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Économie - Commerce

Beirut Souks rouvrira plus d'une centaine d'enseignes d'ici à octobre

La réouverture progressive des boutiques devait se faire avant la fin 2023, mais la guerre de Gaza et ses débordements au Liban-Sud ont « ralenti les choses », explique le directeur général du centre commercial. 

Beirut Souks rouvrira plus d'une centaine d'enseignes d'ici à octobre

Une rue du centre-ville de Beyrouth. Photo Layal Dagher

Les allées désertes bordées de commerces fermés, au centre commercial Beirut Souks, dans le centre-ville de la capitale, devraient reprendre vie d'ici à octobre. Après cinq années de crise – du soulèvement populaire à l'automne 2019 à la pandémie de Covid-19 et la crise économique, en passant par l'explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020 –, des dizaines de nouvelles enseignes s'apprêtent à y (r)ouvrir, selon ce que nous a confirmé Adib el-Naqib, directeur général du centre commercial et directeur commercial de l'entreprise Solidere qui gère Beirut Souks.  

Dans un post sur le réseau Instagram publié le 26 juin, les Souks avaient ainsi annoncé une partie de la liste des marques attendues, notamment les enseignes de l'habillement Zara, Bershka, Stradivarius et Etam, l'équipementier sportif Nike, la boutique de produits de beauté L'Occitane, ou encore la chaîne de magasins d'artisanat libanais Mouftah el-Chark. « Nous avons déjà plus de 50 locataires qui sont opérationnels. Beaucoup d'autres boutiques sont actuellement en rénovation et seront progressivement ouvertes, pour un total d'environ 150 enseignes d'ici fin octobre 2024 », précise Adib el-Naqib.

Si le plan de Solidere était de procéder à une « réouverture progressive avec un léger lancement fin 2023, des circonstances géopolitiques imprévues et hors de notre contrôle ont incité les investisseurs à la prudence et ralenti les choses », poursuit le directeur, en faisant référence aux affrontements quotidiens entre le Hezbollah et l'armée israélienne au Liban-Sud depuis le 8 octobre dernier, dans le sillage de la guerre de Gaza. 

Une allée de Beirut Souks endommagée par la double explosion au port de Beyrouth, en août 2020. Photo d'archives AFP

« L'ancienne gloire »

Malgré ces événements, Adib el-Naqib assure que le projet avance désormais « à un rythme rapide, visant à se relancer au quatrième trimestre 2024 ». Le groupe Azadea, une entreprise régionale de vente au détail qui possède certaines des marques devant rouvrir dans les Souks, n'a pas été immédiatement disponible pour commenter son implication. 

Interrogé sur le timing de la réouverture, le directeur indique que la société s'engage à soutenir « la vitalité économique et le dynamisme commercial du pays et de sa capitale, à commencer par son centre » et que c'est dans ce cadre qu'une « initiative stratégique » a été lancée au cours des deux dernières années « pour revitaliser le district central de Beyrouth ». Et d'ajouter : « Cela a commencé dans les quartiers alentours de Minet el-Hosn et Saïfi, et cela inclut désormais la restauration de Beirut Souks à son ancienne gloire. »

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Pour y parvenir, les différents acteurs ont « combiné leurs efforts » pour assurer un financement de l'initiative. « Bien que nous ayons absorbé les principaux coûts de réparation des infrastructures en raison des retards d'assurance, les rénovations et aménagements en cours pour les différentes boutiques sont financés par les locataires eux-mêmes », a-t-il souligné. 

Le meilleur moment pour une réouverture

Commentant le projet, Élie Andrea, membre du Conseil municipal de Beyrouth, a déclaré à L’Orient Today que la saison estivale était le moment opportun pour rouvrir le centre commercial, alors que le Liban accueille des visiteurs de l'étranger. « Si les Souks de Beyrouth ne rouvrent pas maintenant, quand rouvriront-ils ? En hiver ? C'est le meilleur moment pour que le centre-ville de Beyrouth retrouve sa vitalité. »

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Élie Andrea espère encore que l'ouverture de magasins dans le quartier commercial créera un « effet boule de neige » non seulement à Beyrouth, mais dans toutes les régions du pays. 

Pour rappel, les Souks de Beyrouth ont ouvert en 2009, après des années de retard sur le plan initial, dans le cadre de la reconstruction du centre-ville après la guerre civile. Leur construction, à l'endroit où se trouvaient les souks historiques de Beyrouth et selon leur tracé ancien, et de manière générale les plans de Solidere pour le centre-ville, ont été vivement décriés à l'époque, notamment en raison d'expulsions forcées et d'expropriations. 

Les allées désertes bordées de commerces fermés, au centre commercial Beirut Souks, dans le centre-ville de la capitale, devraient reprendre vie d'ici à octobre. Après cinq années de crise – du soulèvement populaire à l'automne 2019 à la pandémie de Covid-19 et la crise économique, en passant par l'explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020 –, des dizaines de nouvelles enseignes s'apprêtent à y (r)ouvrir, selon ce que nous a confirmé Adib el-Naqib, directeur général du centre commercial et directeur commercial de l'entreprise Solidere qui gère Beirut Souks.  Dans un post sur le réseau Instagram publié le 26 juin, les Souks avaient ainsi annoncé une partie de la liste des marques attendues, notamment les enseignes de l'habillement Zara, Bershka, Stradivarius et Etam, l'équipementier sportif...
commentaires (3)

À l’attention de solidere et du conseil de reconstruction: vous avez fait de Beyrouth une belle mariée mais sans âme. Beyrouth, la vraie, celle qui avait une âme contenait souk El nouriye, qui sentait les fruits à 100metres. souk El tawile et ses petits déjeuners chez Ajami , souk ayess et ses vendeurs de Souss et jallab . Votre Beyrouth ne sent rien …. N’a aucun goût ni aucun parfum. Cela explique son échec commercial.

Marie elise Loubic

20 h 52, le 17 juillet 2024

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Commentaires (3)

  • À l’attention de solidere et du conseil de reconstruction: vous avez fait de Beyrouth une belle mariée mais sans âme. Beyrouth, la vraie, celle qui avait une âme contenait souk El nouriye, qui sentait les fruits à 100metres. souk El tawile et ses petits déjeuners chez Ajami , souk ayess et ses vendeurs de Souss et jallab . Votre Beyrouth ne sent rien …. N’a aucun goût ni aucun parfum. Cela explique son échec commercial.

    Marie elise Loubic

    20 h 52, le 17 juillet 2024

  • À l’attention de solidere et du conseil de reconstruction: vous avez fait de Beyrouth une belle mariée mais sans âme. Beyrouth, la vraie, celle qui avait une âme contenait souk El nouriye, qui sentait les fruits à 100metres. souk El tawile et ses petits déjeuners chez Ajami , souk ayess et ses vendeurs de Souss et jallab . Votre Beyrouth ne sent rien

    Marie elise Loubic

    20 h 50, le 17 juillet 2024

  • Ben oui quoi... Tout va bien madame la marquise... Le Liban se porte on ne peut mieux... Circulez y'a rien à voir

    Emile G

    13 h 52, le 16 juillet 2024

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