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Liban - Escalade Au Mo

Guterres « inquiet » que le Liban ne se transforme en un second Gaza

Les réactions des organisations internationales et des grandes puissances se sont multipliées dimanche, demandant un « cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hezbollah ».

Guterres « inquiet » que le Liban ne se transforme en un second Gaza

Le secrétaire général des Nations Unies António Guterres, s'exprimant au cours d'une conférence de presse avant l'ouverture de la 79e session de l'Assemblée générale de l'ONU, le 18 septembre 2024 à New York. Photo AFP/BRYAN SMITH

A l’issue d’une semaine folle au cours de laquelle plusieurs attaques israéliennes contre le Hezbollah au Liban ont mis le pays au bord de la guerre totale, les réactions internationales, notamment occidentales, se sont succédé en vue d’appeler à la retenue et au cessez-le-feu, exprimant une inquiétude face à une escalade accrue entre le parti chiite et l’État hébreu.

Mardi et mercredi, des milliers d’explosions dans des appareils de communication aux mains d'activistes du Hezbollah ont fait des dizaines de tués et des milliers de blessés. L'attaque a été imputée par le groupe islamiste et le gouvernement libanais à Israël. Vendredi, un raid israélien sur la banlieue-sud de Beyrouth a tué plusieurs hauts responsables de l’unité militaire d’élite du parti, faisant en même temps des dizaines de victimes civiles.

A ce sujet, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est déclaré dimanche « inquiet » que le Liban ne se « transforme en un second Gaza ». L’enclave palestinienne est aujourd'hui largement détruite par une guerre qui a déjà fait plus de 40 000 tués, suite à l'opération « Déluge d'al-Aqsa » du Hamas le 7 octobre 2023. Le front libanais a été ouvert par le Hezbollah le lendemain, le 8 octobre 2023.

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« Ce qui m'inquiète c'est la possibilité que le Liban se transforme en un second Gaza », s'est-il alarmé sur la chaîne CNN en prélude à la semaine de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Antonio Guterres a par ailleurs estimé qu'il était « évident » que ni Israël, ni le Hamas, « ne souhaitent réellement » un cessez-le-feu à Gaza. « Pour moi il est clair que les deux parties ne sont pas intéressées par un cessez-le-feu. Et c'est une tragédie parce que c'est une guerre qui doit cesser », a-t-il déploré.

Pour sa part, la représentante de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert a mis en garde contre une « catastrophe imminente » au Moyen-Orient, estimant que la solution à l'escalade entre le Hezbollah et Israël ne pouvait pas être d'ordre militaire. « Alors que la région est au bord d'une catastrophe imminente, nous ne pouvons pas le dire assez : il n'y a PAS de solution militaire pour rendre l'un ou l'autre côté plus sûr », a-t-elle écrit sur son compte X.


L’escalade « pas dans l’intérêt » d’Israël

Du côté de la Maison-Blanche, le porte-parole John Kirby a souligné qu’une « escalade » militaire n'est pas dans « l'intérêt d'Israël », assurant que les États-Unis partageaient « directement » ce sentiment avec leurs « homologues israéliens ». Le porte-parole de l'exécutif américain a estimé qu'il existait toujours « un espace » pour une « solution diplomatique » au conflit. « C'est ce à quoi nous travaillons », a-t-il ajouté, sans donner davantage de détails. Dans la soirée, le président américain Joe Biden s'est, lui, dit inquiet dimanche des tensions au Moyen-Orient et a assuré faire « tout son possible » pour éviter un élargissement du conflit.

Même inquiétude exprimée par l’Union européenne (UE), qui s’est dit « extrêmement préoccupée par l'escalade au Liban après les attaques de vendredi à Beyrouth », selon une déclaration dimanche du chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell. Le responsable a appelé à un « cessez-le-feu le long de la Ligne bleue » qui sépare depuis 2000 les forces armées libanaises de celles d'Israël, « tout comme à Gaza ». « Les civils paient un prix élevé », et ils seront « à nouveau ceux qui souffriront le plus dans une guerre totale, qui doit être évitée, y compris au moyen de nouveaux efforts diplomatiques intenses », a-t-il ajouté.

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Le chef de la diplomatie britannique David Lammy a appelé de son côté à « un cessez-le-feu immédiat » entre Israël et le Hezbollah, face à « une escalade inquiétante » de la situation. « Ces derniers jours, nous avons assisté à une escalade inquiétante entre Israël et le Hezbollah libanais. Notre message à toutes les parties est clair : nous avons besoin d'un cessez-le-feu immédiat (...) afin de parvenir à un règlement politique », a ajouté le secrétaire au Foreign Office.

« Encore une fois, toute la région retient son souffle, c'est pourquoi nous avons un besoin urgent de mesures concrètes au Proche-Orient pour désamorcer la situation et éviter de nouvelles victimes civiles », a écrit pour sa part le ministère allemand des Affaires étrangères sur le réseau X. « Une solution diplomatique au conflit doit être possible », a enfin déclaré dans un communiqué le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Hebestreit.

De son côté, l'Egypte a dit redouter dimanche une guerre régionale totale au Moyen-Orient en raison de l'escalade des violences entre le Hezbollah libanais chiite-pro-iranien et Israël, un conflit qui sape les efforts diplomatiques en vue d'une trêve dans la bande Gaza. "Il y a beaucoup d'inquiétudes (...) sur la possibilité d'une escalade dans la région qui conduise à une guerre totale", a déclaré à l'AFP au siège de l'ONU à New York le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, mettant en garde contre "des effets négatifs" de ce conflit à la frontière israélo-libanaise sur les négociations pour un cessez-le-feu entre Israël et le mouvement palestinien Hamas à Gaza.

Ce pays a été très impliqué dans les négociations autour d'une trêve à Gaza. 

A l’issue d’une semaine folle au cours de laquelle plusieurs attaques israéliennes contre le Hezbollah au Liban ont mis le pays au bord de la guerre totale, les réactions internationales, notamment occidentales, se sont succédé en vue d’appeler à la retenue et au cessez-le-feu, exprimant une inquiétude face à une escalade accrue entre le parti chiite et l’État hébreu.Mardi et mercredi, des milliers d’explosions dans des appareils de communication aux mains d'activistes du Hezbollah ont fait des dizaines de tués et des milliers de blessés. L'attaque a été imputée par le groupe islamiste et le gouvernement libanais à Israël. Vendredi, un raid israélien sur la banlieue-sud de Beyrouth a tué plusieurs hauts responsables de l’unité militaire d’élite du parti, faisant en même temps des dizaines de...
commentaires (2)

Israël a fabriqué le Hamas, ne l'oublions pas.

KHL V.

08 h 48, le 23 septembre 2024

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Commentaires (2)

  • Israël a fabriqué le Hamas, ne l'oublions pas.

    KHL V.

    08 h 48, le 23 septembre 2024

  • "Ce pays a été très impliqué dans les négociations autour d'une trêve à Gaza. " pas seulement, ils ont laissé le Hamas construire ses tunnels et s'armer de façon incroyable

    Dorfler lazare

    23 h 54, le 22 septembre 2024

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