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Économie - Electricité

Fayad : 480 millions de dollars de pertes dans les secteurs de l’électricité, de l’énergie et de l’eau

Le ministre a indiqué que le Liban espérait renouveler son accord de troc avec l’Irak pour un an de plus et augmenter la quantité de fuel livré à Électricité du Liban (EDL).

Le ministre libanais sortant de l'Energie Walid Fayad (au centre) lors d'une réunion avec les responsables des Offices des eaux des différentes régions, le 9 octobre 2024. Photo fournie par le bureau de presse du ministère.

Le ministre sortant de l’Énergie, Walid Fayad, a estimé à près d’un demi-milliard de dollars la facture de « l’agression israélienne » contre le Liban dans les secteurs de l’électricité et de l’eau, entre pertes liées aux destructions et coûts additionnels engendrés, lors d’un entretien accordé à la chaîne CNBC Arabia le mardi 29 octobre. Il a précisé qu’il s’agissait d’une « première estimation ».

Les affrontements entre le Hezbollah et Israël, qui sont quotidiens depuis le 8 octobre 2023 – soit au lendemain du déclenchement de la guerre à Gaza – ont dégénéré en guerre quasi-totale depuis l’été, avec des bombardements massifs et destructeurs de l’armée israélienne sur plusieurs régions du pays. Plus de 2 800 personnes ont été tuées, dont une majorité depuis fin septembre, et environ 1,2 million ont fui les bombardements pour se réfugier dans d’autres parties du pays ou fuir à l’étranger.

Selon le ministre, l’ardoise s’élève déjà à 320 millions de dollars pour le seul secteur de l’électricité et à 160 millions de dollars pour celui de l’eau, soit 480 millions de dollars au total, selon des estimations de son ministère. À noter que les principales centrales électriques du pays, opérées par Électricité du Liban (EDL), n’ont pas été touchées pour l’instant par des bombardements.

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S’agissant des pertes dans le secteur de l’électricité, une partie de l’addition dévoilée par le ministre porte sur les coûts générés par les déplacements de population. Lors de son intervention, il a affirmé que la nécessité d’assurer «du courant, du chauffage et du carburant» dans les centres d’hébergement pour les déplacés avait jusqu’à présent coûté 33 millions de dollars.

Il a fallu mobiliser 60 millions de dollars pour renforcer les infrastructures électriques dans les régions qui accueillent des déplacés, afin que le réseau tienne, a-t-il dit.

Zones exposées aux bombardements

L’autre sous-ensemble regroupe les pertes liées aux dégâts et destructions provoqués sur les réseaux de distribution d’électricité dans les zones les plus touchées (Liban-Sud, Békaa, banlieue sud de Beyrouth et sud de Beyrouth), avec un total estimé à 100 millions de dollars.

Le ministre évoque enfin un manque à gagner de 130 millions de dollars lié à la collecte des factures, qu’EDL, en crise chronique depuis des années, recouvrait avec plusieurs mois de retard.

Le ministre n’a pas donné le même niveau de détail concernant la facture de la guerre pour le secteur de l’eau, indiquant qu’elle se répartissait entre pertes liées aux dégâts et coûts générés par les déplacements.

Dans son entretien, Walid Fayad a également assuré que son ministère travaillait en « coordination permanente » avec EDL pour maintenir la production et la distribution de courant aux abonnés, que ce soit dans les zones où se sont rendus les déplacés, ou celles plus exposées où il reste des habitants, ainsi qu’aux infrastructures vitales du pays (port, aéroport, etc.). Il a aussi affirmé que la coordination se poursuivait avec la Croix-Rouge et l’armée libanaise pour assurer les opérations de maintenance du réseau et de réparation dans plusieurs zones à risques, citant notamment « Hasbaya », « les environs de Tyr » ou « Nabatiyé », trois cazas qui sont particulièrement exposés aux bombardements israéliens.

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Interrogé sur l’état de l’accord de troc conclu entre le Liban et l’Irak, qui est actuellement la source d’approvisionnement d’EDL en carburant et qui arrive à son terme à la fin de l’année, le ministre a indiqué que des discussions étaient en cours pour « renouveler l’accord pour un an », voire augmenter la quantité de fuel fournie à « 2 millions de tonnes ». Il a également remercié l’Irak pour son « soutien » au Liban, que ce soit sur ce dossier ou dans d’autres liés à la guerre. Depuis fin septembre, les Libanais sont autorisés à voyager en Irak avec leur seule carte d'identité.

