Des drapeaux du Courant patriotique libre. Photo ANI
Le Courant patriotique libre (CPL) a affirmé mardi qu'il n'avait jamais « fermé la porte au dialogue », mais que celui-ci devrait avoir lieu « dans le respect des règles » au moment où plusieurs parlementaires ont quitté la formation politique ou en ont été écartés. Il y a moins d'une semaine, le député du CPL, Ibrahim Kanaan, avait annoncé une nouvelle initiative visant à relancer le dialogue entre la formation aouniste et ces parlementaires.
« La direction et l'organe politique du CPL ont affirmé leur intérêt pour chaque individu au sein du CPL, qu'il soit militant ou responsable, et n'ont jamais fermé la porte au dialogue sur tout sujet interne ou externe, mais dans le respect des règles, principes et politiques du Courant », souligne un communiqué diffusé après une réunion de l'organe politique du CPL, présidé par Gebran Bassil. « Toute discussion a lieu au sein des structures du CPL, et non lors de conférences de presse et d'initiatives médiatiques qui n'aboutissent à rien, et non par l'absence délibérée et permanente aux réunions du conseil et de l'organe politique », souligne le courant aouniste.
Le parti de l'ancien président Michel Aoun a connu une importante vague de départs de parlementaires dissidents en désaccord avec son gendre Gebran Bassil, qui dirige le parti. Il y a deux semaines, Simon Abi Ramia, considéré comme un des piliers du courant, en a claqué la porte après les exclusions d'Alain Aoun, neveu de l'ancien président, au début du mois, et d’Élias Bou Saab, vice-président du Parlement, en mars dernier.
La formation aouniste a également abordé dans son communiqué la guerre à Gaza et ses répercussions au Liban. « Le CPL réaffirme sa position selon laquelle tout doit être fait pour éloigner la guerre du Liban et ne pas la lier à des conflits régionaux aux conséquences imprévisibles. Si l'ennemi israélien veut attaquer le Liban et étendre son agression, il n'y a pas d'autre option que de rester aux côtés du Liban et des Libanais face à Israël », poursuit le texte.
Enfin, le CPL a évoqué le dossier de l'électricité au moment où le fournisseur public Électricité du Liban (EDL) a déclenché un black-out quasi-complet. Il a salué les pays qui se sont dits prêts à aider le Liban, notamment l'Algérie et l'Irak. « L'exploitation politique de la crise de l'électricité pour attaquer le CPL est une chose à laquelle nous sommes habitués, a dénoncé le courant aouniste, dont le chef a été ministre de l’Énergie par le passé.
Depuis samedi, les Libanais ont dû compter presque entièrement sur les générateurs privés pour obtenir de l'électricité. Ce jour-là, EDL a annoncé qu'elle avait fermé toutes les unités de ses centrales thermiques après avoir épuisé ses stocks de fuel, n'ayant pas reçu la dernière livraison attendue dans le cadre de l'accord d'échange qui lie le Liban à l'Irak depuis 2021.
Depuis, les réactions et les annonces se sont succédé, contrastant avec le silence qui a prévalu malgré les avertissements d'EDL début juillet sur ce risque. Dimanche, l'Algérie a promis de fournir du carburant au Liban et lundi, le gouvernement irakien a démenti « les rumeurs selon lesquelles l'Irak avait cessé de fournir du fuel au Liban », attribuant le retard de la dernière livraison à des « raisons techniques et logistiques ».


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