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Dernières Infos - Conflit

Liban/Syrie: un poste-frontière visé par Israël a vu son trafic chuter de 90%

Un cratère causé par une frappe israélienne non loin du poste-frontière de Jousieh, le 28 octobre 2024. LOUAI BESHARA/AFP

Au poste-frontière d'Al-Qaa-Jousieh entre le Liban et la Syrie, le trafic a chuté de 90% après un bombardement israélien côté syrien, a annoncé lundi un responsable, alors que des centaines de milliers de personnes ont quitté le territoire libanais pour fuir la guerre.

L'escalade du conflit entre le Hezbollah libanais et Israël depuis le 23 septembre a poussé plus de 500.000 personnes, majoritairement des Syriens, à fuir le Liban en traversant la frontière pour trouver refuge en Syrie, selon les autorités libanaises.

L'aviation israélienne avait déjà mené un raid le 4 octobre dans l'est du Liban près du poste-frontière de Masnaa avec la Syrie, coupant la principale route entre les deux pays.

Le 25 octobre, un nouveau raid israélien, du côté syrien du poste-frontière d'Al-Qaa-Jousieh, a rendu le passage hors service. Un trou de 12 mètres de diamètre sur un pont à la frontière rend la route impraticable pour les voitures, a constaté lundi un correspondant de l'AFP.

"Le trafic des déplacés a diminué de 90% depuis que le poste-frontière a été visé", a indiqué lundi à l'AFP le directeur de l'administration frontalière de Jousieh, côté syrien, Dabbah al-Michaal, debout près du cratère.

Avant "on accueillait en un jour près de 1.500 personnes, alors qu'aujourd'hui on ne dépasse pas les 150", a-t-il précisé.

Le Liban et la Syrie sont reliés par six points de passage, quatre situés côté syrien dans la province centrale de Homs, un dans la région de Damas, et le dernier, plus au nord, dans la région de Tartous.

Mais il existe aussi des dizaines de passages illégaux et de routes informelles chevauchant la longue frontière poreuse.

La frappe près du poste-frontière de Masnaa avait contraint des dizaines de milliers de personnes au Liban cherchant à fuir vers la Syrie à se rabattre sur des itinéraires alternatifs.

L'aviation israélienne y a mené une seconde frappe la semaine dernière, élargissant le cratère initial, et empêchant le passage des voitures.

Les postes-frontières dans la province syrienne de Homs se trouvent non loin de la ville d'Al-Qusayr, considérée comme une importante zone d'influence du Hezbollah, intervenu dans la guerre en Syrie pour épauler le régime de Bachar al-Assad.

Confirmant le 25 octobre le bombardement sur "des infrastructures du poste-frontière" d'Al-Qaa-Jousieh, un porte-parole de l'armée israélienne assurait que le Hezbollah "planifiait de transférer des armes via le point de passage".

Depuis le 23 septembre dernier, les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 1.600 morts, selon un décompte de l'AFP basé sur les données du ministère libanais de la Santé.

Au poste-frontière d'Al-Qaa-Jousieh entre le Liban et la Syrie, le trafic a chuté de 90% après un bombardement israélien côté syrien, a annoncé lundi un responsable, alors que des centaines de milliers de personnes ont quitté le territoire libanais pour fuir la guerre.

L'escalade du conflit entre le Hezbollah libanais et Israël depuis le 23 septembre a poussé plus de 500.000 personnes, majoritairement des Syriens, à fuir le Liban en traversant la frontière pour trouver refuge en Syrie, selon les autorités libanaises.

L'aviation israélienne avait déjà mené un raid le 4 octobre dans l'est du Liban près du poste-frontière de Masnaa avec la Syrie, coupant la principale route entre les deux pays.

Le 25 octobre, un nouveau raid...