Des véhicules de la Finul en patrouille le long de la frontière sud du Liban près du village de Khiam, le 30 août 2022. Photo Mahmoud Zayyat/AFP
Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, a reçu mercredi le chef de l'Organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST), le général de division Patrick Gauchat, et l'a exhorté à publier un rapport sur le bombardement de la localité de Majdel Chams sur le plateau du Golan annexé par Israël, qui a tué 12 enfants le 27 juillet dernier.
M. Bou Habib a demandé à l'ONU de « publier un rapport sur la frappe de Majdel Chams pour dégager la vérité et retirer le prétexte du droit à l'autodéfense sur lequel Israël s'est appuyé pour lancer son attaque sur la banlieue sud de Beyrouth le 30 juillet 2024 », rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Israël a attribué la frappe sur le Golan au Hezbollah libanais pro-iranien, qui a démenti.
Le rôle de l'ONU
M. Bou Habib a également souligné « la nécessité pour les Nations unies et leur mission de surveillance de la trêve de jouer le rôle qui leur est assigné » et a fermement condamné la récente frappe israélienne qui a blessé des membres de la Finul dans le sud du Liban.
Dimanche, trois Casques bleus ont été légèrement blessés lorsqu'une « explosion » s'est produite près de leur «véhicule clairement identifié» au cours d'une patrouille autour de la localité de Yarine, dans le caza de Tyr.
Plus tôt dans la journée de dimanche, notre correspondant dans le sud, Mountasser Abdallah, avait rapporté que des avions de guerre israéliens avaient attaqué une maison à Dhaïra, un village voisin de Yarine. Selon un officier de la police municipale, « un membre de l'unité ghanéenne (de la finul) a été blessé ».
Depuis le 8 octobre 2023, le Hezbollah et Israël s'affrontent principalement le long de la frontière sud du Liban, suite à l'assaut sanglant du mouvement palestinien Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023.
Surveillance de la frontière entre le Liban et Israël
Pour sa part, le général de division Gauchat a mis en garde contre « le danger d'une escalade à la frontière entre le Liban et Israël », assurant que « l'ONUST joue son rôle et surveille la frontière des deux côtés ».
Le 30 mars dernier, trois observateurs militaires de l'ONU et un assistant ont été blessés lors d'une patrouille à pied le long de la Ligne bleue entre le Liban et Israël à la suite d'une « explosion » à proximité.
Selon leur site web, les observateurs militaires de l'ONUST sont au Moyen-Orient pour surveiller le cessez-le-feu, superviser les accords d'armistice, empêcher l'escalade d'incidents isolés et assister d'autres opérations de maintien de la paix des Nations unies. Leur quartier général se trouve à Jérusalem, et leurs bureaux de liaison à Beyrouth, au Caire et à Damas.
Les bureaux de liaison de l'ONUST collaborent régulièrement avec les officiers nationaux pour examiner les tendances en matière de stabilité et de sécurité, ainsi qu'avec les pays contributeurs de troupes, les représentants internationaux et les organisations régionales des Nations unies.


