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Politique - Dans La Presse

L'assassinat de Chokor dû à une « faille » dans le « réseau de communication interne » du Hezbollah, selon le WSJ

Le Hezbollah dément les infos du journal américain.

L'assassinat de Chokor dû à une « faille » dans le « réseau de communication interne » du Hezbollah, selon le WSJ

Funérailles de Fouad Chokor, haut commandant militaire du Hezbollah, le 1er août 2024, dans la banlieue sud de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine

Un appel téléphonique aurait conduit à l'assassinat de Fouad Chokor, haut commandant du Hezbollah, rapporte le Wall Street Journal (WSJ) dans un article publié ce dimanche. Citant un responsable du parti chiite, sous couvert de l'anonymat, le média américain rapporte que l'appel « provenant d'une personne qui avait pénétré le réseau de communication interne du groupe » a conduit Chokor à monter au 7e étage de l'immeuble où il se trouvait.

Dans un communiqué publié dimanche dans la journée, le parti chiite a démenti les informations du WSJ, estimant qu'elles étaient « truffées de mensonges ». « Aucun des trois journalistes » ayant signé l'article « n'a rencontré des responsables du Hezbollah » et le récit rapporté, ainsi que sa source, « ne sont que le fruit de l'imagination » de ces trois auteurs, Sune Engel Rasmussen, Adam Chamseddine et Carrie Keller-Lynn. Cet article « n'a pas d'autre but que de faire la propagande de l'ennemi » israélien, selon le Hezbollah.

Fin juillet, Fouad Chokor — une figure clé des opérations du Hezbollah dont le nom de code était « Hajj Mohsen » — a été assassiné dans un attentat dans la banlieue sud de Beyrouth. Son ciblage était une riposte à une frappe ayant tué 12 enfants dans le village de Majdel Chams sur les hauteurs du plateau du Golan syrien annexé par Israël, qui a attribué l'attaque au Hezbollah, lequel a fermement démenti.

Meilleure technologie et piratage informatique

Selon un responsable du Hezbollah cité par le WSJ, Fouad Chokor a passé sa dernière journée dans son bureau situé au 2e étage d'un immeuble résidentiel de la banlieue sud. Il vivait au 7e étage de ce même bâtiment, probablement pour limiter le temps passé à l'extérieur. « Chokor a reçu un appel d'une personne lui disant de se rendre à son appartement situé cinq étages plus haut. Vers 19h00, des bombes israéliennes ont frappé l'appartement et les trois étages inférieurs, tuant Chokor, sa femme, deux autres femmes et deux enfants », a confié le responsable chiite au WSJ.

L'appel, qui visait à faire monter Chokor au 7e étage, où il serait plus facile à cibler parmi les bâtiments alentours, a probablement été lancé par quelqu'un qui avait pénétré le réseau de communication interne du Hezbollah, a déclaré le responsable au WSJ. Il a ajouté que le Hezbollah et l'Iran continuent d'enquêter sur cet échec des services de renseignement, mais ils pensent qu'Israël a pu vaincre la contre-surveillance du groupe grâce à une meilleure technologie et au piratage informatique.

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Ce que l'on sait sur Fouad Chokor, responsable du Hezbollah visé par Israël

Né en 1962 à Nabi Chit, dans la plaine de la Békaa, Fouad Chokor est l'un des membres fondateurs du parti chiite pro-iranien. Il était une figure importante de longue date du Hezbollah, ayant joué des rôles clés dans ses opérations depuis les années 1980. Selon le Trésor américain, qui l'a inscrit sur sa liste de sanctions depuis septembre 2019, sous l'accusation de « terrorisme », il siégeait dans la plus haute instance militaire du Hezbollah, le « Conseil du Jihad », responsable des grandes décisions stratégiques.

Selon l'armée israélienne, Chokor était « responsable du projet de missiles de précision du Hezbollah », qu'elle décrit comme « hautement sécurisé et classifié, à tel point que non seulement le gouvernement libanais n'est pas au courant, mais que plusieurs hauts responsables du Hezbollah et de l'Iran n'en sont pas non plus informés ».

Le 6 août dernier, le site d'information Janoubia, réputé hostile au Hezbollah, a rapporté que des membres du parti avaient été arrêtés après l'assassinat de Chokor, suggérant que cet assassinat avait été facilité par des agents travaillant pour Israël et recrutés dans les propres rangs du Hezbollah. Le parti aurait mené une enquête interne, ayant déjà arrêté et suspendu un haut responsable de la sécurité qui connaissait la localisation de Chokor avant l'attaque. L'infraction présumée a été considérée comme similaire à ce qui a entouré l'assassinat, en janvier 2024, d'un chef du mouvement palestinien Hamas, Saleh el-Arouri, également dans la banlieue sud de Beyrouth.

Un appel téléphonique aurait conduit à l'assassinat de Fouad Chokor, haut commandant du Hezbollah, rapporte le Wall Street Journal (WSJ) dans un article publié ce dimanche. Citant un responsable du parti chiite, sous couvert de l'anonymat, le média américain rapporte que l'appel « provenant d'une personne qui avait pénétré le réseau de communication interne du groupe » a conduit Chokor à monter au 7e étage de l'immeuble où il se trouvait.Dans un communiqué publié dimanche dans la journée, le parti chiite a démenti les informations du WSJ, estimant qu'elles étaient « truffées de mensonges ». « Aucun des trois journalistes » ayant signé l'article « n'a rencontré des responsables du Hezbollah » et le récit rapporté, ainsi que sa source, « ne sont que le fruit de...
commentaires (2)

Il ne nous reste qu’à espérer une autre faille qui permettrait d’atteindre enfin le gourou qui se croit invincible en se terrant dans son trou et en sacrifiant les innocents pour crier victoire et pour se servir de notre pays pour la gloire des mollahs qui n’en espérer pas tant. Il est fier de sa toute puissance due à la lâcheté des libanais qui peinent à lui montrer ses limites. L’armée est là pour servir de potiche et les gouvernants de serviteurs pour celui qui s’est autoproclamé roi sans partage sur notre territoire qu’il a pu usurper sans retenue

Sissi zayyat

11 h 19, le 19 août 2024

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Commentaires (2)

  • Il ne nous reste qu’à espérer une autre faille qui permettrait d’atteindre enfin le gourou qui se croit invincible en se terrant dans son trou et en sacrifiant les innocents pour crier victoire et pour se servir de notre pays pour la gloire des mollahs qui n’en espérer pas tant. Il est fier de sa toute puissance due à la lâcheté des libanais qui peinent à lui montrer ses limites. L’armée est là pour servir de potiche et les gouvernants de serviteurs pour celui qui s’est autoproclamé roi sans partage sur notre territoire qu’il a pu usurper sans retenue

    Sissi zayyat

    11 h 19, le 19 août 2024

  • Euh ... sans cette "faille" il aurait faillit survivre donc???

    Wlek Sanferlou

    20 h 02, le 18 août 2024

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