Du pain fabriqué dans une boulangerie au Liban. Photo d’illustration Mahmoud Zayyat/AFP
Les prix du pain libanais, communément appelé « pain arabe », devraient « augmenter de 5 000 ou 6 000 livres libanaises » d'ici un mois, avec la fin des stocks de blé subventionné disponibles dans le pays, a déclaré à L'Orient-Le Jour le président du rassemblement des propriétaires de minoteries, Ahmed Hoteit.
Selon lui, le blé subventionné par un prêt de la Banque mondiale « devrait encore suffire pour un mois », soit vers la mi-septembre. Aucun projet de reprise de la subvention par la Banque mondiale n'a été discuté, ajoute-t-il.
« Le prix du paquet de pain devrait augmenter de 5 000 ou 6 000 livres libanaises », précise-t-il avant d'affirmer : « La levée des subventions ne changerait pas grand chose, puisque le coût de la transformation du blé en farine n'était pas subventionné ». « Nous passerons du blé subventionné à 60 000 LL pour un dollar à du blé acheté sur base d'un dollar équivalant à 90.000 LL », dit Ahmed Hoteit.
Le blé servant à fabriquer le pain libanais est la seule céréale encore subventionnée au Liban. Il est vendu aux minoteries au prix subventionné pour en faire de la farine. Les blés servant à fabriquer les autres genres de pain, baguettes, toasts, pain de mie... , eux, ne sont pas couverts.
En mai 2022, la Banque mondiale avait accordé un prêt d'urgence de 150 millions de dollars au Liban pour « éviter de perturber l'approvisionnement en blé à court terme et aider à garantir du pain à un prix abordable aux ménages vulnérables », avait alors déclaré un porte-parole de l'organisation à L'Orient-Le Jour. L'application de ce prêt avait débuté en février 2023.


