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Politique - Crise

Les déplacés, une « cause nationale nécessitant une approche collective »

Une quarantaine de députés, dont certains font partie du bloc du Hezbollah, se retrouvent au Parlement pour une réunion de « dialogue ».

Les déplacés, une « cause nationale nécessitant une approche collective »

À la bibliothèque du Parlement, une quarantaine de députés libanais. Photo Ali Fawwaz/ parlement libanais

Des représentants des différents blocs parlementaires libanais se sont réunis lundi à la bibliothèque du Parlement, au centre-ville de Beyrouth, pour débattre de la question des déplacés au Liban dans un contexte d’intensification des frappes israéliennes, plus particulièrement sur la ville de Tyr au Liban-Sud. Dans le communiqué, les députés ont affirmé que la question des déplacés internes était considérée comme une « cause nationale ».  

Les parlementaires, un peu moins d'une quarantaine au total sur 128 députés, dont des membres du Bloc du Hezbollah, notamment Ali Ammar et Hassan Fadlallah, ont d’abord insisté sur la nécessité de faire preuve « de solidarité envers les populations déplacées » et de garantir un filet de sécurité nationale pour protéger le pays de toute conséquence négative résultant de l’agression israélienne. 

Dans leur communiqué final, ils ont affirmé s'être mis d’accord pour considérer la question des déplacés comme une « cause nationale qui nécessite une approche collective ». Ils ont dans ce cadre invité le gouvernement sortant à redoubler d’efforts pour mettre à disposition des populations déplacées davantage de sites d’hébergement et garantir leurs besoins essentiels. Ils ont aussi appelé « la communauté internationale à assumer ses responsabilités » et à fournir une aide aux déplacés du Liban, car « les aides déjà assurées sont loin d’être suffisantes ».

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Au moins trois députés du Hezbollah étaient présents à cette réunion, alors qu'une séance parlementaire la semaine dernière avait dû être levée faute de quorum, notamment en raison de l'absence des membres du parti chiite pour « raisons sécuritaires », après l'assassinat de figures de premier plan de l'axe pro-iranien, notamment du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre dernier.

Appel au respect de la propriété privée

Le Liban compte aujourd’hui plus d’1,4 million de réfugiés, selon un dernier bilan établi lundi par le ministre des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib. Ces déplacés viennent du Liban-sud, mais aussi de la banlieue sud de Beyrouth, et de la Békaa nord. De son côté, l'Organisation internationale des migrations (OIM), estimait le 13 octobre dernier que le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays, principalement au Liban-Sud s'élevait à 700 000.

Dans le communiqué, les parlementaires, parmi lesquels des députés des Forces libanaises, du Courant patriotique libre, du mouvement Amal allié du Hezbollah et lié au président du Parlement, Nabih Berri, ont encore appelé « l’armée libanaise, les forces de sécurité et les municipalités à accomplir leur devoir pour préserver la sécurité des déplacés et des résidents, à appliquer les lois avec fermeté, et à empêcher toute présence armée que ce soit de la part des déplacés ou des résidents ».

Ils ont aussi insisté sur la nécessité que « tous les citoyens, résidents ou déplacés, soient soumis aux règles de l’ordre public et au respect de la propriété privée », en référence à nombre d'incidents qui se sont déroulés dans certaines régions, où des déplacés ont squatté des résidences ou menacé des propriétaires refusant de les loger. Ils ont appelé le gouvernement pour ce faire à soutenir les municipalités pour leur permettre d’enregistrer les déplacés dans les structures d’accueil et de leur distribuer les aides en coordination avec l’Autorité gouvernementale de gestion des catastrophes.

Le Liban traverse une période de vacance présidentielle depuis le 31 octobre 2022. Son gouvernement démissionnaire se contente d'expédier les affaires courantes et le Parlement supposé se réunir pour élire un président ne parvient pas à organiser de scrutin pour cause de profondes divisions sur l'arsenal du Hezbollah et de politique de défense. La dernière séance consacrée à l'élection présidentielle remonte au 14 juin 2023. La dernière réunion parlementaire qui s'est tenue le 22 octobre 2024 avec pour objectif d'élire les commissions parlementaires n'a pas atteint ses objectifs, faute de quorum. 

