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Économie - Commentaire

Résolution bancaire : un énième plan sacrifié sur l’autel des intérêts politico-confessionnels ?

Selon nos informations, plusieurs ministres, issus de diverses chapelles, entendent bien saborder tout passage éventuel du projet devant le gouvernement.

Résolution bancaire : un énième plan sacrifié sur l’autel des intérêts politico-confessionnels ?

Le Grand Sérail, situé dans le centre-ville de Beyrouth, le 28 avril 2024. Photo d’illustration Mohammad Yassine/L’OLJ

Le dernier plan gouvernemental de restructuration et résolution bancaire sur lequel planche encore l’équipe menée par Nicolas Nahas, le conseiller du Premier ministre sortant Nagib Mikati, semble d’ores et déjà voué à l’échec. Selon des confidences distillées par des sources gouvernementales, plusieurs ministres, issus de diverses chapelles, affûtent déjà leurs armes pour saborder un éventuel projet de loi reprenant ses dispositions lors de son passage en Conseil des ministres. « Après tant d’expériences, une évidence amère s’est imposée : au Liban, la répartition des charges et des responsabilités obéit avant tout aux lois non écrites de la politique et des confessions », se désole l’une de ces sources auprès de L’Orient-Le Jour. Malgré une gestation laborieuse et une philosophie générale bien plus favorable au secteur bancaire que les...
Le dernier plan gouvernemental de restructuration et résolution bancaire sur lequel planche encore l’équipe menée par Nicolas Nahas, le conseiller du Premier ministre sortant Nagib Mikati, semble d’ores et déjà voué à l’échec. Selon des confidences distillées par des sources gouvernementales, plusieurs ministres, issus de diverses chapelles, affûtent déjà leurs armes pour saborder un éventuel projet de loi reprenant ses dispositions lors de son passage en Conseil des ministres. « Après tant d’expériences, une évidence amère s’est imposée : au Liban, la répartition des charges et des responsabilités obéit avant tout aux lois non écrites de la politique et des confessions », se désole l’une de ces sources auprès de L’Orient-Le Jour. Malgré une gestation laborieuse et une philosophie générale bien...
commentaires (14)

Puisqu’elles sont en cessation de paiement, il faudrait mettre toutes les banques en faillite officielle, y compris la BDL et créer une nouvelle BDL qui les reprend comme « Banque Nationale du Liban » avec un plan de remboursement juste pour les déposants, fut-il incomplet. Solution temporaire afin de redonner la confiance aux investisseurs, avant la creation de nouvelles banques privées. Ce faisant, le stock d’or servira de garantie, et permettra au cash de revenir dans le circuit bancaire.

Sam

09 h 14, le 31 août 2024

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Commentaires (14)

  • Puisqu’elles sont en cessation de paiement, il faudrait mettre toutes les banques en faillite officielle, y compris la BDL et créer une nouvelle BDL qui les reprend comme « Banque Nationale du Liban » avec un plan de remboursement juste pour les déposants, fut-il incomplet. Solution temporaire afin de redonner la confiance aux investisseurs, avant la creation de nouvelles banques privées. Ce faisant, le stock d’or servira de garantie, et permettra au cash de revenir dans le circuit bancaire.

    Sam

    09 h 14, le 31 août 2024

  • Monsieur Younes n’a pas son argent bloqué au Liban, comme la majorité des « conseillers » aux différents plans de restructuration. Certains considèrent les déposants comme des être cupides. Faut-il rappeler que nos parents n’ont pas tous de double nationalité pour avoir eu le choix de sortir leurs économies ? Faut-il rappeler que tout le monde n’est pas spécialiste en gestion financière? Est ce que les banques ont fait signer aux déposants le document réglementaire qui les informe du risque relatif à leurs dépôts? Les banquiers connaissaient le risque, pas les déposants.

    Sam

    08 h 55, le 31 août 2024

  • The ruling elites who stole public funds and private deposits of 3 generations of Lebanese are afraid of their voters and too cowardly to resolve this crisis and face any accountability. It is about time to vote them out and fire them from political life. Otherwise, we won't effect any reforms and achieve real change in Lebanon. Fellow citizens, let's do it.