Conclu en juillet 2021 et enclenché au mois de septembre suivant, l’accord initial entre le Liban et l’Irak portait sur une quantité d’un million de tonnes de fuel, répartie sur une durée de 12 mois, afin de répondre à une partie des besoins du Liban en carburant pour son électricité publique, presque totalement paralysée avec la crise économique et financière qui a éclaté en 2019. En mai 2023, le Conseil des ministres irakien a annoncé augmenter la quantité totale de fuel allouée au Liban d'un million à 1,5 million de tonnes, renouvelant par la même occasion le contrat entre Beyrouth et Bagdad pour une troisième année. La mise en œuvre de l’accord avec l’Irak a enfin connu plusieurs problèmes liés à des retards de paiements de la part du Liban, notamment cette année.

S’agissant de la volonté affichée par le ministre israélien de l’Énergie, Elie Cohen, de remettre en question l’accord sur la délimitation de la frontière maritime conclu en octobre 2022 sous l’égide des États-Unis, le ministre a estimé que l’accord ne pouvait pas être « aussi facilement défait » et a appelé les partenaires internationaux du Liban à peser sur ce plan. Il a conclu l’entretien en rappelant la priorité de parvenir à un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

Le ministre sortant de l’Énergie, Walid Fayad, a estimé à près d’un demi-milliard de dollars la facture de « l’agression israélienne » contre le Liban dans les secteurs de l’électricité et de l’eau, entre pertes liées aux destructions et coûts additionnels engendrés, lors d’un entretien accordé à la chaîne CNBC Arabia le mardi 29 octobre. Il a précisé qu’il s’agissait d’une « première estimation ».Les affrontements entre le Hezbollah et Israël, qui sont quotidiens depuis le 8 octobre 2023 – soit au lendemain du déclenchement de la guerre à Gaza – ont dégénéré en guerre quasi-totale depuis l’été, avec des bombardements massifs et destructeurs de l’armée israélienne sur plusieurs régions du pays. Plus de 2 800 personnes ont été tuées, dont une majorité depuis fin septembre, et...
commentaires (4)

Dans quelle poche sont allées les recettes des factures honorées par les libanais qui paient rubis sur ongle un service majoré et surtaxé qui n’est même pas assuré? Et le service des eaux fera la même constatation un peu après et ce sera un autre qui aurait raflé la mise et ils viennent pleurer pour déficit abyssal créer par les corrompus au pouvoir de notre pays. Du balai on vous a assez prolongé la laisse, il serait temps de la serrer autour du cou de tous les vendus de ce pays.

Sissi zayyat

16 h 04, le 31 octobre 2024

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Commentaires (4)

  • Dans quelle poche sont allées les recettes des factures honorées par les libanais qui paient rubis sur ongle un service majoré et surtaxé qui n’est même pas assuré? Et le service des eaux fera la même constatation un peu après et ce sera un autre qui aurait raflé la mise et ils viennent pleurer pour déficit abyssal créer par les corrompus au pouvoir de notre pays. Du balai on vous a assez prolongé la laisse, il serait temps de la serrer autour du cou de tous les vendus de ce pays.

    Sissi zayyat

    16 h 04, le 31 octobre 2024

  • Pas d'électricité et pas d'eau et l'on perd kan même des millions... ya allah kon est riche... assfourieh mon amour

    Wlek Sanferlou

    13 h 24, le 31 octobre 2024

  • Grave ! Comment ils vont faire les préposés aux secteurs de l’électricité, de l’énergie et de l’eau pour boucler leur fins de mois juste avant les fêtes de fin d'année ?

    Remy Martin

    12 h 20, le 31 octobre 2024

  • une petite fraction en rapport aux impayés, privilèges et autres efforts de guerre et surtout de mauvaise gestion et lapidation des fonds publics pour des projets aussi pharaoniques qu'inutiles ... mais bon, ça on moins on peut en parler autour d'une réunion, votre excellence ! vive les bananes !

    Ayoub Elie

    11 h 56, le 31 octobre 2024

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