opposition armée syrienne. « Après le peuple syrien, le plus grand gagnant est la Turquie. Lorsque tout le monde a abandonné l'opposition syrienne, seule la Turquie était présente et a continué à la soutenir. Aujourd'hui, cela porte ses fruits », affirme Ömer Özkizilcik, analyste de politique...
S'exprimant samedi à Gaziantep, l'une des villes frontalières de Turquie les plus touchées par l'afflux de réfugiés syriens, Recep Tayyip Erdogan a eu du mal à contenir son enthousiasme. Alors que les rebelles syriens se dirigeaient à la vitesse de l’éclair sur Damas, s’emparant, au cours des heures suivantes, du palais présidentiel pour annoncer la chute du régime de Bachar el-Assad, le président turc prophétisait une « nouvelle réalité diplomatique et politique en Syrie » qu’Ankara « ne pourrait ignorer », après plus d'une décennie de soutien à l'opposition armée syrienne. « Après le peuple syrien, le plus grand gagnant est la Turquie. Lorsque tout le monde a abandonné l'opposition syrienne, seule la Turquie était présente et a continué à la soutenir. Aujourd'hui, cela porte ses fruits », affirme...
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