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Sport - Nage En Eau Libre

Sharon Van Rouwendaal gagne contre le courant

Sharon Van Rouwendaal gagne contre le courant

La Néerlandaise Sharon Van Rouwendaal célébrant sa médaille d’or, le 8 août 2024. Dimitar Dilkoff/AFP

L’aller à toute vitesse portées par le courant, le retour collées aux berges de la Seine pour dépenser moins d’énergie à lutter contre lui : dans ce match contre le courant, la Néerlandaise Sharon Van Rouwendaal, déjà médaillée à Rio et Tokyo, a été la meilleure et a remporté l’or du 10 km nage libre jeudi.

Moins de 20 degrés dans l’air et 23 degrés dans l’eau, les 24 nageuses se sont élancées à 7h30 du matin depuis le ponton sous le pont Alexandre-III dans le décor carte postale du centre de Paris, tour Eiffel en arrière-plan, encadrées par les Invalides et le Grand Palais.

Deux heures trois minutes et 34 secondes plus tard, le podium est à l’image de la course. La Néerlandaise, déjà médaillé d’or à Rio et en argent à Tokyo, a mené une bonne partie avec l’Australienne Mosha Johnson qui finit en argent. Le parcours en forme de boucles, six boucles de 1,6 km, était technique du fait du courant. « 0,4 mètre/seconde », annonce la speakerine.

À leurs trousses pendant les deux tiers de la course, Ana Marcela Cuhna, championne olympique en titre, a fini au pied du podium, quatrième, quelque 30 secondes derrière. Elle a confié après la course avoir « eu plus de difficultés à nager dans le sens du courant ». « C’est dur, parce que j’étais championne olympique », a-t-elle ajouté. Elle qui avait appelé les organisateurs à prévoir un plan B il y a quelques mois a aussi dit en sortant qu’elle « n’avait eu aucun problème, ni rien ressenti, et que c’était okay ». « J’ai vu des sacs en plastique et des choses marron », a en revanche confié la nageuse hongroise Bettina Fabian qui a fini cinquième.

Tactique

Le débit de la Seine s’est aussi avéré deux fois plus élevé qu’il l’est d’ordinaire en été. « Le courant était très fort, il devait être utilisé tactiquement », a expliqué à la presse l’Australienne Mosha Johnson, qui avait fini cinquième de la finale du 1 500 m en bassin la semaine dernière. Elle devance l’Italienne Ginevra Taddeucci qui finit en bronze.

Les Françaises Océane Cassignol et Caroline Jouisse terminent septième et huitième et ont nagé dans le top 10 quasiment toute la course.

La qualité de l’eau de la Seine pour les épreuves olympiques a oscillé pendant la quinzaine et plusieurs séances d’entraînement ont dû être annulées ainsi qu’une épreuve reportée.

La speakerine de ce site, où se sont aussi déroulées les épreuves de triathlon, a rassuré sur le devenir des bouteilles en plastique qui servent au ravitaillement des sportives et qui seraient bien sûr « ramassées soit au niveau des bouées, soit par des nageurs » qui sont prévus pour cela.

Place à la course masculine vendredi.

Source : AFP

L’aller à toute vitesse portées par le courant, le retour collées aux berges de la Seine pour dépenser moins d’énergie à lutter contre lui : dans ce match contre le courant, la Néerlandaise Sharon Van Rouwendaal, déjà médaillée à Rio et Tokyo, a été la meilleure et a remporté l’or du 10 km nage libre jeudi.Moins de 20 degrés dans l’air et 23 degrés dans l’eau, les 24 nageuses se sont élancées à 7h30 du matin depuis le ponton sous le pont Alexandre-III dans le décor carte postale du centre de Paris, tour Eiffel en arrière-plan, encadrées par les Invalides et le Grand Palais.Deux heures trois minutes et 34 secondes plus tard, le podium est à l’image de la course. La Néerlandaise, déjà médaillé d’or à Rio et en argent à Tokyo, a mené une bonne partie avec l’Australienne Mosha Johnson qui...
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