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Société - Guerre Au Liban

Polémique sur une vidéo d’une journaliste aidant à « forcer » l’ouverture d’un local pour loger des déplacés à Beyrouth

Rabia Zayat se défend de ces accusations.

Polémique sur une vidéo d’une journaliste aidant à « forcer » l’ouverture d’un local pour loger des déplacés à Beyrouth

La journaliste libanaise Rabia Zayat. Photo tirée de son compte Instagram

Une vidéo montrant la journaliste libanaise Rabia Zayat accompagnant des hommes en train de forcer la devanture d’un local pour abriter des déplacés à Beyrouth a suscité une polémique, alors que la guerre entre le Hezbollah et Israël a fait plus d’un million de déplacés, selon le gouvernement. Des internautes ont estimé que la journaliste « prend d’assaut » des propriétés privées, mais elle a affirmé que les propriétaires du local concerné ont autorisé son ouverture aux déplacés.

La vidéo, qui a fait le tour de la Toile mercredi, montre quatre hommes, vêtus de noir, qui tentent d’entrer par effraction dans un local d’une rue de Lazariyé, dans le centre-ville de Beyrouth. Deux policiers des Forces de sécurité intérieure (FSI) se tiennent à leurs côtés. « Vous leur avez permis d’ouvrir ces magasins ? » demande à la journaliste un homme qui filmait la scène. « C’est l’État qui le leur a permis », répond-elle, en montrant du doigt les policiers. « C’est une initiative humaine et personnelle », poursuit-elle, estimant que « tout doit être ouvert aux déplacés. Il y a des endroits (pour eux), mais qui sont fermés ».

« Prendre d’assaut des lieux privés »

Ces images ont suscité une vague de critiques au Liban, des internautes estimant que la journaliste appelle à s’en prendre aux propriétés privées pour abriter des déplacés. Rabia Zayat « prend d’assaut des magasins fermés, considérés comme des propriétés privées, pour assurer un abri aux personnes déplacées », a fustigé le compte «Political Pen» sur Instagram.  « Le droit de propriété est protégé par la Constitution. Personne ne devrait être privé de sa propriété, même avec le soutien des forces de sécurité », a-t-il ajouté.


Contactées, les FSI n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour un commentaire. Réagissant à cette polémique, Rabia Zayat s’en est expliquée, mercredi soir, sur ses réseaux sociaux. 

La journaliste s’explique

« En tant que mère, journaliste et citoyenne libanaise, je ne me permets pas de prendre d’assaut des propriétés privées. J’étais présente sur place avec des journalistes et artistes dans le cadre d’une tournée auprès des déplacés. Un journaliste m’a demandé si j’avais permis aux hommes d’ouvrir le magasin. Je lui ai dit que c’était l’État. Je ne me permets pas d’inciter quelqu’un à prendre d’assaut une propriété privée », a-t-elle souligné.

Selon la journaliste, le magasin en question appartient à la société de finances Intra Investment, fondée en 1970, qui a autorisé l’ouverture de plusieurs de ses locaux pour les déplacés, comme c’est le cas pour celui de Lazariyé à  Beyrouth. « Les locaux ne peuvent être ouverts sans l’autorisation de la compagnie. Après avoir obtenu son aval, les hommes (apparus dans la vidéo), qui n’avaient pas de clés, ont essayé de l’ouvrir par la force. N’ayant pas réussi à le faire, ils ont recontacté la compagnie pour obtenir les clés », a expliqué la journaliste.


L’Orient-Le Jour a tenté de contacter la journaliste et la compagnie concernée, mais en vain. 

Cette polémique intervient dans un contexte tendu au Liban, où l’escalade militaire israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud du pays et la Békaa a poussé leurs habitants à se déplacer. Des milliers d’entre eux se trouvent toujours dans la rue, les centres pour déplacés fixés par le gouvernement étant saturés.

Le ministre libanais sortant de l’Intérieur, Bassam Maoulaoui, a assuré, jeudi, lors d’une réunion du Conseil central de sécurité, que les services sécuritaires veillent à la protection des biens publics et privés dans la capitale, après la polémique suscitée la veille par la diffusion d’une vidéo tournée lors d’une descente de la police sur le front de mer à Beyrouth pour déloger des déplacés. « Nous avons besoin de plus de centres d’accueil (pour les déplacés) dans la capitale », a précisé le ministre.

Une vidéo montrant la journaliste libanaise Rabia Zayat accompagnant des hommes en train de forcer la devanture d’un local pour abriter des déplacés à Beyrouth a suscité une polémique, alors que la guerre entre le Hezbollah et Israël a fait plus d’un million de déplacés, selon le gouvernement. Des internautes ont estimé que la journaliste « prend d’assaut » des propriétés privées, mais elle a affirmé que les propriétaires du local concerné ont autorisé son ouverture aux déplacés.La vidéo, qui a fait le tour de la Toile mercredi, montre quatre hommes, vêtus de noir, qui tentent d’entrer par effraction dans un local d’une rue de Lazariyé, dans le centre-ville de Beyrouth. Deux policiers des Forces de sécurité intérieure (FSI) se tiennent à leurs côtés. « Vous leur avez permis d’ouvrir...
commentaires (16)

De mémoire, le Hezbollah avait affirmé avoir organisé les infra structures pour accueillir tous les déplacés. La journaliste aurait dû s’en prendre aussi au Hezbollah de n’avoir pas tenu ses engagements

