Le Premier ministre libanais Najib Mikati donne une interview à l'AFP à Beyrouth le 15 octobre 2024. Photo ANWAR AMRO / AFP
Le Premier ministre sortant Nagib Mikati a déclaré, dans un entretien avec la chaîne qatarie al-Jazeera mardi, « avoir reçu des sortes de garanties américaines concernant une réduction du niveau d’escalade israélienne sur Beyrouth et sa banlieue sud ». « Les Américains sont sérieux dans leurs pressions sur Israël en vue d’un cessez-le-feu », a-t-il assuré.
« Les mesures sécuritaires strictes appliquées à l’aéroport visent à ôter à Israël tous les prétextes qu’il pourrait invoquer pour attaquer l’aéroport de Beyrouth, les ports et les passages frontaliers terrestres » (avec la Syrie), a-t-il ajouté.
Sur le plan diplomatique, M. Mikati a souligné qu’il « existe des tentatives au Conseil de sécurité (des Nations unies) en vue de décréter un cessez-le-feu (au Liban, entre Israël et le Hezbollah, ndlr), de renforcer l’armée et de mettre en application la résolution 1701 (qui a mis fin à la guerre en 2006) des Nations unies mais elles ne sont pas encore arrivées à terme ». Il a rappelé que le Conseil de sécurité s’est tenu la semaine dernière mais n’a pas réussi à imposer un cessez-le-feu au Liban. « Nous essayons de sécuriser une approbation internationale préalable avant de soumettre à nouveau cette question au Conseil de sécurité, surtout que la plupart des pays sont solidaires du Liban », a-t-il ajouté.
M. Mikati a assuré que la décision d’appliquer la résolution 1701 a été prise au sein du gouvernement libanais la semaine dernière, et que les demandes d’une résolution sur le cessez-le-feu à l’ONU ont été accompagnées d’un engagement du gouvernement libanais à déployer l’armée au Liban-Sud. « La 1701 est la solution, préparons-nous donc à la mettre en application, d’autant plus que l’armée est prête à renforcer sa présence au Liban-Sud en coopération avec la Finul », a-t-il insisté.
Dans un autre entretien à l'AFP mardi, M. Mikati a assuré que « l'Etat libanais est prêt à imposer sa souveraineté sur tout le territoire libanais » en vertu des résolutions internationales, dont la 1701 qui prévoit que seuls l'armée et les Casques bleus soient déployés dans le sud du pays. « Nous avons actuellement 4.500 militaires dans le sud et nous voulons passer à entre 7.000 et 11.000 », a-t-il ajouté.
Interrogé sur al-Jazeera sur la résolution 1559 des Nations unies (adoptée en 2004 et stipulant, entre autres, le désarmement des milices au Liban, ndlr), il a estimé « qu’il n’y a pas besoin de soulever la question de la résolution 1559 actuellement, parce qu’elle est source de désaccord entre les Libanais ». La 1559 a récemment été remise sur le tapis par les Forces libanaises (FL), un opposant politique au Hezbollah, et rejetée par l’allié de ce parti, le chef du Parlement Nabih Berry.
Sur les rumeurs qui courent autour de la volonté israélienne d’imposer une bande frontalière de cinq kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, M. Mikati a assuré « que l’Etat libanais n’a reçu aucun document officiel à ce propos » et martelé à al-Jazeera que toute occupation d’un quelconque territoire libanais est « refusée ». Répondant à une question de l'AFP, et alors que l'armée israélienne dit mener des incursions terrestres au Liban depuis le 30 septembre, le Premier ministre a affirmé qu'il « y a des avancées et des reculs, (les soldats israéliens) entrent et sortent » du territoire libanais.
Conférence de Paris
Nabib Mikati a aussi affirmé à l'AFP attendre de la conférence internationale du 24 octobre à Paris de la « solidarité avec le Liban ». « Nous allons demander une aide humanitaire et une aide pour la sécurité », relative à « tout ce qui concerne l'armée et les forces de sécurité intérieure », a dit M. Mikati, espérant ensuite « une conférence spéciale pour aider l'armée libanaise ».
Le ministère français des Affaires étrangères avait annoncé vouloir mobiliser la communauté internationale pour porter secours aux six millions d'habitants du Liban et pour soutenir les institutions du pays, sans président depuis deux ans et qui peine à imposer la présence de son armée dans le sud. Depuis près de deux ans, les divergences au Parlement entre le camp du Hezbollah et ses adversaires ont empêché l'élection d'un chef de l'État.
M. Mikati a toutefois affirmé que « des efforts sérieux étaient en cours pour l'élection d'un président de la République ».



Quand a l’armée Libanaise, si elle n'a pas été proprement armée c'est a cause de la présence du HB. Elle peut l’être en moins de deux si le HB lui remet ses armes de suite. Il sera des lors puissant et pourra le compléter et le développer encore mieux que le HB. Il est garantie qu’Israël n'osera plus rien faire car tout sera légal. De plus tous les Libanais se sentiront alors concerné car les décisions seront prises en fonction de la constitution et non d'un vieux gaga a 3000 km de la! Le HB n'a rien protégé mais mis le pays en feu et en flamme pour rien! Criminels!
10 h 32, le 16 octobre 2024