Les parlementaires ont enfin demandé aux déplacés souhaitant exercer une activité commerciale ou professionnelle d'obtenir les autorisations des autorités compétentes, conformément aux législations.

Ces déplacés viennent du Liban-sud, mais aussi de la banlieue sud de Beyrouth, et de la Békaa nord. De son côté, l'Organisation internationale des migrations (OIM), estimait le 13 octobre dernier que le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays, principalement au Liban-Sud s'élevait àDans le communiqué, les parlementaires, parmi lesquels des députés des Forces libanaises, du Courant patriotique libre, du mouvement Amal allié du Hezbollah et lié au président du Parlement, Nabih Berri, ont encore appelé « l’armée libanaise, les forces de sécurité et les municipalités à accomplir leur devoir pour préserver la sécurité des déplacés et des résidents, à appliquer les lois avec fermeté, et à empêcher toute présence armée que ce soit de la part des déplacés ou des résidents ».Ils ont...
commentaires (7)

Personne n'a la responsabilité de faire quoi que ce soit envers le HB et encore moins de considérer le cas des déplacés comme une cause nationale. Cependant, pas tous les chiites sont des soutiens du tandem et il est difficile de les trier en temps de guerre. Par contre les désarmer et les aider ce n'est pas plus mal s'ils respectent ceux qui les reçoivent, sinon du vent! Apres la guerre le Liban devrait intenter un procès contre l'Iran a la Cours internationale de justice pour dommage et intérêts en dédommagement de tous les conflits que le HB a déclenché depuis sa création.

Pierre Christo Hadjigeorgiou

16 h 14, le 30 octobre 2024

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Commentaires (7)

  • Personne n'a la responsabilité de faire quoi que ce soit envers le HB et encore moins de considérer le cas des déplacés comme une cause nationale. Cependant, pas tous les chiites sont des soutiens du tandem et il est difficile de les trier en temps de guerre. Par contre les désarmer et les aider ce n'est pas plus mal s'ils respectent ceux qui les reçoivent, sinon du vent! Apres la guerre le Liban devrait intenter un procès contre l'Iran a la Cours internationale de justice pour dommage et intérêts en dédommagement de tous les conflits que le HB a déclenché depuis sa création.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    16 h 14, le 30 octobre 2024

  • Comme par hasard ils se rappellent tous au souvenir des citoyens et les invitent à montrer leur solidarité. Hier encore on ne figurait pas dans leur dictionnaire et voulait nous asservir en nous imposant un président de leur choix. Comment peuvent ils être aussi exigeants avec des citoyens qui ont été contre cette guerre et leur imposer à assumer ses conséquences comme si c’était la chose la plus normale à faire.

    Sissi zayyat

    10 h 38, le 29 octobre 2024

  • bravo il faut que l'iran casque et pas le gouvernement libanais et surtout mr Berry qui disait oui l'état doit intervenir. L'état c'est toi

    Khalil Antoine

    23 h 33, le 28 octobre 2024

  • approche collective? Oui ! Le binôme chiite devrait casquer !

    LeRougeEtLeNoir

    19 h 42, le 28 octobre 2024

  • Que ceux qui ont foutu la m... se débrouillent pour la nettoyer..! Ils ont pillé le pays et les économies du secteur privé une fois ça suffit !

    LeRougeEtLeNoir

    19 h 41, le 28 octobre 2024

  • En fait ce sont les barbus et leurs affiliés qui considèrent les déplacés comme une cause nationale, alors que c'est à cause de la guerre des autres que le pays est dans cette situation... Par contre les députés réunis (y compris ceux qui ne ce sont pas déplacés à la dernière réunion pour soit disant des problèmes de sécurité) semblent en ignorer la cause.

    Zeidan

    17 h 38, le 28 octobre 2024

  • La seule cause nationale qui vaut la peine , et la source ultime de tous nos maux: désarmer le HB et mettre le Liban sous l'autorité de l'Etat. La chii3yé siessié c est fini s'il vous plaît. Tout rentrera dans l'ordre en 3 jours apres cela

    Aboumatta

    17 h 02, le 28 octobre 2024

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