Lecteur excédé par la censure

17 h 04, le 11 octobre 2024

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Commentaires (16)

  • De mémoire, le Hezbollah avait affirmé avoir organisé les infra structures pour accueillir tous les déplacés. La journaliste aurait dû s’en prendre aussi au Hezbollah de n’avoir pas tenu ses engagements

    Lecteur excédé par la censure

    17 h 04, le 11 octobre 2024

  • Bien entendu, l’OLJ préfère publier les actes répréhensibles d’une journaliste en manque de crédibilité plutôt que les commentaires de ses lecteurs. Votre interprétation de la liberté d’expression est plus que fantaisiste. Au moins, la dite journaliste a fait le buzz, à eu son moment de gloire et a pu montrer une partie de ses bijoux et le résultat de sa chirurgie esthétique

    Lecteur excédé par la censure

    11 h 58, le 11 octobre 2024

  • L’armée libanais est devant un challenge qui devrait définir son rôle prochain à montrer son autorité et sa volonté de défendre tous les libanais des dangers intérieurs comme extérieurs en faisant respecter la loi et les droits des citoyens qui leur ont été volés. Il ne faut pas trembler sous aucun prétexte. Ceci est un test pour elle pour voir si elle laisse faire par crainte de destabilisation ou si elle est prête à tous les scénarios.

    Sissi zayyat

    11 h 13, le 11 octobre 2024

  • Modérateurs de l’OLJ, vous redressez de jour en jour en censurant mes commentaires que vous ne comprenez pas! Un conseil, essayez de réfléchir un peu et lire les commentaires au 2nd degré

    Lecteur excédé par la censure

    10 h 50, le 11 octobre 2024

  • Un scénario auquel tout le monde s’attendait. Ces gens là croient que le Liban leur appartient et qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent des citoyens libanais tant qu’ils le peuvent encore. Ils veulent transformer cette guerre en guerre civile comme l’avait promis leur feu zaim. Vous êtes, soit avec nous, soit morts. On y est. L’armée devrait utiliser toute son autorité pour les empêcher de réaliser leur rêve mortifère. Elle est à sa première épreuve pour montrer qu’elle ne se fera plus marcher dessus.

    Sissi zayyat

    10 h 17, le 11 octobre 2024

  • Pourquoi n’iront ils pas en Iran chez les mollahs qu’ils défendent depuis des décennies? Les hôpitaux sont saturés et les libanais n’ont pas les moyens de les recevoir pour les héberger et les nourrir. Leur chef a pris le soin de les dépouiller avant sa mort, alors comment aider les autres alors qu’on peine à subvenir aux besoins de sa propre famille. A un moment il faut être réaliste.

    Sissi zayyat

    10 h 13, le 11 octobre 2024

  • Un scénario auquel on s’attendait. Cela devait arriver tôt ou tard, ces gens croient que notre pays dans son ensemble leur appartienne et ils veulent coûte que coûte transformer cette guerre en guerre civile comme l’avait promis leur zaim avant sa mort. Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes morts. Cet acte va se retourner contre les déplacés et qu’ils ne viennent pas nous pleurer dans les jupons. Ils avaient promis de résister pour sauver leur barbu, alors que viennent ils faire chez nous, nous les mangeurs de ports, les dépravés et les mécréants?

    Sissi zayyat

    10 h 11, le 11 octobre 2024

  • Elle a une belle montre dit donc, ca pourrait acheter de quoi nourrir 100 réfugiés durant 1 an

    Aboumatta

    22 h 23, le 10 octobre 2024

  • Pourquoi Berri ne les logent pas dans son horrible grand palais ??

    Wow

    22 h 05, le 10 octobre 2024

  • On attend toujours que la justice et les forces de l'ordre prennent des mesures vis á vis de la journaliste. Tous les libanais en ont marre de la complaisance vis á vis de la milice et de ses suppôts. Pour rappel un tweet effacé de Majdouline lahham lui a valu un mandat d'amener....deux poids deux mesures toujours.

    Moi

    20 h 24, le 10 octobre 2024

  • C’est de la provocation De l’incitation à voler les biens d’autrui Avec des personnes comme ça on ressent le danger de confrontation avec les déplacés qui pourraient croire que tout leur est permis MAIS AU NOM DE QUOI ?????

    Gretta Ghafari

    20 h 15, le 10 octobre 2024

  • Elle pourrait ouvrir sa propre maison.

    Nadim Audi

    19 h 34, le 10 octobre 2024

  • Que cette journaliste fasse son boulot et qu'elle aille, si elle le souhaite au Sud pour faire des reportages. Elle n'a pas A DECIDER quel magasin, quel établissement, quel propriété privée doit être forcé et ouvert. Que chacun s'occupe de ses oignons et que tout le monde soit respecté y compris les propriétaires de locaux. ( privés ). Qu'elle ne fasse pas le Buzz aux dépends des populations dans le besoin

    LE FRANCOPHONE

    19 h 27, le 10 octobre 2024

  • Il faudrait forcer les portes de l'hotel Eden Bay, construit sur le domaine PUBLIC a Ramlet el Baida par Mme Berry.

    Michel Trad

    19 h 18, le 10 octobre 2024

  • n'ont-il pas assez pris de terrains appartenant a des Chretiens a travers tout Dahieh?

    Karim Ghantous

    19 h 10, le 10 octobre 2024

  • On a parlé des écoles seulement. Pas des propriétés privées.

    Mohamed Melhem

    19 h 09, le 10 octobre 2024

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