Une plage de Tel-Aviv, en août 2024. Photo d'illustration AFP
Le Hezbollah a annoncé dimanche avoir frappé dans la matinée des infrastructures militaires israéliennes à Ashdod, à environ 150 kilomètres de la frontière libano-israélienne, et à Tel-Aviv.
Dans un premier communiqué, le parti chiite a affirmé avoir visé, pour la deuxième fois cette semaine, la base maritime d'Ashdod. Cette ville du sud du littoral israélien se situe à une trentaine de kilomètres au nord de la bande de Gaza. L'attaque a été menée avec des « drones piégés », dans le cadre de la série d'opérations « Khaybar » du Hezbollah, lancée peu après la mort de son ancien chef, Hassan Nasrallah, éliminé dans des frappes israéliennes massives sur la banlieue sud de Beyrouth le 27 septembre.
Riposte à la frappe sur Basta
Le parti chiite a également annoncé, dans le cadre de la même série d'attaques, et « en riposte à la frappe sur Beyrouth et aux massacres commis contre les civils », une attaque avec des missiles à guidage de précision et des drones piégés contre « une cible militaire de Tel-Aviv », qu'il n'a pas précisée. L'aviation israélienne avait ciblé à quatre reprises le centre de Beyrouth au cours de la semaine écoulée. Le dernier de ces bombardements, dans la nuit de vendredi à samedi, a visé un immeuble de Basta et fait de nombreuses victimes civiles.
Mercredi dernier, le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait affirmé que son parti visera le « centre de Tel-Aviv » en riposte aux frappes israéliennes sur Beyrouth. « Israël a attaqué le cœur de Beyrouth, alors il doit s'attendre à ce que la réponse ait lieu au centre de Tel-Aviv. Il doit payer le prix », avait-il lancé dans un discours.
En début d'après-midi, le parti a en outre indiqué avoir visé la base de Glilot, siège de l'unité 8200 des services de renseignement de l'armée israélienne dans la banlieue de Tel-Aviv, à 110 kilomètres de la Ligne bleue. Le parti chiite dit avoir utilisé des « missiles avancés », le nom donné à ses missiles à guidage de précision.
Ni l'armée israélienne, qui a fait état de dizaines de roquettes tirées depuis le Liban dimanche matin, ni les médias israéliens, n'ont évoqué de dégâts à Tel-Aviv et Ashdod, tandis que les sirènes d'alerte ont retenti dans ces zones.
Drones, hélicoptères et système « Arrow »
Par ailleurs, le Hezbollah est revenu sur une frappe menée vendredi contre la base de Palmachim, sur le littoral israélien au sud de Tel-Aviv, à environ 140 kilomètres de la frontière. Cette frappe a été menée avec « une salve de missiles » à guidage de précision. Selon le parti chiite, cette base militaire est « une infrastructure essentielle pour l'armée de l'air israélienne, dans laquelle se trouvent des escadrons de drones, des hélicoptères militaires, un centre de recherche et le système de défense antiaérienne et anti-missile Hetz », le nom hébreu du système « Arrow ».
Plus tôt dans la journée, le Hezbollah avait annoncé des tirs sur plusieurs localités du Nord israélien, dont l'un sur Maalot Tarshiha, à une dizaine de kilomètres de la Ligne bleue, qui avait selon les médias israéliens provoqué des dégâts et un incendie dans une usine locale.


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07 h 38, le 25 novembre 2024