À la bibliothèque du Parlement, une quarantaine de députés libanais. Photo Ali Fawwaz/ parlement libanais
Les parlementaires, un peu moins d'une quarantaine au total sur 128 députés, dont des membres du Bloc du Hezbollah, notamment Ali Ammar et Hassan Fadlallah, ont d’abord insisté sur la nécessité de faire preuve « de solidarité envers les populations déplacées » et de garantir un filet de sécurité nationale pour protéger le pays de toute conséquence négative résultant de l’agression israélienne.
Dans leur communiqué final, ils ont affirmé s'être mis d’accord pour considérer la question des déplacés comme une « cause nationale qui nécessite une approche collective ». Ils ont dans ce cadre invité le gouvernement sortant à redoubler d’efforts pour mettre à disposition des populations déplacées davantage de sites d’hébergement et garantir leurs besoins essentiels. Ils ont aussi appelé « la communauté internationale à assumer ses responsabilités » et à fournir une aide aux déplacés du Liban, car « les aides déjà assurées sont loin d’être suffisantes ».
Au moins trois députés du Hezbollah étaient présents à cette réunion, alors qu'une séance parlementaire la semaine dernière avait dû être levée faute de quorum, notamment en raison de l'absence des membres du parti chiite pour « raisons sécuritaires », après l'assassinat de figures de premier plan de l'axe pro-iranien, notamment du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre dernier.
Appel au respect de la propriété privée
Le Liban traverse une période de vacance présidentielle depuis le 31 octobre 2022. Son gouvernement démissionnaire se contente d'expédier les affaires courantes et le Parlement supposé se réunir pour élire un président ne parvient pas à organiser de scrutin pour cause de profondes divisions sur l'arsenal du Hezbollah et de politique de défense. La dernière séance consacrée à l'élection présidentielle remonte au 14 juin 2023. La dernière réunion parlementaire qui s'est tenue le 22 octobre 2024 avec pour objectif d'élire les commissions parlementaires n'a pas atteint ses objectifs, faute de quorum.




Personne n'a la responsabilité de faire quoi que ce soit envers le HB et encore moins de considérer le cas des déplacés comme une cause nationale. Cependant, pas tous les chiites sont des soutiens du tandem et il est difficile de les trier en temps de guerre. Par contre les désarmer et les aider ce n'est pas plus mal s'ils respectent ceux qui les reçoivent, sinon du vent! Apres la guerre le Liban devrait intenter un procès contre l'Iran a la Cours internationale de justice pour dommage et intérêts en dédommagement de tous les conflits que le HB a déclenché depuis sa création.
16 h 14, le 30 octobre 2024