    Mireille Kang

    01 h 38, le 31 août 2024

  • Des noms SVP!!! « Ministres de diverses chapelles » c la langue de bois !!! Merci

    LE FRANCOPHONE

    16 h 06, le 30 août 2024

  • Aucun plan ne sera adopté tant que les coupables ne sont pas désignés et que des sanctions au moins financières ne soient prises à leur encontre. Sino que le système bancaire saute, que les banques fassent faillite, elles le méritent toutes. Quant aux 36.000$ sur 11 ans Monsieur Nahas peut les garder bien au chaud la où je pense. Le brillant économiste qu’il est sait très bien que c’est surtout le derniers tiers qui fait le plus mal. Concernant l’article, il y a beaucoup plus de fantaisie que de concret

    Lecteur excédé par la censure

    16 h 04, le 30 août 2024

  • "… la confessionnalisation de la question des dépôts …" - au nom du pèze, du fisc, et du saint bénéfice, amène…

    Gros Gnon

    15 h 35, le 30 août 2024

  • Il n’y a pas de solution financière, sans volet judiciaire , ministère des finances et BDL en premier..! Tout le reste c’est du vent !

    LeRougeEtLeNoir

    14 h 58, le 30 août 2024

  • Le gouvernement actuel fait abstraction de la responsabilité des politiciens et des banquiers, les amnistie, fait endosser un maximum de pertes aux épargnants et prépare des lois floues qui mettent les épargnants à la merci des banquiers dans un pays où la justice est inopérante. Le gouvernement actuel est la pire chose qui soit arrivée au pays car il avance masqué dans tous les domaines. Les précédents, au moins, ne s'affichaient pas comme les tenants de la vertu suprême.

    Moi

    14 h 32, le 30 août 2024

  • Tout à fait vrai! Excellent article.

    Akote De Laplak

    09 h 19, le 30 août 2024

  • Des politiciens totalement corrompus, et des Libanais qui, obsédés par leur tribalisme, continus à voter, ou à ne pas voter, les maintenant au pouvoir. Le peuple recolte ce qu'il à semé. Absurdement triste.

    C.D.R

    08 h 48, le 30 août 2024

  • Question1: qui a contracté cette dette astronomique. Réponse: Étal Libanais. Q2: qui a pris la décision d’endettement?. R: les dirigeants politiques des 30 dernières années et les cadres de la BdL. Q3: qui a financé bêtement cette dette sans aucune prévision du risque?R: ce sont les banquiers libanais qui se sont enrichis de façon éhontée. Plan de Monsieur Nahas, qui doit payer les pots cassés ? Ce sont les épargnants. Logique de gangster confirmé

    Lecteur excédé par la censure

    08 h 07, le 30 août 2024

  • Parce que , Monsieur Younes, vous trouvez que le plan boiteux élaboré par Nicolas Nahas est une solution juste et équitable pour les déposants . Étant entendu qu’une grande partie des dépôts représente le fruit de labeur de toute une vie et la seule source de revenu des retraités que ce plan vient vo.et. Je mets au défi Monsieur Nicolas Nahas de nous prouver qu’il n’a pas viré sa fortune à l’étranger et que ses dépôts sont bloqués dans les banques libanaises. Arrêtez de divaguer sur ce sujet, l’argent a été vole par les politiciens avec l complicité des banquiers. Qu’ils remboursent donc .FIN

    Lecteur excédé par la censure

    07 h 42, le 30 août 2024

  • De projet en projet ca s'emprire. Le dernier projet est d'un niveau d'arnaque inbattable. C'est la victoire de l'ABL, la defaite du Liban, du peuple, de tout investeur qui a fait confiance au systeme financier libanais et a cru en un future possible dans ce pays. Les banques deuvent conceder des parts majeures de leur capital et avoirs. Toute somme en dessous de 25 Milliards de leur part est une mascarade. Le reste devrait etre couvert pas l'etat, la banque centrale plus exactement. Source de compensation? L'or, la privatisation. Ni plus mais certainement si moins, sur 10 ou 30 ans.

    m

    22 h 56, le 29 août 2024

  • La loi preparee par Najib Mikati et Nicolas Nahas, qui sont deux des hommes les plus riches du pays, est une loi scelerate. Elle tend a faire supporter la totalite des pertes aux epargnants, en effacant par diverses mesures artificilles pres de 85 % des depots. Elle absout, par contre, les vrais responsables, soient-ils gouvernementaux, hauts fonctionnaires (BDL, EDL etc...) ou banquiers malhonnetes. Car, apres tout, l'argent n'a pas disparu. Il a seulement servi a alimenter le regime du boucher de Damas (subventions) et la corruption au plus hauts echelons de l'etat. Gibiers de potences.

    Michel Trad

    22 h 49, le 29 août 2024

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