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Société - Conflit

« Au moins un enfant est tué chaque jour » au Liban depuis le 4 octobre, s'alarme l'Unicef

La guerre qui fait rage au Liban bouleverse la vie des enfants, leur infligeant de graves blessures physiques et de profondes séquelles psychologiques.

« Au moins un enfant est tué chaque jour » au Liban depuis le 4 octobre, s'alarme l'Unicef

Un homme, des femmes et des enfants assis dans la cour du complexe immobilier Azariyé dans le centre de Beyrouth, où les personnes déplacées par le conflit du sud du Liban sont abritées, le 15 octobre 2024. Photo AFP ou licenciés

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a averti, jeudi, contre les conséquences « dévastatrices » de la guerre sur la vie des enfants au Liban. « Depuis le 4 octobre de cette année, au moins un enfant est tué chaque jour et dix sont blessés », a dénoncé la directrice générale de l’organisation internationale, Catherine Russell, observant que « la guerre qui fait rage au Liban bouleverse la vie des enfants, leur infligeant de graves blessures physiques et de profondes séquelles psychologiques ».

Si « des milliers d’autres enfants ont réussi à sortir physiquement indemnes de ces nombreux mois de bombardements ininterrompus », ils souffrent désormais « d’un stress aigu dû à la violence et au chaos qui les entourent », ajoute-t-elle dans une déclaration.

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L’Unicef a aussi rappelé que la guerre détruit les environnements sûrs et protecteurs nécessaires aux enfants. «L’exposition à des périodes prolongées de stress traumatique peut avoir de graves répercussions sur leur santé et leur bien-être psychologique, qui les poursuivront tout au long de leur vie», a insisté le communiqué.

L’organisation a de plus souligné qu’elle est « à pied d’œuvre pour fournir un soutien psychologique d’urgence à des milliers d’enfants et de personnes les ayant à charge ». « Depuis le 23 septembre 2024, l’Unicef a fourni des premiers secours psychologiques à plus de 9 600 enfants et personnes qui les ont à charge et un soutien communautaire à près de 10 000 enfants », a-t-elle précisé.

L'Unicef a enfin appelé à un cessez-le-feu permanent et immédiat, afin de pouvoir accéder en toute sécurité à des services essentiels et de commencer à se remettre des traumatismes de la guerre. Car « ces enfants ne pourront pas vraiment guérir tant que les violences se poursuivent (...) Nous devons agir dès maintenant si nous voulons éviter que davantage d’enfants soient blessés ou tués, et protéger l’avenir de chaque enfant au sein du pays », a conclu l’organisation.

Si « des milliers d’autres enfants ont réussi à sortir physiquement indemnes de ces nombreux mois de bombardements ininterrompus », ils souffrent désormais « d’un stress aigu dû à la violence et au chaos qui les entourent », ajoute-t-elle dans une déclaration....
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