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Berry réaffirme son attachement à la 1701 : Nous attendons des « propositions concrètes »


Berry réaffirme son attachement à la 1701 : Nous attendons des « propositions concrètes »

Le président du Parlement libanais Nabih Berry avec l’envoyé américain Amos Hochstein, au cours d'une précédente visite de ce dernier à Beyrouth. Photo Parlement/Flickr

Alors qu'il est question de renouvellement des efforts sérieux en vue d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, le président du Parlement libanais Nabih Berry a affirmé au quotidien al-Chark al-Awsat que le Liban n'avait pas encore reçu de propositions officielles et qu'il les attendait  « pour pouvoir agir en conséquence ».

« Nous n'avons rien reçu officiellement », a déclaré M. Berry faisant état uniquement « d' informations qui circulent dans les médias ». Ces propos interviennent alors que des informations circulent sur une nouvelle démarche que l’envoyé américain Amos Hochstein devrait entreprendre en direction de Tel-Aviv et de Beyrouth. Ce dernier, qui est attendu cette semaine dans la capitale libanaise, a affirmé mardi selon le journaliste de la plateforme Axios, Barak Ravid, qu'il « y a une chance de parvenir à un accord de cessez-le-feu au Liban bientôt ». « J'espère que nous y parviendrons », a-t-il également dit. 

« Ce qui est sur la table, c'est uniquement la résolution 1701 et ses dispositions, qui doivent être mises en œuvre et respectées des deux côtés, et non par le Liban seul », a assuré M. Berry. Selon al-Chark al-Awsat qui cite des sources diplomatiques occidentales, le chef du Législatif « s'oppose à l'un des points les plus importants de la solution en discussion », et il existe des « efforts pour surmonter l'opposition de M. Berry à la participation de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne dans un mécanisme proposé pour surveiller l'application de la résolution 1701, qui inclurait également les États-Unis et la France ».

Adoptée en 2006 pour mettre fin aux hostilités entre le Hezbollah et Israël, la résolution 1701 stipule que seules l’armée libanaise et la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) peuvent opérer au sud du fleuve Litani. Cependant, le parti chiite a maintenu une présence significative dans cette région, que les frappes aériennes et offensives terrestres israéliennes prétendent détruire. 

Des sources libanaises proches des discussions ont expliqué que l'opposition de M. Berry réside dans le fait de « créer un mécanisme alternatif à la résolution 1701, alors qu'il existe déjà un mécanisme en place dirigé par la Finul, auquel les États-Unis et la France peuvent participer ».

Il y a deux jours, notre journaliste Mounir Rabih rapportait qu'une solution en discussion porte sur la réactivation de la commission mixte d’armistice (avril 1996), composée du Liban, d’Israël, de la France et des États-Unis, mais sans la Syrie cette fois-ci.

En outre, M. Berry a affirmé qu'Israël « se trouve désormais dans une véritable impasse, après son incapacité à atteindre ses objectifs militaires, ce qui l'a poussé à intensifier les tueries et les destructions sans relâche ». 

Lundi, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a évoqué « certains progrès » en vue d'un cessez-le-feu au Liban, une perspective que son collègue à la Défense, Israël Katz, a un peu plus tard exclue avant la capitulation du Hezbollah.

Le Hezbollah et l'armée israélienne sont en guerre ouverte depuis septembre, et cette dernière mène des frappes massives notamment sur les bastions du parti chiite dans le sud et l'est du Liban, ainsi que sur la banlieue-sud de Beyrouth.

Plus de 3 240 personnes ont été tuées selon les autorités libanaises depuis le début des affrontements en octobre 2023, quand le Hezbollah avait ouvert le front du Liban-Sud pour soutenir le Hamas dans la bande de Gaza. La majorité des victimes ont été tuées depuis septembre dernier, quand Israël a lancé sa campagne de bombardements et une offensive terrestre au Liban.

Plusieurs tentatives de médiation entre Israël et le Liban ont eu lieu, notamment via les États-Unis et la France, mais aucune d'entre elles n'a débouché sur un résultat.

Alors qu'il est question de renouvellement des efforts sérieux en vue d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, le président du Parlement libanais Nabih Berry a affirmé au quotidien al-Chark al-Awsat que le Liban n'avait pas encore reçu de propositions officielles et qu'il les attendait  « pour pouvoir agir en conséquence ».« Nous n'avons rien reçu officiellement », a déclaré M. Berry faisant état uniquement « d' informations qui circulent dans les médias ». Ces propos interviennent alors que des informations circulent sur une nouvelle démarche que l’envoyé américain Amos Hochstein devrait entreprendre en direction de Tel-Aviv et de Beyrouth. Ce dernier, qui est attendu cette semaine dans la capitale libanaise, a affirmé mardi selon le journaliste de la plateforme Axios, Barak Ravid, qu'il « y a...