Le ministre libanais sortant de l'Intérieur Bassam Maoulaoui, pendant une conférence de presse, le 7 août 2023. Photo d'archives Houssam Chbaro
Le ministre libanais sortant de l'Intérieur, Bassam Maoulaoui, a critiqué lundi le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), estimant que l'agence onusienne « refuse » que les réfugiés syriens quittent le Liban. Il a par ailleurs assuré que les Libanais ne veulent pas d'une guerre élargie avec Israël.
Au cour d'une interview lundi soir sur la chaîne américaine en langue arabe al-Hurra, le ministre a estimé que « le Liban n'est pas un pays d'accueil (pour les réfugiés syriens) ». « Le HCR refuse que les Syriens quittent le Liban et ne coopère pas avec les autorités libanaises pour ce qui est de fournir les données qu'il possède sur les réfugiés », a-t-il ajouté. Les autorités libanaises ont reproché à maintes reprises au HCR de ne pas leur fournir toutes les informations qu'il possède sur les Syriens enregistrés auprès de l'ONU.
M. Maoulaoui a d'autre part commenté la frappe menée par le Hezbollah le 24 août, en réponse à l'assassinat de son cadre militaire Fouad Chokor, estimant que cette opération « n'était pas comparable aux préparatifs et à la peur vécues au Liban (...) Une telle frappe est une preuve que les Libanais ne veulent pas d'une guerre élargie, que le pays ne pourra pas supporter », a-t-il déclaré.
« La crainte d'une guerre étendue est en recul et les efforts politiques au Liban et au niveau de la communauté internationale ont permis de ne pas transformer le Liban-Sud en Gaza », a souligné le ministre. Il a par ailleurs loué les efforts du Premier ministre sortant Nagib Mikati, du président du Parlement Nabih Berry, et du ministre sortant des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, dans ce dossier. Selon lui, les prises de positions des États-Unis, de l'Arabie saoudite et des pays du Golfe ont également permis d'épargner le Liban.
Concernant la présidentielle, Bassam Maoulaoui a indiqué que le président de la Chambre « effectue tout ce qu'il faut au niveau interne ». Il a aussi salué les efforts du quintette dans ce cadre. « Au cas où la présidentielle n'a pas lieu, le gouvernement, le Parlement et les autorités libanaises doivent prendre les mesures juridiques nécessaires pour renforcer l'armée et lui apporter tout le soutien nécessaire », a-t-il conclu.



Ce n’est pas difficile, il n’y a qu’à déclarer tous les membres du HCR personna non grata au Liban et les expulser vers leur pays d’origine
17 h 31, le 03 septembre 2024