Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant un convoi de camions quittant Meis el-Jabal, au Liban-Sud.
Une vidéo montrant des dizaines de camions chargés de marchandises quitter le village de Meis el-Jabal au Liban-Sud a semé la panique sur les réseaux sociaux et suscité l'inquiétude des habitants du village quant au risque de pénuries de produits de première nécessité. Contacté, le président de la municipalité du village Abdel Menhem Choucair se veut rassurant.
Des images montrant l'armée libanaise escortant un convoi de camions remplis de marchandises ont fait craindre aux habitants de cette localité du caza de Marjeyoun que les produits de première nécessité ne viennent bientôt à manquer dans la région où vivent encore quelques familles, malgré les bombardements israéliens dans le sillage de la guerre à Gaza.
« Il s'agit d'un processus normal, sans ordre officiel de vider le village, comme cela a été suggéré sur les réseaux sociaux », a indiqué le président de la municipalité à notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah. Selon l'élu, « seul un petit pourcentage de commerçants - moins de 10 % - ont déplacé leurs marchandises ». « Les camions que l'on voit dans la vidéo ne représentent qu'une infime partie des articles stockés dans le village », a-t-il précisé.
Survie économique
Malgré ces assurances, le mouvement des camions continue d'alimenter l'inquiétude des habitants, rapporte notre correspondant. « Les commerçants cherchent à ouvrir des succursales dans d'autres régions pour subvenir aux besoins de leurs familles pendant le conflit », explique le président de la municipalité, selon qui ces marchands souhaiteraient retourner à Meis al-Jabal une fois la situation stabilisée.
Avec l'intensification du conflit, les commerçants ont commencé à déplacer leurs marchandises à leurs risques et périls. Cette situation s'est aggravée après la mort, en mai, d'une famille de quatre personnes, tuée par une frappe israélienne, alors qu'elle tentait de transporter des marchandises depuis le supermarché familial. « Après le massacre, le transport des marchandises s'est presque arrêté par crainte d'autres attaques », a rappelé le président du conseil municipal.



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