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Politique - Liban

La « présence syrienne » en baisse dans le Metn après des « mesures strictes », selon un député FL

Razi el-Hajj avait envoyé des lettres aux municipalités du caza, leur demandant d'appliquer des procédures strictes pour limiter la présence de migrants et réfugiés syriens.

La « présence syrienne » en baisse dans le Metn après des « mesures strictes », selon un député FL

Des Syriens expulsés de leurs logements à Kfar Dlaqous dans le caza de Zghorta, au Liban-Nord. Photo d'illustration Michel Hallak

Le député des Forces libanaises (FL) Razi al-Hajj a affirmé, dans un communiqué, que le nombre de réfugiés et migrants syriens dans le caza du Metn avait « diminué de 15 % » au cours des six derniers mois, après des « mesures strictes » qu'il avait demandées à plusieurs municipalités d'observer.

Cette initiative des Forces libanaises est intervenue après des années de campagnes politiques ciblées contre la présence de réfugiés syriens, et alors que l'aliénation de la population syrienne au Liban s'était gravement accrue après l'assassinat d'un responsable du parti, Pascal Sleiman, en avril dernier. M. Sleiman aurait été tué, selon l'armée libanaise, par des ressortissants syriens au cours d'un « vol qui a mal tourné ».

Deux recensements en six mois

Le bureau de Razi el-Hajj a affirmé que son recensement fait suite à une première étude du genre menée en janvier 2024. Celle-ci détaillait le nombre de Syriens dans le caza et « les obstacles auxquels les municipalités étaient confrontées pour faire face à ce phénomène ». Le second recensement a été effectué au cours de la dernière semaine de juin 2024 « par le biais d'une communication directe avec les municipalités pour s'assurer que les procédures sont mises en œuvre et pour s'enquérir du nombre actuel de Syriens dans leur périmètre », ajoute le communiqué publié mercredi.

Contacté par L'Orient-Le Jour, M. Hajj a précisé que chaque municipalité avait mené une enquête auprès des habitants pour déterminer le nombre de Syriens et s'ils se trouvaient « légalement » ou non au Liban. Sur base de cette procédure, Razi el-Hajj a demandé aux municipalités « des mesures strictes, en coopération avec les forces de sécurité » pour expulser les « Syriens sans permis de travail et de séjour valides. »

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Dans ce cadre, le nombre de Syriens résidant « illégalement » dans le caza de Metn « a baissé de 9 328 en six mois, passant de 60 978 à 51 650 », un résultat obtenu grâce aux « campagnes menées par le groupe parlementaires des FL auprès des autorités gouvernementales et de sécurité concernées », poursuit le communiqué.

Difficultés

Selon le rapport, parmi les 53 municipalités concernées, sept n'ont pas été en mesure d'« appliquer pleinement les procédures » demandées. Il fait aussi état de difficultés dans les localités dont les habitants dépendent de la main-d'œuvre syrienne. « Environ 19 villes n'ont pas de municipalité, et des mesures ne peuvent donc pas être prises efficacement en raison de l'incapacité des moukhtars à mener à bien cette tâche. »

En outre, une enquête ciblée a été menée le long de la côte du Metn, surveillant « plus de 500 magasins » supposés être occupés par des « Syriens illégaux » dans les zones de Bourj Hammoud, Nabaa et Sin el-Fil. « Environ 130 magasins illégaux ont été recensés par le bureau du député, en coopération avec le bureau des FL dans le Metn, et les coordonnées ont été remises à la Sûreté générale », ajoute le communiqué.

Depuis l'assassinat de Pascal Sleiman puis l'annonce par l'Union européenne (UE) d'un don, qualifié par les autorités de financement pour implanter les Syriens au Liban, de nombreuses mesures ont été prises par les autorités locales contre les ressortissants syriens à travers le pays. Des municipalités, notamment dans le Nord, ont ainsi procédé à expulser de leur territoire les migrants et réfugiés qui y étaient installés. Et des commerces tenus par des personnes qui ne disposaient pas des autorisations nécessaires avaient également été fermés. 

Les autorités libanaises réclament par ailleurs du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) les données des Syriens officiellement inscrits auprès de ses bureaux. Le HCR a remis une partie de ces informations, mais elles ont été jugées incomplètes par Beyrouth. La Sûreté générale avait alors annoncé un « plan B » pour obtenir elle-même les données auprès des réfugiés. 

Le député des Forces libanaises (FL) Razi al-Hajj a affirmé, dans un communiqué, que le nombre de réfugiés et migrants syriens dans le caza du Metn avait « diminué de 15 % » au cours des six derniers mois, après des « mesures strictes » qu'il avait demandées à plusieurs municipalités d'observer.Cette initiative des Forces libanaises est intervenue après des années de campagnes politiques ciblées contre la présence de réfugiés syriens, et alors que l'aliénation de la population syrienne au Liban s'était gravement accrue après l'assassinat d'un responsable du parti, Pascal Sleiman, en avril dernier. M. Sleiman aurait été tué, selon l'armée libanaise, par des ressortissants syriens au cours d'un « vol qui a mal tourné ».Deux recensements en six moisLe bureau de Razi el-Hajj a affirmé que son recensement fait...
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