Une femme et un enfant traversant à pied la frontière entre le Liban et la Syrie, au niveau de Masnaa, dans la Békaa, le 16 octobre 2024. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
L'ONG Human Rights Watch a prévenu mercredi que les Syriens fuyant l'offensive israélienne au Liban risquaient de se faire arrêter à leur retour au pays, alors que plus de 355.000 Syriens sont retournés en Syrie en un peu plus d'un mois de guerre.
« Les Syriens qui fuient le Liban, en particulier les hommes, risquent la détention arbitraire et des mauvais traitements de la part des autorités syriennes », souligne l'organisation dans un communiqué. « Les décès en détention, dans des circonstances suspectes, de personnes expulsées soulignent le risque flagrant de détention arbitraire, de violences et de persécution pour ceux qui retournent », a déclaré Adam Coogle, le directeur adjoint pour le Moyen-Orient de HRW.
Depuis le début de la campagne de bombardements aériens lancée par Israël le 23 septembre, plus d'un demi-million de personnes ont fui le Liban vers la Syrie, dont plus de 355.000 Syriens, selon les chiffres officiels libanais. HRW dit avoir répertorié cinq arrestations en octobre.
« La Syrie n'est pas plus sûre » qu'avant
L'ONG cite le cas d'une femme dont le mari a été « immédiatement » arrêté par les renseignements militaires syriens. Le couple espérait qu'une récente amnistie, qui concernait notamment les déserteurs de l'armée, le protégerait.
« La Syrie n'est pas plus sûre pour un retour qu'elle ne l'était auparavant, mais les dangers croissants au Liban laissent de nombreux Syriens sans autre refuge », souligne Adam Coogle. « Leur retour ne traduit pas une amélioration des conditions en Syrie, sinon la triste réalité, le fait qu'ils sont privés d'alternatives plus sûres et contraints de revenir dans un pays où ils sont toujours confrontés aux risques de détention, de mauvais traitements et de mort. »
La semaine dernière, le ministre libanais des Transports, Ali Hamiyé, avait indiqué à l'AFP que les bombardements israéliens avaient rendu un deuxième poste-frontière entre le Liban et la Syrie inutilisable, ne laissant plus qu'un seul passage officiel opérationnel entre les deux pays.
Après près d'un an de tirs transfrontaliers entre le Hezbollah et Israël, l'armée israélienne mène depuis le 23 septembre une campagne de bombardements aériens contre les bastions du mouvement armé libanais, parallèlement à une offensive terrestre lancée le 30 septembre dans le sud du Liban, frontalier du nord d'Israël. La guerre a fait au moins 1.754 morts au Liban depuis le 23 septembre, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres du ministère de la Santé. L'armée israélienne affirme avoir perdu 37 soldats dans sa guerre au Liban depuis le début des opérations terrestres.




Il me semble de cet article que la HRW est une institution coquine et mesquine qui fait tout pour implanter Les Syriens au Liban.
23 h 18, le 30 octobre 2024