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Dans mes veines ruissellent le pourpre de mon Levant… Mon cœur palpite aux murs du son… Mes narines sniffent les poussières toxiques… Je vibre aux « coups » des explosions… Je survis aux attaques tactiques… Je vis dans la peur, la peur du lendemain, la peur pour mes enfants… « Celui qui n’a pas peur n’est pas normal ; ça n’a rien à voir avec le courage », dixit Sartre, un réconfort, enfin !
Il me reste quelques images qui se bousculent dans ma tête… Les orangeraies de mon Sud à perte de vue, l’énorme portail couleur rouille sang, le tracteur de mon père, le défilé des ruisseaux, des rivières, des fleuves, de l’eau…
Dans mes veines coule un pourcentage de sang de mon pays voisin, la Palestine de ma grand-mère, au délicieux parfum des fleurs d’oranger de Jaffa…
Aujourd’hui mon voisin est sioniste, criminel, barbare, en termes de victimes, il fait une mauvaise comptabilité !
Il m’attaque, m’envahit, saccage, me détruit, m’anéantit, depuis des dizaines d’années…
Une parenthèse dans le temps et il profite… (hier, 1948, l’Israël naissant, enjeu-clé dans l’élection de Truman… Aujourd’hui, 2024, trêve préélectorale, silences et soutiens armés des États-Unis, en faveur de ce même Israël…) C’est à se demander, qui est le dominé, qui est le dominant ?
L’histoire se répète, les guerres se superposent, les batailles continuent, au quotidien, à l’intime…
Je me tais, car dans les veines de mon plus proche voisin coule ce sang-là, violent et non pas rouge violacé, violet… son ADN a parlé…
Et c’est la guerre dedans et dehors.
Ça palpite, ça vibre, ça explose et ça recommence… mais ce n’est plus synchro ! Je me tais… peur de représailles dans cette dictature du plus fort ? !
Ne restez pas spectateurs, oui, vous !
Les manipulateurs, les fournisseurs d’armes, les makers of disaster, les profiteurs, les destructeurs, les colonisateurs… Honte à vous ! Enfin ! Oui vous, les Occidentaux, qui avez craché et boosté le démon dans mon « profond Orient ».
Pauvre Sud ! Triste sort aux Sudistes ! Pas de veine pour nous
Levantins… Mais je le sens, je le ressens, sang pour sang et 100 %, je resterai. Mon père a préféré partir très tôt. Lui, il était visionnaire ! Moi, je vis au jour le jour.
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Très bel article, avec tellement de sentiments…
20 h 35, le 14 octobre 2024